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L'UNESCO

dimanche, 04-Oct-2009

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L'Unesco défend la culture universelle, et redistribue des fonds importants vers l'Afrique et pour l'égalité des sexes, le «tiers monde» domine l'asssemblée générale qui peut voter n'importe quoi, mais les postes de directions sont occupés par ceux qui financent, un très petit nombre de pays qui veillent surtout aux droits sur la propriété intellectuelle et à leurs intérêts financiers.
 
UNESCO
 

L'UNESCO telle qu'elle se définit elle même

L’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO de l'anglais United Nations Educational, Scientific and Cultural Organization) est née le 16 novembre 1945. Pour cette agence spécialisée des Nations Unies, le plus important n'est pas de construire des salles de classe dans des pays dévastés ou de restaurer des sites du Patrimoine mondial. L'objectif que s'est fixé l'Organisation est vaste et ambitieux : construire la paix dans l'esprit des hommes à travers l’éducation, la science, la culture et la communication.

Le Programme et budget de l’exercice 2008-2009 permettra à l’UNESCO de s’acquitter, au bénéfice de la communauté internationale, de ses cinq fonctions traditionnelles :

  • laboratoire d’idées,
  • organisme normatif,
  • centre d’échange d’information,
  • organisme de développement des capacités, dans les États membres,
  • catalyseur de la coopération internationale.

Ces fonctions seront adaptées aux évolutions dans l’environnement où s’inscrit l’action de l’UNESCO. Deux priorités globales primordiales : l’Afrique et l’égalité entre les sexes

 

Les pays qui la composent :

Il y a aujourd'hui 193 pays membres de l'UNESCO, alors qu'ils n'étaient que 27 à la création en 1946, et 62 un an plus tard. Vous trouverez ici la liste des états membre et leur date d'adhésion, pour vous simplifier la lecture, j'ai réparti les 193 pays en cinq groupes :

  • L'occident comprenant l'Europe y compris les pays chrétiens de l'ex URSS après 1989, l'Amérique du Nord, l'Australie et la Nouvelle Zélande
  • Les pays islamique de l'Indonésie à la Mauritanie en passant par la Somalie et les républiques islamiques de l'ex URSS
  • L'Afrique : Du Sénégal à l'Afrique du Sud
  • L'Amérique du Sud (et centrale) : Avec une foule de micro états dans les caraïbes
  • L'Asie et l'Océanie : la mulititude des états liliputiens de L'Océanie s'ajoutent aux géants Indiens chinois et Japonnais.

Dix ans après la création de l'UNESCO, l'occident et l'Amérique Latine faisaient la loi, 46 états sur 72.
En 1965 l'Afrique a pris une grand part de marché au détriment de l'occident et de l'amérique du Sud.
En 1975 les pays islamiques prennent de l'importance, En 1985, l'occident est à son plus bas.
1995 L'emprise soviétique et Yougoslave ont donné lieu à l'apparition de nombreux pays occidentaux .
La Russie, entre les dictatures asiatiques et l'occident, ne représente plus que très peu de pays, son empire à déserté vers l'ouest, ou lorgne sur le monde islamique. Elle ne représente plus assez de pays pour former un "bloc".

On peut trouver plaisant de voir la République de Palaos, puissance confédérale composé de seize états océaniens ayant 19907 habitants, sans compter les chèvres et les lapins voter à égalité avec de voix avec la Chine !

 

 

 
Site de l'UNESCO

Courriers

Humour

Les recettes de l'UNESCO

Le financement de l'UNESCO provient d'un très petit nombre de pays, États Unis, avec leur unique voix font plus de 22 % du total, et l'URSS en son temps pesait 12 %. Aujourd'hui, l'Allemagne, le Japon, la France, l'Italie jouent aussi un grand rôle dans le financement. Il est très difficile d'avoir des chiffres précis sur le net, pour des raisons politiques l'UNESCO cache cet aspect des choses qui pourrait inciter certains à se poser des questions qu'ils n'ont pas à se poser.

