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Voyage en Israël ... 2 ième partie
Jérusalem et La Mer Morte

 
Mardi, 30-Déc-2014
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  Première partie : Le voyage, Beith Shemesh, Askelon, Jérusalem Ouest et les quartiers chrétiens
Seconde partie : Jérusalem religieuse, la Mer Morte, Ein Guédi kibboutz et les sources
Troisième partie : Tel Aviv, la ville, Jaffa, Beith Hatsoufsot, et Cesarae
Quatrième partie : Netanya, Tiberiade, Beith Shean, , le Golan, Safed, Tsipori, Acco, Haïfa
 

Jérusalem religieuse

les deux quartiers sont très différents.
La rue Malkhei Israël, conduit directement aux quartiers 'haredi appelé par erreur "ultra orthodoxes", en effet il n'existe pas d'orthodoxie dans le judaïsme, et une lecture intelligente de la loi juive (Hallakha) est probablement plus proche des sources du judaïsme qu'une vie corsetée par l'application scrupuleuse de tout ce qui a été interdit un jour ou l'autre par les centaines de rabbins qui se sont succédés au cours des siècles. Dans cette rue on voit une grande église allemande, désaffectée, et ce jour il semble qu'elle soit appelé à être au coeur d'un programme immobilier destiné à un public fortuné.

C'est l'ancienne cathédrale des Templiers, avant guerre il y avait une importante colonie allemande en Palestine, l'ordre de templiers les animait, comme les sionistes, ils voulaient retourner à la terre, et cultiver le pays, malheureusement les jeunes de la communauté eurent les yeux de Chimène pour le nazisme, ils participèrent aux émeutes arabes anti-juive, et espionnaient pour Hitler. Emprisonnés par les anglais dès le début de la guerre, ils furent expulsé la plupart par les anglais, et les autres par lsraël dès sa création,

Aujourd'hui, le quartier 'Haredi s'étale autour de deux rues très proches l'une de l'autre, la rue Géoula et la rue Méah Shéarim

Géoula, est commerçant, très animé, les religieux qui y habitent sont de bons citoyens de l'État d'Israël, en général peu politisés comme la plupart des 'Haredim.
C'est à Géoula que les juifs religieux du pays sont sûrs de trouver tous les articles de piété qui leur manque, en ce moment de l'année on trouve de très belles 'Hanoukia, ces chandeliers à huit branches qui serviront pour la prochaine fête.

On peut être surpris devant beaucoup de vitrines; alors que le judaïsme interdit de se faire des images, et proscrit la représentation, (Pour cela dans les synagogues il n'y a en principe aucune image), on vend à foison des portraits de grands rabbins, chacun peut y trouver le poster de son maître. En France on voit surtout le portrait du Rabbi des Loubavitchs, mais en Israël, il a à faire à de solides concurrents.

 

 

Mais là où la surprise devient de l'inquiétude, c'est devant la prolifération des images représentant le temple de Jérusalem, des maquettes, des dessins des images de synthèses faisant croire à une photo sont omniprésentes cette année.

Le Rabbin Glick, milite pour le droit des juifs à prier sur le Mont du Temple, où se dressent depuis plus de mille an des mosquées très importantes pour l'ensemble des musulmans. Son militantisme est contesté par la tradition rabbinique, car seul le Grand Prêtre avait le droit prier dans le Saint des Saints le jour de Kippour, et il était interdit à tout autre d'y pénétrer, or on ignore où se trouvait exactement ce Saint des Saints. Dans le doute les rabbins avaient de tout temps interdit aux juifs de venir y prier.

Si le Rabbin Glick et ses amis se contentaient de prier pour glorifier le créateur, ils n'auraient de problème qu'avec la loi Juive qu'ils prétendent respecter, mais le Rabbin se fait photographier avec l'image du temple, supposant qu'il souhaite sa reconstruction rapide, comme il est promis que cela arrivera à l'ère messianique. Le problème est que pour ce faire, la disparition des mosquées est indispensable. La tradition juive dit qu'un tremblement de terre les détruira, mais les musulmans sont plus réalistes, ils pensent que les juifs veulent détruire ces mosquées qu'il ont déclaré troisième lieu saint de l'islam.

Le Rabbin Glick a été victime d'un attentat, ses agissements sont à l'origine de violentes émeutes musulmanes, et d'une aggravation du conflit Palestinien.
A l'origine, la bagarre est due à deux peuples se disputant le même pays, mais il se transforme en un dispute religieuse. Son comportement justifirait aux yeux des fanatiques l'hostilité qui opposerait 1500 millions de musulmans à 15 millions de juifs ! !

