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La colère des bretons


dimanche, 10-Nov-2013
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L'Alsace, grande perdante de la suppression de l'écotaxe

LAURE EQUY 30 OCTOBRE 2013 À 18:08

Le portique de Pont-de-Buis, le 12 octobre.

Le portique de Pont-de-Buis, le 12 octobre. (Photo Fred Tanneau. AFP)

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La taxe qui a déclenché la colère bretonne avait été proposée par la région pour stopper l'afflux de poids lourds cherchant à contourner l'Allemagne et la Suisse.

L'Alsace, grande perdante de la suppression de l'écotaxe

Par Laure Equy

«Le gouvernement a décidé pour la Bretagne et donc pour la France entière», regrette un élu alsacien, tandis qu’un autre pointe une «différence de traitement entre l’Est et l’Ouest. Il faut dire qu’on n’a pas joué les gros bras.» C’est à bâbord qu’on gueule le plus fort… Et cela agace à Strasbourg, au lendemain del’annonce du report de l’écotaxe qui avait déclenché la colère bretonne. «Une corporation assez ciblée dans une région arrive à faire reculer le gouvernement en dix jours sur une mesure qu’en Alsace, nous demandons depuis huit ans», résume l’eurodéputée (EELV) Sandrine Bélier. Car si la redevance pour poids lourds est issue du Grenelle de l’environnement de 2007, elle avait été proposée pour l’Alsace dès 2005.

C’était le député (UMP) du Bas-Rhin, Yves Bur, qui avait déposé un amendement prévoyant cette taxe sur les routes alsaciennes. L’idée était alors de dissuader les camions qui passaient par la région pour contourner la Suisse et l’Allemagne, les deux voisins ayant mis en place une taxe poids lourds en 2004 et 2005. «Cela a engorgé l’A35, qui traverse l’Alsace du nord au sud, et surtout sa portion la plus dense, le long de l’agglomération strasbourgeoise», explique le conseiller régional (PS) Alain Fontanel. Sur cet axe, le report quotidien de trafic lié à la «LKW Maut» allemande serait de 1 500 poids lourds.

 
 

En 2005, le principe d’une écotaxe alsacienne pour réguler ce trafic de poids lourds fait consensus chez les élus du cru. Le texte de Bur est voté à l’Assemblée, mais l’expérimentation n’est pas mise en place. Vient le Grenelle dans le cadre duquel l’idée de l’écotaxe est adoptée à l’échelle nationale. Du coup, l’Alsace patiente. Mais l’application est repoussée à 2011, 2013, puis 2014 et désormais suspendue.

«LE CANAL À CAMIONS DE L’ALLEMAGNE»

«On a tellement attendu qu’à la fin, voilà, on ne fait plus rien. Et maintenant, on est reparti pour des mois de bagarre», tempête le président de la région, Philippe Richert (UMP). C’est, accuse-t-il, «la multiplication des taxes et impôts» qui a«entraîné un rejet de toute nouvelle proposition fiscale» dans l’opinion et «fait exploser la bonne mesure» qu’était l’écotaxe. Mais au-delà de cette critique dans la droite ligne de la croisade de l’UMP contre «le matraquage fiscal de la gauche», Richert s’agace de l’écoute toute particulière dont bénéficieraient les Bretons. «On ne peut pas bloquer tout un pays parce qu’une région est montée au créneau. Quand ici, on manifeste, on est moins entendus. Nous demandons que l’Alsace ne soit plus le canal à camions de l’Allemagne, nous méritons que la situation que nous subissons soit prise en compte.»

Pour Sandrine Bélier, «l’Alsace est particulièrement touchée par la suspension mais c’est tout le pays qui prend ainsi du retard en matière de ferroutage». Puisque le gouvernement a choisi le statu quo sur l’écotaxe, l’écologiste plaide pour qu’elle soit au moins expérimentée en Alsace dès 2014. Les portiques qui doivent enregistrer le passage des camions sont installés. Reste à faire passer la pilule auprès des transporteurs du cru censés payer une taxe qui ne serait pas en vigueur dans le reste du pays…

Côté socialiste, Fontanel se dit «toujours favorable au principe de l’écotaxe mais dénonce le montage réalisé par la droite avec Ecomouv». Raccord sur ce point avec la majorité qui cogne depuis 24 heures sur le coûteux contrat conclu sous la précédente majorité avec le consortium chargé de prélever l’impôt. Sur une expérimentation alsacienne, le conseiller régional se montre très prudent: «On pourrait envisager une phase de test chez nous mais il ne faut pas opposer Alsace et Bretagne, on ne souhaite pas aller de l’avant contre les Bretons.» Pas très engageant. Richert, le président de région, promet de faire des propositions sous dix jours mais ne sait plus quoi penser d’une expérimentation locale de l'écotaxe et veut d’abord connaître le temps de réflexion que se donne le gouvernement.

