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mercredi, 14-Nov-2012
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Les sept points économiques clés du discours du Président

  http://www.jolpress.com/sept-points-economiques-cles-du-discours-francois-hollande-president-article-814898.html

Crise économique 

« Nous vivons bien plus qu'une crise, nous vivons un changement du monde. Et c'est pourquoi, depuis six mois, j'ai fait mes choix et je m'y tiens sans avoir besoin de prendre je ne sais quel tournant, je ne sais quel virage car ces choix sont conformes à mes engagements, à mes principes et, surtout, aux intérêts de la France. »

Hausse de la TVA 

« La refonte de la TVA prévue par le pacte de compétitivité permettra de régler une fois pour toutes la question de la TVA dans la restauration à 10%, qui est à peu près au même taux un peu partout en Europe. »

Chômage 

« Toute ma stratégie, toute ma politique, c'est une mobilisation contre le chômage », a scandé le président de la République. « Mon intention est d'inverser la courbe du chômage fin 2013 ». « Une politique n’est pas une accumulation de propositions et de mesures aussi fortes soient elles. (...) Ma mission : parvenir à redresser la croissance et a réduire le chômage. C’est sur ses seuls résultats que je demande à être jugé. »

Gaz de schiste 

« Il y a eu une loi en 2011 qui interdit la fracturation hydraulique. Tant qu’il n’y aura pas d’autres techniques, il n’y aura pas d’exploitation. J’ai fixé le cap et je m’y tiens ». Mais si de nouvelles techniques apparaissent, le Président « prendra ses responsabilités ».

Crédit d'impôt 

« Ce crédit aura un effet immédiat dès le 1er janvier. Ce n'est pas un cadeau, mais un levier qui offre aux salariés un moyen de traverser la crise. C'est un pacte de confiance. Ce pacte sera simple, sans formalité administrative »

Les erreurs du gouvernement 

« Est-ce que je me pose la question de savoir si on fait des erreurs ? On fait toujours des erreurs. Et le premier qui en est responsable, c'est moi. Ce n'est pas le Premier ministre, ce ne sont pas les ministres, c'est moi, parce que je suis celui que les Français ont élu. » 

Solidarité gouvernementale 

« Je ne souhaite pas qu'un seul parti gouverne notre pays. Et donc, il y a trois partis qui sont représentés au gouvernement, le parti socialiste, les écologistes et les radicaux de gauche. Je leur demande d'être à la fois ce qu'ils sont, d'apporter leur singularité et d'être solidaires. »

 

Conférence de presse de Hollande: le tournant, quel tournant?

Par , publié le 14/11/2012 à 11:38, mis à jour à 11:47
http://www.lexpress.fr/actualite/politique/conference-de-presse-de-hollande-le-tournant-quel-tournant_1187162.html

François Hollande ne veut avouer aucun virage. Ce qu'il fait serait en cohérence avec sa campagne. En réalité, les deux piliers de sa politique économique, la baisse des charges fiscales des entreprises et la négociation sur l'emploi n'étaient pas à son menu. 

Conférence de presse de Hollande: le tournant, quel tournant?

POLITIQUE - François Hollande a donné mardi sa première conférence de presse à l'Elysée en tant que président de la République.

REUTERS/Philippe Wojazer

Le but de la conférence de presse n'était pas d'annoncer des mesures nouvelles, mais de mettre en cohérence celles qui sont déjà connues. Le président était très attendu car les sujets désormais au centre de son action n'étaient pas à son programme. Cette évidence, François Hollande n'a pas voulu l'assumer. Pas de tournant, pas de virage. La réorientation de l'Europe, le redressement des finances publiques et celui de l'appareil productif, tel était son projet; telle est son action, a-t-il dit en substance. 

C'est vrai, sauf que le troisième volet, le redressement productif, a pris un contenu qu'il n'avait pas durant la campagne. Alors qu'il avait nié l'existence d'un problème de coût du travail, François Hollande le reconnaît aujourd'hui. Avec cette drôle de formule: "Le coût du travail, qui n'est pas tout, mais qui est tout sauf rien." 

Tournant dans l'analyse, tournant dans les solutions. Quand, en juillet, le président de la République commence à poser le problème, il pense qu'il y répondra par une hausse de la CSG, venant compenser la baisse des charges des entreprises. Il a fini par adopter le même remède que Nicolas Sarkozy, la hausse de la TVA. Il a beau parler de "refonte des taux", le résultat que les Français ressentiront à partir du 1er janvier 2014, c'est que la TVA va s'alourdir de plus de 6 milliards d'euros. 