Le caractère absurde de ce conflit n'a pas échappé au Grand Rabbin Séfarade d'Israël, qui a rappelé l'interdiction formelle faite aux juifs d'aller prier sur ce lieu, interdiction renforcée par le bon sens, la vie humaine, et la paix dans la région est plus importante que l'affichage de convictions nationalistes.

temple

 

L'autre quartier, c'est Méah Shéarim

C'est là où habitent les Netouré Karta, gardiens de la cité, c'est une secte juive très conservatrice et qui se ferme totalement à la société civile. Ils ne regardent pas la télévision, n'écoutent pas la radio, ne lisent pas les journaux, leur seul moyen d'information sont les affiches qu'ils placardent dans leurs rues. Les hommes généralement n'exercent aucune activité professionnelle profane, et ils vivent dans la plus grande pauvreté du salaire de leurs épouses ou des dons venus d'on ne sait où. Les rues sont délabrées, d'une propreté douteuse, on y trouve quelques magasins tout à fait corrects, comme cette librairie français, mais ils ne sont pas tenus par des membres de la secte.

Les Netouré Karta sont restés fidèles aux idées dominantes avant guerre au sein du judaïsme dit orthodoxe, ils pensent que seul le messie aura le droit de provoquer le rassemblement des exilés du peuple juif à Jérusalem, et que s'y réunir sans en avoir reçu l'ordre par un prophète, c'est forcer la main du créateur, et c'est sacrilège. En plus faire un état laïque, sans royauté, où les dirigeants n'appliquent pas les règles de la loi est une infamie.
Pour cette raison, ils ne reconnaissent pas Israël, et n'hésitent pas à s'exhiber bras dessus, bras dessous avec les pires ennemis du peuple juif.

Il existe d'autres écoles 'hassidiques qui ne sont pas sionistes, par exemple les 'hassidim de Statmar, mais eux sont restés à New York, et ne font pas de politique. Certains piétiste se sont fixés à Bné Berak en se disant, nous monterons à Jérusalem dès que le messie sera là, en attendant nous habitons tout près. Et bien sûr on trouve d'autres écoles 'Hassidiques, beaucoup plus importantes qui sont sionistes et défendent l'Etat d'Israël, par exemple les Hassidim de Gour, de Breslav, ou de Loubavitch (Habad).

Le quartier juif

Dans la vieille ville, il existe un quartier juif, ses habitants ont été chassés pendant la guerre d'indépendance en 1947, quand la ville était devenue arabe, et les habitants arabes en ont été chassés en 1967 quand la ville a été conquises.
Une grande partie du quartier a été démolie pour laisser la place à une grande esplanade devant le mur occidental, et cet espace est plein lors des grandes fêtes.
Depuis mon dernier passage, j'ai remarqué que les mendiants avaient été chassés de l'esplanade, ils travaillent plus haut, là où une nouvelle population juive s'installe lentement, et où les touristes circulent.
Habiter à l'intérieur des murailles ne manque pas de charme, mais les escaliers, et l'impossibilité d'accéder en voiture pose problème; La vieille ville subit le même traumatisme que Venise.

On peut voir des traces de l'époque romaine, en particulier le Cardo, l'ancienne rue principale, qui est à plusieurs mètres en dessous de la chaussée... dessous les traces du passé, dessus les magasins de souvenirs. Il y a aussi la "houvra, (ruine), c'est la grande synagogue de la vieille ville détruite un nombre impressionnant de fois, la dernière en 1948... aujourd'hui elle est reconstruite, espérons que ce sera la dernière fois !

 

Je n'ai pas traversé le quartier musulman cette année, le climat n'était pas très bon, et je ne tenais pas particulièrement à me faire poignarder, je me suis arrêté au début du quartier, près du mur, le temps de boire un jus de grenade à un marchand très sympathique au début, son prix était cher, mais vu la crise et la rareté des touristes, je me suis laissé faire, puis, il m'a attaché un cordon de laine au bras en me disant que cela portait bonheur, je ne suis pas superstitieux, mais il était tellement enjôleur que je n'ai rien dit, il m'a alors béni, et demandé des shekels pour le bracelet... il ne m'a plus paru sympathique du tout !
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La mer Morte et Ein Guedi

Dès la sortie est de Jérusalem, on entre dans le désert de Judée, une autoroute superbe plonge de 800 m d'altitude à - 400 mètres. On contourne le long de cette route Maalé Adoumim, une banlieue importante isolée de la capitale, bâtie dans les territoires conquis par Israël en 1967, et on voit des campements de bédouins, mini bidonvilles pour une famille généralement nombreuse. Ils sont là par nationalisme, car la région est inhabitée depuis des siècles, aussi, craignant une poussée démographique juive, leur présence militante a pour but d'afficher le caractère palestinien de la zone. Israël souhaite les reloger du côté de Jérico.