Laure EQUY
 

Après les "bonnets rouges", les "bonnets verts"

Source : Reuters
06/11/2013 à 13:46 / Mis à jour le 06/11/2013 à 13:50
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A la suite des "bonnets rouges" bretons mobilisés contre l'écotaxe, des usagers des transports se sont baptisés "bonnets verts" pour s'opposer à la hausse de la TVA sur les transports publics qui doit passer à 10% le 1er janvier 2014. /Photo d'archives/REUTERS/Charles Platiau

A la suite des "bonnets rouges" bretons mobilisés contre l'écotaxe, des usagers des transports se sont baptisés "bonnets verts" pour s'opposer à la hausse de la TVA sur les transports publics qui doit passer à 10% le 1er janvier 2014.

Le mouvement impulsé à l'origine par l'Avuc (Association des voyageurs-usagers des chemins de fer) dit vouloir agir pacifiquement et appelle dans un premier temps ceux qui le rejoignent à arborer un bonnet vert lors de leurs déplacements.

"Nous ferons ensuite appel à l'imagination de la communauté des 'bonnets verts'. Nos actions doivent être menées dans le respect des biens et des personnes", explique le mouvement dans un communiqué diffusé mercredi.

Autre clin d'oeil aux "bonnets rouges", ses initiateurs invitent le fabricant Armor Lux, qui a fourni des bonnets rouges à une partie des manifestants bretons, à coiffer également les usagers des transports.

Les "bonnets verts" réclament la suspension de la TVA à 10% pour le secteur de l'éco-mobilité, jugeant qu'elle risque de pénaliser des millions de personnes.

Le taux, qui était de 5,5% jusqu'en 2012, avait déjà été porté à 7% l'an dernier. Mécaniquement, la nouvelle hausse devrait se traduire par une augmentation des tickets de TGV, TER, RER, métro, tramway et bus, partout en France.

"Nous estimons qu'une fiscalité juste est une fiscalité qui protège les plus fragiles, les moins aisés. C'est le cas de millions d'usagers qui empruntent chaque jour les réseaux de transport en commun", dit le communiqué.

Une pétition a été lancée par le mouvement d'inspiration écologique qui dit s'inscrire dans "une logique de collectifs citoyens", rassemblant tous les citoyens concernés par les transports en commun.

Dans le quotidien Metronews, paru mercredi, Pierre Serne, président écologiste du Syndicat des transports d'Ile-de-France, indique que la Région tente de convaincre ses soutiens au Sénat pour empêcher la hausse de la TVA à 10%.

Il n'exclut pas que le Stif sacrifie sa propre augmentation des tarifs de 6% en janvier pour éviter le pire, au détriment des investissements prévus.

Gérard Bon,

 

Pourquoi l’agroalimentaire est en crise en Bretagne

 

 

Jean Matouk Economiste Rue 89

Publié le 04/11/2013 à 14h51

Quels que soient ses défauts, si l’écotaxe est aussi vivement rejetée par l’appareil économique breton, c’est en raison de la crise propre à la région. Cette écotaxe aurait été facilement supportée, surtout réduite à 50%, si les marges brutes des transporteurs routiers et de leurs utilisateurs avaient été plus élevées.

Prenons le cas du porc

On compte 14,5 millions de têtes en France, dont 8 millions en Bretagne. Il faut y consacrer 45 à 50 minutes de temps de travail par an par porc élevé. Cette productivité est beaucoup plus faible que celles du Danemark (12 millions de porcs), et des Pays Bas (11 millions), qui sont à 35-40 minutes par animal. Elle est équivalente à celle de l’Allemagne (26,5 millions de porcs) .

Si l’on mesure la productivités par le nombre de truies détenues (que les exploitations soient purement naisseuses, ou naisseuses-engraisseuses), on voit aussi que la France avec 85% d’exploitations de plus de cent truies, est plus performante que l’Allemagne (77%), mais beaucoup moins que Danemark et Pays-Bas avec (97%-99%)

La France et la Bretagne ont, par ailleurs, des performances de croissance et des productivité par aliment (tant de kilos de viande par kilo d’aliment) égales à celle de ces deux pays.

Les productivités du travail en carcasses par heures sont de 135-140 au Danemark et Pays-Bas, et 98-100 en France et Allemagne

Mais, au moins pour la phase élevage, abattage , découpe, l’Allemagne, notamment dans sa partie est, avec des élevages géants, utilise des salariés d’Europe de l’est à 4,5 euros de l’heure alors qu’ils sont payés chez nous au SMIC français chargé soit près du triple. C’est une concurrence déloyale que dénoncent tous les autres pays.