Le deuxième sujet, la négociation sur l'emploi n'était pas, elle non plus, au programme du candidat. Donner plus de flexibilité aux employeurs n'est pas un thème très porté par la gauche, mais François Hollande la rend plus digeste pour son camp en choisissant une méthode valorisante pour la social-démocratie, celle du dialogue social. C'est par la négociation que patronat et syndicats devraient aboutir au résultat souhaité. François Hollande a fortement prié les intéressés de s'entendre sur ce point. Un échec l'obligerait à légiférer et à affronter sa majorité sur ce thème. 

Chômage : le pari sur la croissance 

"Toute ma politique est une mobilisation contre le chômage", a dit mardi François Hollande. Il en a même fait "la priorité du quinquennat", place qui, jusqu'à présent, était dévolue à la jeunesse. Il est vrai que les deux sujets se rejoignent en partie. En 1993, François Mitterrand prononçait cette phrase devenue symptomatique de l'impuissance des politiques : "En matière de lutte contre le chômage, on a tout essayé." Près de vingt ans plus tard, son successeur affirme au contraire: " Tout a été dit, mais tout n'a pas été tenté." 

François Hollande a donc repris la promesse, périlleuse, qu'il avait faite à la rentrée: inverser la courbe du chômage à la fin 2013. Il a reconnu que le chômage allait continuer à monter dans les mois qui viennent, mais a affirmé que le seuil atteint fin 2013 serait un plafond. 

Comment compte-t-il procéder? Le président a énuméré trois pistes. La création des contrats d'avenir (100 000 en 2013 et 50 000 de plus en 2014), celle des contrats de génération, et enfin, la négociation sur l'emploi. Mais les deux premiers instruments n'auront qu'un rôle marginal, et le troisième est aléatoire: les partenaires sociaux sont engagés dans des discussions pour donner plus de souplesse aux entreprises dans la gestion de leurs effectifs. Et aux salariés plus de sécurité, plus de droits, y compris en cas de licenciement. Toutefois, il n'est pas sûr que cette discussion débouche sur un accord, ni que cet accord soit autre chose qu'un vague compromis. "J'appelle toutes les organisations syndicales et les employeurs à nouer cette négociation, à la conclure et à faire ce compromis historique." Sinon, c'est le gouvernement qui présentera un projet de loi. 

Dans tous les cas, le processus sera long et les effets d'une telle réforme ne seront sensibles que sur le moyen terme. C'est donc la croissance en provenance des autres pays que le président espère. Il sait que sa prévision -0,8% pour 2013- est optimiste, mais si "les économies américaines et asiatiques sont en soutien" et "si le prix de l'énergie n'est pas trop élevé", il espère gagner son pari. 

 

L'Allemagne affiche un excédent commercial record en 2011

L'Expansion.com avec AFP - publié le 08/02/2012 à 09:36

L'excédent commercial de l'Allemagne s'est élargi l'an dernier, à 158 milliards d'euros contre 155 milliards d'euros l'année précédente, à la faveur d'une hausse de 11,4% des exportations, selon des chiffres publiés mercredi. En comparaison, la France a enregistré un déficit commercial record de 70 milliards d'euros l'an passé.

Les exportations de la première économie européenne ont passé pour la première fois la barre des 1.000 milliards d'euros, établissant un nouveau record à 1.060 milliards d'euros, a indiqué l'Office fédéral des statistiques.

L'Allemagne, qui a abandonné il y a quelques années le titre de championne du monde des exportations à la Chine, reste derrière celle-ci en valeur absolue des marchandises exportées (1.432 milliards d'euros en 2011 pour la Chine).

Mais le solde de sa balance commerciale est nettement plus avantageux que celui du rival chinois (117 milliards d'euros). La comparaison avec la France, premier partenaire commercial et qui a publié ses chiffres du commerce extérieur mardi, est également clairement à l'avantage de l'Allemagne. La France affiche un large déficit commercial de près de 70 milliards d'euros.

Si l'Allemagne a très bien vendu ses produits à l'étranger, les importations ont elles aussi nettement augmenté (+13,2%), alors que la consommation intérieure, des ménages mais surtout des entreprises, s'est affermie. Les importations ont elles aussi atteint un record, à 902 milliards d'euros. La balance des paiements, solde de tous les transferts avec l'étranger, affiche pour 2011 un solde positif de 136 milliards d'euros, a précisé l'Office, en recul par rapport à 2010 (142 milliards). Pour le seul mois de décembre, l'excédent commercial est ressorti à 13,9 milliards d'euros, en ligne avec les attentes.