Il existe deux types de recettes, les "cotisations" payée avant tout par les occidentaux, et les dons spécifiques pour telle ou telle opération. L'arabie Saoudite, qui ne cotise pour ainsi dire pas, subventionne généreusement les programmes qui ont le bonheur de lui plaire. Par exemple l'Arabie finance une grande part du programme éducatif Palestinien dans le cadre de l'UNESCO.

Les deux enjeux de pouvoir actuel

Deux batailles fondamentales se déroulent en coulisse au sein de cet organisme :

  • Les démocraties contre les régimes autoritaires
  • Les majors de la culture soutenues par les Etats Unis contre le reste du monde

Les démocraties financent l'UNESCO, mais les régimes autoritaires ont la majorité absolue et de loin.

Les majors de la culture voient un monde anglo saxon et commercial, alors que le reste du monde défend la diversité et l'exeption culturelle

Le libéralisme commercial contre la diversité culturelle

C'était par ce que les États Unis ne reconnaissaient plus ni leurs valeurs, ni leurs intérêts dans l'UNESCO qu'ils s'étaient retirés en 1984 en entraînant à leur suite l'Angleterre de Margaret Thatcher.
La lourdeur et le coût de la bureaucratie de l'UNESCO a aussi servi de prétexte pour justifier le retrait de ceux qui ne voulaient plus financer un machin qui passait son temps à les condamner. Voici comment les états unis justifiaient leur retrait en 1984 : « la politisation externe en dehors des attributions ... , de même que l’hostilité endémique envers les institutions à la base d’une société libre – tout particulièrement une presse libre, des marchés libres et, par-dessus tout, les droits de l’individu »

Cette position de retrait n'a pas eu les effets escomptés, l'UNESCO a survécu financièrement, et les décisions qu'il a continué à prendre ont eu un impact financier sur de nombreux sujets sensibles aux yeux des majors : propriété industrielle, gestion des cyber espaces. A travers l'UNESCO certains ont tenté de lancer un Nouvel ordre mondial de l'information et de la communication (NOMIC) qui se passerait de la tutelle US. Tous ces débats sont vitaux pour les grands groupes qui rapidement ont compris que la politique de la chaise vide n'était pas profitable, aussi rapidement les États Unis ont repris des postes "d'observateurs" puis, finalement après le 11 septembre, et en 2001 les USA font leur grand retour, j'allais dire leur "come back".

Fort de leur capacité de financement, d'un nouvel équilibre mondial (il n 'y a plus d'URSS et l'occident a davantage de poids), le président Bush affirme que l'UNESCO s'est réformée et à la politique de la chaise vide, les USA opposent désormais celle de l'occupation sur tous les fronts. Ils imposent d'avoir des postes de directeur à la hauteur de leur contribution, l'élimination des programmes jugés inutils, une rigueur budgétaire compatible avec une gestion libérale. En résumé, la collaboration avec l'Unesco s'imposera dans la mesure où ses programmes reflèteront et promouveront les intérêts des Etats Unis. (Bush 14/3/2002)

Les démocraties contre les dictatures

Les démocraties sont fondatrices de l'UNESCO, et leurs idéaux font partie de la charte initiale, «Les guerres prennent naissances dans l’esprit des hommes et c’est dans l’esprit des hommes que doivent être élevées les défenses de la paix», proclame fièrement son acte fondateur après la Deuxième Guerre mondiale.

L'influence occidentale se remarque aussi par la répartition inégale des sites classés.

Avant le retrait américain, la majorité de l'assemblée générale anti-occidentale pouvait voter un peu n'importe quoi, par exemple, En 1983, l'Unesco condamne Israël et suspend son aide culturelle pour ses politiques d'éducation dans les territoires occupés, lesquelles sont vues comme une tentatie d'assimilation culturelle des Arabes . Israël est aussi condamnée pour des exactions imaginairers sous le Dôme de la mosquée qui aurait modifié certaines caractérisque de la ville, patrimoine de l'humanité. A l'inverse, l'OLP aurait reçu 7 % des bourses d'études attribuées en 1981-83.

Aujourd'hui, on est à la recherche d'un consensus, on souhaite que pour la façade, l'UNESCO soit vraiment mondiale, mais que l'occident soit vraiment le patron pour ce qui est important, c'est à dire les enjeux économique.