Les éleveurs comme les abatteurs bretons sont évidemment déclassés aussi bien par les productivités danoise et néerlandaise que, à productivité égale, par les coûts allemands. Une plainte générale a été déposée à Bruxelles, mais en attendant sa suite, des éleveurs crèvent et des abattoirs licencient. En tous cas , pour cette filière porcine, qui compte au centime près, l’écotaxe est insupportable.

Mais, comme pour les productions de poulets, aujourd’hui mortellement concurrencées par certains pays émergents , le monde agricole et agro-alimentaire breton, les administrations locales et les élus, ne sont pas exempts de responsabilités. Devant la montée de ce productivisme nordique, tout ce monde aurait dû élaborer depuis 10/15 ans une stratégie visant,

  • soit par le gigantisme, et l’usage massif des adjuvants chimiques, à atteindre les mêmes performances que les Pays-Bas et le Danemark, avec un gros problème écologique à venir ;
  • soit à faire monter la filière en gamme par deux voies d’ailleurs combinables imiter, au moins partiellement les filières vins et fromages et chercher l’exportation fondée sur la qualité et l’appellation d’origine (parmi cent exemples, la charcuterie du porc noir de Bigore) ;
  • faire rentrer la filière, en réduisant fortement la dimension puisque cet objectif peut s’appliquer pratiquement dans toute la France, dans la logique du « kilomètre zéro » : rapprocher le plus possible production et consommation « bio », aux abords des grandes agglomérations pour éviter les transports, rassurer le consommateur, l’inciter à payer le produit de qualité plus cher.

Si une telle stratégie avait été engagée sur le porc, comme sur le poulet ou autres productions locales, et même les télécoms, l’écotaxe serait passée sans histoire, car l’économie bretonne serait restée prospère.

 

Qui est à la tête des bonnets rouges ?




LAURE EQUY
 ET SYLVAIN MOUILLARD 6 NOVEMBRE 2013 À 15:09
Manifestation des bonnets rouges à Quimper le 2 novembre 2013.
Manifestation des bonnets rouges à Quimper le 2 novembre 2013. (Photo Fred Tanneau. AFP)
PROFILS

Responsables politiques de droite comme de gauche, syndicalistes, chefs d'entreprise... Zoom sur les têtes d'affiche du mouvement de contestation breton.

Leur ultimatum a expiré ce mercredi à midi. Faute d'avoir obtenu la «suppression»de l'écotaxe - leur principale revendication - les représentants des «bonnets rouges» ont donc promis de nouvelles actions dans les prochains jours
 Par Christian Losson

Cet assemblage hétéroclite de politiques, responsables paysans, syndicaux et de chefs d'entreprises, a choisi le bonnet rouge en référence à une révolte antifiscale qui secoua la Bretagne en 1675. Autre source d'influence : le Comité d’études et de liaison des intérêts bretons (Célib) qui, dans les années 1950, porta devant l’Etat un projet de développement économique pour sortir la Bretagne du sous-développement. Zoom sur les principales têtes d'affiche du mouvement.

TROADEC, LE MAIRE QUI MENACE

French Christian Troadec, mayor of the nearby town of Carhaix-Plouguer (L), flanked by some owners and workers of Marine Harvest, a firm specialized in smoked salmons, speaks during a meeting in front of the plant in October 8, 2013 in Poullaouen, western of France, to protest against job cuts. The closure is planned for 2014, resulting in the cut of 287 jobs.  AFP PHOTO/FRED TANNEAU

(Photo Fred Tanneau. AFP)

C’est lui qui a lancé l’ultimatum au gouvernement, exigeant la suppression de l’écotaxe pour ce mercredi à midi, sous peine de nouvelles actions. Christian Troadec, le brûlant maire (divers gauche) de Carhaix ne se contente pas du report sine die de la taxe poids lourds, il veut sa «suspension définitive». C’est aussi chez lui que s’est créé le collectif «Vivre, décider et travailler en Bretagne» à l’initiative du rassemblement de Quimper samedi dernier. L’élu de 47 ans, cofondateur du festival des Vieilles Charrues, plaide pour «une nouvelle régionalisation» de la Bretagne qui lui permettrait de «prendre son destin en main». En 2008, il avait mené avec succès la bataille pour le maintien des services de maternité et de chirurgie de Carhaix.

MERRET, LE LEADER PAYSAN HISTORIQUE

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Thierry Merret répondant aux journalistes. (Photo Fred Tanneau. AFP)

Ce producteur d’artichauts et d’échalotes installé dans le Léon est un des meneurs des bonnets rouges et leur principal relais médiatique. Dans le mouvement, Thierry Merret porte une double casquette : président de la FDSEA du Finistère (Fédération départementale des syndicats d’exploitants agricoles) et coresponsable du collectif «Vivre, décider et travailler au pays». Âgé de 53 ans, il participe aux luttes paysannes en Bretagne depuis une vingtaine d’années, rappelle le Télégramme«Crise de l’artichaut en 1988, crise de la pomme de terre primeur en 1992, crises du chou-fleur» : à chaque fois, Merret en était.