 
RANCE • POLITIQUE ÉCONOMIQUE

Coût du travail : France et Allemagne font jeu égal dans l'industrie, pas dans les services

Les Echos n° 21129 du 22 fevrier 2012 • page 4
http://archives.lesechos.fr/archives/2012/LesEchos/21129-023-ECH.htm

L'Insee note que le coût du travail n'a pas dérapé en France par rapport à la zone euro depuis 1996. Mais l'Allemagne s'est distinguée en menant une politique de modération salariale qui lui a permis de revenir au niveau de la France dans l'industrie et de faire mieux sur l'ensemble de l'économie.

En se penchant aujourd'hui sur le coût du travail (salaires et charges sociales) en France et en Europe, l'Insee s'invite dans la campagne électorale. Cette question est un thème majeur de divergence entre la gauche et la droite : l'exécutif actuel veut alléger le coût du travail en mettant en place une TVA sociale, considérant que c'est un des éléments clefs de la compétitivité. Le PS est opposé à ce projet, estimant que l'amélioration de la compétitivité passe avant tout par un effort accru sur l'éducation, la formation et l'innovation, et non par la baisse du coût du travail.

Si l'Insee se garde bien de prendre partie, ses études permettent de cadrer le débat. Premier enseignement, « dans l'industrie manufacturière comme dans les services marchands, la France fait partie des pays européens à coût élevé ». En 2008 (date de la dernière grande enquête européenne), le coût horaire de la main-d'oeuvre était de 33,16 euros dans l'industrie et de 32,08 euros dans les services. La France se situe largement au-dessus de la moyenne de la zone euro (voir graphique), quand le Portugal, la Grèce et l'Espagne sont à l'autre extrémité.

Disparités selon les secteurs
Mais par rapport à l'Allemagne, principal partenaire commercial et principal concurrent à l'exportation, la photographie est différente : dans l'industrie, le coût du travail est le même. Cette moyenne n'empêche pas de fortes disparités selon les secteurs industriels : le coût français est supérieur de 26 % dans l'industrie alimentaire mais inférieur de 29 % dans l'automobile. En revanche, l'Allemagne est près de 5 euros moins chère dans les services, ce qui fait que, tous secteurs confondus, le coût horaire du travail est plus élevé en France (32,19 euros) qu'outre-Rhin (29,36 euros).

Deuxième enseignement, le coût du travail en France n'a pas dérapé. Le coût horaire y a progressé en moyenne de 3,4 % par an entre 1996 et 2008 dans l'industrie, « dans la médiane de l'ex-Union européenne à 15 » et de 3,2 % par an dans les services « en dessous de la médiane ». Si la France a perdu son avantage compétitif vis-à-vis de l'Allemagne, c'est donc parce que notre voisin s'est, lui, singularisé en menant une politique de modération salariale, en recourant massivement aux « minijobs » et en appliquant (à petites doses) la TVA sociale. Dans les services, comme dans l'industrie, c'est en Allemagne que le coût de la main-d'oeuvre a progressé le moins vite en Europe. Résultat, l'Allemagne a quitté le groupe des pays les plus chers dans les services et s'est fait rejoindre (voire même dépasser) par d'autres pays dans l'industrie.

Cette tendance à la modération s'étant prolongée au-delà de 2008, le coût du travail dans l'industrie est aujourd'hui un peu supérieur en France qu'en Allemagne (la nouvelle enquête européenne est en cours), ce qui est problématique car les exportateurs français sont souvent en concurrence frontale avec leurs homologues allemands.

Mais pour « tirer des conclusions en termes de compétitivité, il faut également regarder la productivité », prévient l'Insee. Le coût salarial unitaire, qui tient aussi compte de la productivité, a ainsi baissé à peu près au même rythme en France et en Allemagne dans l'industrie : - 0,5 % et - 0,7 % par an respectivement, entre 1996 et 2008. En clair, la productivité a donc progressé plus vite que le coût horaire dans les deux pays.


FREDERIC SCHAEFFER
 

Durée du travail en France et en Allemagne

Jeudi 12 janvier 2012
http://economie-analyses-actualites-opinions.over-blog.com/article-duree-du-travail-en-france-et-en-allemagne-96971823.html

Une étude de l'institut COE-Rexecode vient de sortir, indiquant que la durée du travail des salariés français à temps plein est une des plus basses d'Europe. Elle est notamment plus basse qu'en Allemagne. C'est ce qu'en disent les médias du moins. 

La réalité du temps de travail est plus complexe. L'Allemagne comme la France ont pratiqué la réduction du temps de travail. L'Allemagne en privilégiant le temps partiel. Le graphique ci-dessous illustre bien la situation.

Ajoutons que les emplois à temps partiel sont mal payés, même en terme de salaire horaire. La France a également pratiqué la modération salariale lors du passage au 35h. C'est une constante, la réduction du temps de travail diminue le pouvoir d'achat potentiel.

