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Le martyre d'Hirzel Levy


Jeudi, 12-Fév-2015
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  Un fait divers cruel qui rappelle l'affaire Calas a endeuillé l'Alsace sous Louis XV, cette histoire montre l'ambiance de l'époque, et la lutte des lumières contre les ténèbres. La justice du Roi finira, mais un peu tard par triompher. Les lumières n'avaient pas attendu 1789 pour s'imposer,  Cette histoire peut, peut-être faire réfléchir les partisans d'une décentralisation donnant les pleins pouvoirs à des baillis locaux et contemporains, et qui luttent contre l'État en Corse ou ailleurs.. 
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Le 31 décembre 1754 expirait sur l'a échafaud, à Colmar (Alsace), un juif de Wedelsheim, nommé Hirtzel Lévi, victime innocente d'une erreur judiciaire où l'intolérance religieuse a la plus grande part.

Il y a près de Colmar un petit village du nom de Hauzen (aujourd'hui Houssen), qui faisait alors partie, du bailliage de Ribeaupierre aujourd'hui Ribeavillé)

Le lundi 25 kislev (nuit du 9 au 10 décembre 1754) un attentat y fut commis, dans la maison de la veuve d'un ancien prévôt de cet endroit, nommée Madeleine Kafin (Kaufin). 

Cette veuve prétendit qu'entre onze  heures et minuit des malfaiteurs avaient pénétré dans sa maison, et lui avaient volé  «douze louis dans la chambre d'en bas, et en haut cinquante louis, avec un louis d'Espagne et argent blanc, le tout montant à environ 3,000 livres, sans compter le métal et autres effets. », comme du porc fumé suspendu dans la cheminée de la Cuisine suivant la méthode alsacienne fumer les viandes.

bIl n'y avait dans la maison qu'une servante, Catherine Strutmann. Au bruit qu'elle fit, tout le village se réveilla et le fils de Madeleine, qui remplissait les fonctions de prévôt, envoya des paysans dans toutes les directions, mais ils ne trouvèrent absolument aucune trace des coupables.

L'émotion fut grande, parmi la population chrétienne  d'Alsace, lorsqu'elle apprit ce crime et qu'elle sut qu'on en accusait les Juifs. On en trouve la trace dans les  chroniques du temps  La nouvelle du crime se répandit dans les villages, et pendant les veillées du mois de Décembre, il s'en faisait des récits accompagnés de  toutes sortes de circonstances étranges.

On racontait que la veuve du prévôt, interrogée le lendemain par son fils, disait que les malfaiteurs étaient au nombre  de quatre, qu'ils avaient eu la figure masquée ou bar bouillée de couleurs, et qu'ils l'avaient cruellement torturée, même brûlée entre les jambes avec un fer rouge pour lui l'aire dire où elle cachait son argent. Dans tous les cas la veuve accusait des Juifs  d'avoir commis le crime. Elle disait (ou on disait)' que les malfaiteurs avaient parlé entre eux le jargon judéo - allemand usité en Alsace et que, de plus, l'un d'eux tenait à la main un de ces grands couteaux qui servent. selon les rites juifs, à l'abattage du bétail...

Vous trouverez la suite en cliquant ici

 

L'auteur : 

Isidore Loeb était le fils du rabbin Seligmann Loeb de Sultzmatt (Haut Rhin) où ila est né le premier novembre 1839, il est mort à Paris (comme tout le monde ! ) le 3 juin 1892. Il fut élève au collège de Rouffach et au Lycée de Colmar, comme moi même, mais il l'ignora toute sa vie. Était-il mon parent ?

Il possèdait le même nom et prénom que mon arrière grand père, qui était son contemporain (1848-1908), mais il n'était pas quincaillier. 

Il enseignait l'histoire la littérature juive à l'école rabbinique, et fut fondateur de la bibliothèque de l'Alliance Israélite. Vous saurez tout sur sa vie en consultant : 

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