En 1998, l’homme a fait l’objet d’une plainte nominative de la SNCF, après des dégradations dans plusieurs gares bretonnes. Selon le quotidien régional, il se voit comme l’héritier d’Alexis Gourvennec, leader paysan breton historique. Contempteur des «contraintes administratives» et de l’Etat «jacobin», Thierry Merret veut la peau de l’écotaxe : «On ne nous dit pas combien de temps va durer la suspension : deux jours, deux semaines, deux mois, deux ans ? Le gouvernement cherche à nous endormir mais les forces vives de la Bretagne (…) réitèrent leur demande : la suppression pure et simple de l’écotaxe !» Habile communicant, il serait à l’origine de la référence historique aux bonnets rouges.

LE FUR, L'ÉLU DE DROITE ANTI-ÉCOTAXE

Le député des Côtes-d’Armor – le seul UMP du département –réclame à cor et à cri«un plan Orsec pour la Bretagne». Hyperactif sur les bancs de l’Assemblée et ardent défenseur, sur le terrain, des intérêts agricoles (des éleveurs de porcs en tête), Marc Le Fur, 56 ans, avait appelé ses troupes à défiler à Quimper avec les bonnets rouges. Un peu seul à batailler contre l’ecotaxe en 2008 lorsque la mesure était imaginée par la droite, il a, ces derniers jours, retrouvé de nombreux alliés parmi ses camarades. Et a déposé une proposition de loi, voilà quinze jours, pour tout bonnement supprimer la redevance pour poids lourds.

 HOURMANT ET LE BRAS, LES SYNDICALISTES EN COLÈRE

 

«Putain, prenez des décisions et envoyez de l’argent sur la table. Nous, on va faire comment pour rester vivre ici ?» Le 14 octobre, c’est elle, Nadine Hourmant, qui passe un savon à la maire (UMP) de Morlaix, Agnès Lebrun, venue rencontrer les salariés de Doux mobilisés. Celle qui, à 41 ans, aligne 23 années de métier chez le volailler, emballe les poulets sur le site de Châteaulin (Finistère). «Nous sommes cassés par nos emplois et pourtant on veut les garder parce qu’on n'a rien d’autre»,défend la déléguée Force ouvrière. Depuis l’annonce du redressement judiciaire du groupe à l’été 2012, elle est en première ligne du combat contre les suppressions de près d’un millier d’emplois au sein du groupe.

Lui aussi a subi de plein fouet la crise de l’agroalimentaire breton. Et est monté au front. Olivier Le Bras est le délégué FO de Gad, la société d’abattage de porcs en redressement judiciaire, qui sacrifie son site de Lampaul-Guimiliau (Finistère) entraînant le licenciement de 889 employés. L’ouvrier quadra, fils d’agriculteurs, a tenu le blocus de la société d’abattage de porcs, en octobre, pour obtenir de meilleures conditions de départs. «Continuer à travailler au pays, c’est tout ce qu’on demande», clamait-il samedi au rassemblement de Quimper.

 

SAUVAGET, LE PDG QUI BAT LE PAVÉ

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(Photo Damien Meyer. AFP)

Il doit être un des premiers patrons à manifester avec ses salariés. Daniel Sauvaget, PDG de l’entreprise en difficulté Tilly-Sabco, spécialisée dans l’export de poulets, a défilé samedi avec ses employés aux côtés des bonnets rouges. Rebelote lundi, avec une opération escargot menée par Sauvaget lui-même, avant que ses salariés ne forcent les grilles de la sous-préfecture de Morlaix. Il a fallu l’intervention du patron pour éviter l’irruption des manifestants dans le bâtiment.

CARÉ, LE PATRON DES PATRONS

Président du Medef breton, cet homme de 60 ans est directeur Ouest et Nord des Laboratoires Boiron. Patrick Caré est aussi membre du comité exécutif national du syndicat patronal. Il s’oppose depuis plusieurs années à l’écotaxe, au sein du Collectif des acteurs économiques bretons, un regroupement informel d’une soixantaine d’organisations (Medef, FRSEA, chambres d’agriculture...) créé en janvier 2009. Reçu par Jean-Marc Ayrault il y a une semaine, Caré s’était dit satisfait de la suspension de l’écotaxe. Son collectif n’a pas appelé à manifester à Quimper samedi dernier, «même si certaines de nos organisations iront peut-être, car certaines adhèrent aux deux collectifs».

Laure EQUY et Sylvain MOUILLARD