 

Pour plus d'éléments de comparaison entre la France et l'Allemagne, ce blog comprend une rubrique dédiée, La France et l'Allemagne, et notamment l'article  France-Allemagne: croissance et emploi .

  1 Lundi 28 février 20111

Les patrons français sont-ils moins compétents que les patrons allemands?

http://economie-analyses-actualites-opinions.over-blog.com/article-les-patrons-fran-ais-sont-ils-moins-competents-que-les-patrons-allemands-68199147.html

      La France a décidé de pratiquer le benchmarking. De l'anglais "repère", cela signifie pour une entreprise de s'évaluer à l'aune d'une concurrente considérée comme une référence dans son domaine d'activité. La référence choisie par la France est l'Allemagne.

      Et voici le nouveau cheval de bataille du MEDEF: la France est moins compétitive parce le coût du travail y est plus élevé.

      Comme je l'ai déjà expliqué, cette assertion reste à démontrer. Les coûts du travail semblent très proches. Sans tenir compte de toutes les subtilités propres à chaque pays. On vante ainsi la législation du travail allemande, en oubliant les allègements de charges en France, l'annualisation du temps de travail, et autres emplois aidés.

      La seule chose évidente dans la comparaison entre les deux pays, du point de vue du rôle de l'Etat, est une dépense publique inférieure côté allemand.

      Mais on peut être frappé par le fait que le MEDEF ne mette pas en exergue d'autres différence, qui ne sont pas à l'avantage des patrons français. Ainsi, en pourcentage du PIB, l'investissement des entreprises allemandes en recherche et développement est largement supérieur à celui des entreprises françaises. Et ce en dépit d'un crédit d'impôt recherche de plus en plus généreux dans l'hexagone.

 

  R&D France Allemagne

       Les entreprises allemandes ont par ailleurs une tradition d'exportation. Pourquoi, depuis tout ce temps, les entreprises françaises n'ont-elles pas développé une telle tradition? Sachant que ce n'est pas sur les prix que l'Allemagne base sa compétitivité, mais sur la qualité de ses produits. C'est à la portée des français, surtout avec les différentes aides à l'exportation qui existent.

(Source: COE-Rexecode , "Mettre un terme à la divergence de compétitivité entre la France et l'Allemagne")

Enfin, la France se caractérise par des PME moins développées que les PME allemandes. Mais les PME françaises ont-elles la volonté de se développer? Un article du magazine Chalenges du 24 février 2011 traite de l'écart entre les PME françaises et les entreprises du CAC 40. Il souligne la santé précaire des PME, mais conclut ainsi:

"Pourtant, les patrons de PME ne peuvent s'exonérer de toute responsabilité. Une des collaborations les plus originales a été mise en place dans l'automobile, où 80 % des entreprises affichent moins de 500 salariés. Ces structures ont vécu difficilement le retrait de la production industrielle en France, passée de 3,5 à 2,2 millions de véhicules entre 2005 et 2010. Au plus profond de la crise, elles ont demandé l'aide des grands groupes : Peugeot Citroën a ainsi financé des avances de trésorerie pour 240 millions d'euros en 2009. En 2010, effet sans doute de l'embellie due à la prime à la casse, ces sollicitations ont été divisées par six. Du coup, les PME se sentent tirées d'affaire et renâclent à grossir.
Au point qu'un fonds de 50 millions d'euros, dérivé de celui consacré à la modernisation des équipementiers automobiles et avec pour vocation d'aider à la consolidation du secteur, n'a procédé qu'à quatre petites interventions en 2010.
Comme si les patrons de ces entreprises familiales, farouchement indépendants, préféraient le risque de périr à celui de s'unir.
"

      Les PME française auraient-elles peur du développement? Ou encore, cela signifie-t-il que l'environnement est, quoiqu'en disent les politiciens, plus favorable aux grandes boîtes qu'aux PME? Ou encore, que la responsabilité est partagée? Ce qui amène, entre autre, à s'interroger sur l'enseignement dispensé en école de commerce, vivier des dirigeants en France.

      Le MEDEF est prompt à quémander l'aide de l'Etat, malgré des prétentions libérales. Il usurpe le discours libéral.

      Entre les multiples crédits d'impôts, aides à l'export et autres allègements de charges, les entreprises françaises sont très assistées. Une politique à mener serait peut-être de supprimer toutes ces aides contre une baisse de l'impôt sur les sociétés, et de voir la réaction du MEDEF, qui se réclame du libéralisme, mais qui quémande toujours une politique en sa faveur de la part de l'Etat.