La route contourne l'oasis de Jéricho, une des plus vieille cité du monde, et longe la fin de la vallée du Jourdain, puis la Mer Morte. La région est désertique par nature, toutefois, on voit de temps en temps de vastes plantations de dattiers par exemple, isolées au milieu de nul part.

La Mer Morte s'assèche rapidement, il y a quelques stations balnéaire, avec spa, où une fois l'entrée payée, on peut bénéficier de l'ombre, d'une sorte de plage rocailleuse avec des chaises longues, de douches pour se rincer, et de boue miraculeuse pour calmer les douleurs rhumatismales.
Nous avons profité de la mer à "Mineral Beach", et vu la distance entre les cabines pour se déshabiller et l'eau salée... le constat est évident : la mer Morte se meurt.
On peut quand même s'y baigner, mais attention à la tasse, l'eau est si riche en sel qu'elle est quasiment empoisonnée ! ! il est très facile de se baigner sur le dos, et quasiment impossible de nager sur le ventre, et tout retournement est périlleux, j'ai réussi à grand mal, avant l'arrivée du maître nageur qui arrivait à mon secours.
Des tonneaux emplis de glaise étaient mis à la disposition du public, à proximité d'une douche, où il fallait parfois de frayer un chemin pour se rincer entre deux somptueuses baigneuses russes.

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Ein Guédi, le kibboutz

Ein Guédi est cité dans la bible, comme une annexe du paradis, et prés du lieu antique, profitant de cette eau providentielle dans le désert, des juifs ont crée un kibboutz en 1956, l'emplacement exceptionnel a permis de créer sur place un jardin botanique de plus de 1000 espèces, dont un superbe baobab, (celui du Petit Prince ? ) ne cherchez pas le jardin, il est partout entre les maisons ! ! Le village s'est aussi spécialisé en tourisme, aussi on y trouve café et restaurant ainsi que des hébergements destiné à un public fortuné, rassurez vous il existe aussi une auberge de jeunesse.

Nous nous sommes contenté de visiter le village, d'y manger une glace, toujours bienvenue par la chaleur habituel du lieu et de prendre des photos que je vous offre pour vous faire rêver.

 

 

Ein Guédi les sources

L'Oasis d'Ein Guedi s'étale le long d'une rivière, qui de cascades en cascades finit par se jeter dans la mer Morte, à moins qu'elle ne soit entièrement captée pour les besoins humain après qu'elle eut amusé les touristes.
Comme il est de coutume aujourd'hui en Israël tout est payant, surtout les parcs naturels, ils sont rares et les amateurs nombreux, cela permet probablement de réduire un peu l'affluence, et aussi de financer les travaux d'aménagement.
Il y a une belle promenade à faire à Ein Guédi, le début est facile même pour des personnes à mobilité réduite, mais assez rapidement, il faut monter, et le tour complet suppose une bonne santé, surtout par les grandes chaleurs qui sont habituelles dans la région.

On y rencontre des touristes venus de tous le pays, ce jour là il y avait même un groupe important de bédouins, et quelques rares bédouines. J'avais chargé le sac à dos avec un tas de choses, y compris les "crocs" de mon petit fils, et nous grimpions allègrement le chemin qui dominait à ce moment là une cascade quand le sac s'est ouvert, et ô horreur, une chaussure est tombée entre le chemin et la falaise qui dominait la cascade. A peine ai-je essayé de m'aventurer pour la ramasser que toute la partie féminine de la famille s'est exclamé : "N'y va pas ! tu vas te casser le cou pour une chaussure" ! ! après avoir fait un pas, je me suis bien rendu compte qu'elles avaient raison, alors que je réfléchissait sur le meilleur moyen pour récupérer la chaussure, nous avons vu arriver à nous un aimable barbu, avec une grande tige de palmier... son idée était excellente, pousser la chaussure dans la falaise... et plouf ! ! la chaussure est tombée dans l'eau, en éclaboussant au passage les bédouins, qui tout autour admiraient la limpidité de l'eau... plus tard en continuant la marche, j'ai croisé le sauveur de la chaussure, et nous nous sommes salué : vous aurez droit, plus bas à sa photo.

la grosse pierre en haut de la montagne
est appelée femme de Loth, les biblistes
comprendront

Mais n'allez pas croire qu'il n'y a qu'une seul sorte animale à Ein Guédi, outre les humains décidément bien envahissants, on trouve des hyrax de roche, ce sont de gros rongeurs, qui montent aux arbres, et qui se sentent vraiment chez eux ici, loin des prédateurs.
On voit aussi des Ibex de Nubie, sorte de chamois du désert, pas sauvages du tout, ils se baladent à mi pente au milieu de falaises infranchissables, et parfois vont jusqu'à manger en famille, tout à côté de vous.

 

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