 

 

 


La candidature et l'échec de Farouk Hosni

C'est dans ce cadre du paraître qu'il était important d'avoir un directeur qui ne soit pas occidental, On a déjà eu Amadou-Mahtar M'Bow, musulman noir et sénégalais, puis Koichiro Matsuura japonais féru d'Afrique.

Le consensus voulait que le suivant soit un arabe, un candidat Egyptien serait le bien venu, car l'Égypte occupe une position centrale dans le monde arabe, autant sur le plan géographique que sur le plan idéologique. L'Égypte est la terre où est née une des plus ancienne civilisation du monde qui nous a tous influencé, c'est le plus peuplé des états arabes, capable de parler avec les israéliens tout en étant de facto leur ennemi, mettant en prison les frères musulmans tout en leur cédant sur l'essentiel, ami officiel des occidentaux dont il reçoit beaucoup d'argent, l'Égypte est la pièce maitresse de l'Union de la Méditerranée si cher au Président Sarkozy. Farouk Hosni était donc le favori de la France et de ses amis et clients africains. Soutenu par la ligue arabe et la conférence islamique, l'Espagne, appuyé par l'union africaine mathématiquement, il devait gagner.

Ne négligeant aucun appui, l'Egypte avait négocié la neutralité d'Israël en échange paraît-il de coopération sécuritaire à la frontière de Gaza. Il avait par ailleurs participé au programme Aladin, dont le but est de s'opposer au négationnisme et assurer une meilleure connaissance de la Shoah dans les pays musulmans. Il s'agit d'un site internet en arabe et en perse décrivant l'histoire. En Egypte, il avait entrepris de restaurer les synagogue, et il affirmé que les cultures des pharaons, des coptes, des juifs et des musulmans sont partie intégrante de la culture d'Egypte.

Toutefois, l'homme avait un passé de ministre de la culture et un tempérament de courtisan qui lui avait fait des ennemis :

Cherchant à plaire à son opposition islamiste il avait affirmé vouloir brûler tous les livres israéliens qu'il trouverait dans des bibliothèque. Le personnage n'en était pas à sa première déclaration incendiaire. En 2001, il affirmait qu'Israël n'avait «jamais contribué à la civilisation à quelque époque que ce soit, car il n'a jamais fait que s'approprier le bien des autres». Un peu plus tard, il soutenait que la culture israélienne était «une culture inhumaine; c'est une culture agressive, raciste, prétentieuse, qui se base sur un principe tout simple: voler ce qui ne lui appartient pas pour prétendre ensuite se l'approprier». La même année, il dénonçait «l'infiltration des Juifs dans les médias internationaux».

Son hostilité à Israël allait très loin, aucun écrivain israélien, même ceux qui s'étaient franchement engagé dans le combat des palestiniens n'avait le droit d'exposer au salon du livre du Caire. Plus symbolique l'excellent film "La visite de la fanfare" , ce film qui pourtant ne pouvait que participer à construire la paix dans l'esprit des hommes à travers l’éducation, la culture et la communication, l'idéal de l'UNESCO.
C'était donc un homme dont la conduite précédente s'était opposée aux idéaux fondateurs de l'UNESCO qui espérait en prendre la tête. Ce scandale avait été dénoncé par plusieurs intellectuels juifs comme Elie Wiesel ou Bernard Henri Lévy. Il faut rappeler que l'ONU est coutumière de ce genre de chose, vu que la Lybie dirigeait la commission des droits de l'homme.

Cet homme pour être élu, n'avait pas hésité non plus à se fâcher avec des islamistes, en soutenant la position française sur le voile. Comme l'Égypte s'était fâché avec le Hamas et le Hezbolah, il n'est pas sûr que le Liban et d'autres pays aux mains des islamistes l'ait vraiment soutenu lors du vote.

L'élection finale d'une Bulgare, Irina Bokova en fin de compte a satisfait un peu tout le monde, Hosni accuse le lobby juif de sa défaite, mais en Egypte, beaucoup sont content de voir le censeur de Moubarak être renvoyé dans ses buts !

Michel Lévy

 
 
 
 
 
 
 
 
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