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Mercredi, 31-Déc-2014
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Israël Octobre-Novembre 2014
Troisième partie : Tel Aviv

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Première partie : Le voyage, Beith Shemesh, Askelon, Jérusalem Ouest et les quartiers chrétiens
Seconde partie : Jérusalem religieuse, la Mer Morte, Ein Guédi kibboutz et les sources
Troisième partie : Tel Aviv, la ville, Jaffa, Beith Hatsoufsot, et Cesarae
Quatrième partie : Netanya, Tiberiade, Beith Shean, , le Golan, Safed, Tsipori, Acco, Haïfa

 

 

Tel Aviv, ce qu'il faut savoir

 

Tel Aviv proprement dite n'est pas très peuplé, mais la ville est au coeur d'une agglomération dépassant les deux millions d'habitants. Les prix du logement approchent ceux de Paris, l'hôtellerie y est cher, aussi il est bien plus économique de louer un meublé, nous avons trouvé un appartement très confortable, en plein centre près du théâtre Habima. Lorsque j'avais réservé, l 'image présentait une terrasse donnant sur la mer, il était mentionné un style moderne, attractif la réalité était tout autre, une rue passante, vue sur les immeubles en face, à plus d'un kilomètre de la mer, un sol en béton lisse, sans carrelage ni moquette etc... toutefois l'essentiel était là, deux chambres indépendantes, des douches propres, un mobilier suffisant etc... Le propriétaire avait plusieurs logements à proposer, à des prix différents, et avait mis la photo du plus chouette pour l'ensemble de ses propositions, malheur à celui qui prenait la moins chère ! !

Ce que nous avions réservé :
http://www.booking.com/hotel/il/beach-apartment-tlv.fr.html


La réalité de l'emplacement :
Photo de la rue Marmorek où était notre appartement. La photo montre un jour exceptionnel, où les voitures sont absentes, en général, la circulation est intense.

Tel Aviv ? Une métropole occidentale

Tel Aviv est la ville la plus branchée du monde, elle vient d'en recevoir la récompense :
«Depuis quelques années, Tel Aviv, la Startup City  a entrepris une stratégie de développement high-tech de la ville  à grande échelle afin de faciliter sa transformation en une ville intelligente. Tel Aviv a été nominé pour ses technologies de service public tel le Wi-Fi dans toute la ville, des outils basés sur la géolocalisation, l’adaptation pour les Smartphones etc… »

Le parking gratuit à Tel Aviv est inexistant, le réseau de transport en commun au centre n'est pas digne d'une métropole, même si un projet de tram est en cours, aussi, les taxis font leur beurre, ils ne sont pas très chers, mais ils faut se méfier, certains ont du plaisir à vous promener assez longtemps avant de vous déposer là où vous le souhaitez. Nous avons trouvé en face de notre logement un parking, nous demandant 10 € pour 24 heures, le gardien le premier jour nous avait annoncé 7 € la nuit, et 4 € l'heure supplémentaire à partir de 7 h du matin... un coup de fil du propriétaire du logement, et ce tarif exorbitant a été oublié.

Selon notre habitude, nous avons commencé par le marché, le "Shouk ha Carmel", c'est une très grande rue couverte bordée de stands, où on trouve de tout, même de très beaux fruits. J'ai eu l'impression qu'il subissait la même loi que les marchés français, un recul important du rayon fruits et légumes au profit des traiteurs, parfumeurs, maroquiniers, schmaologues, marchands de bric et de broc. Notre attention a été portée vers une marchande qui fabriquait des pitas très fines, sous l'enseigne : "le coin druze", avec une dextérité remarquable, ils étaient vendus tout chaud, prêts à recevoir toutes sortes de garnitures, bref, la pizza locale

En continuant vers la vieille ville de Jaffa, on arrive dans l'ancien quartier yéménite, aujourd'hui, il donne l'impression d'un village, avec des maisons entourées de jardin à la végétation luxuriante fleurie et fructueuse, où habitent des oiseaux qui ne semblent pas avoir peur des gratte ciel qui se profilent pas si loin que ça. On y trouve quelques restaurants plutôt chics, pas trop cachère, et tous bondés à l'heure du repas.

Le week end, dans les parcs, des animations sont organisées pour les enfants.


Des immeubles se construisent partout, au bord de la mer, et les prix sont quasiment des prix parisiens, or les salaires y sont beaucoup plus bas qu'aux USA ou en Europe, y c ompris pour les ingénieurs de haut niveau, ce qui explique peut-être en partie l'importance des investissements des sociétés américaines, qui y trouvent des ingénieurs hautement qualifiés avec un salaire très raisonnable.
Alors qui achète ces logements, si beaux et si chers ? ce sont souvent des étrangers, et voici la publicité que j'ai trouvé, vous remarquerez elle est uniquement en anglais, c'est un indice du manque d'attractivité de la clientèle locale.

Jaffa

Jaffa est la vieille ville d'où Jonas s'est enfui vers Carthage (Tunis), alors que Dieu lui avait donné l'ordre d'aller à Ninive (Mossoul). Une petite erreur de direction, et comme disait mon ancien patron "Tout le monde à droit à l'erreur... une fois !"

Le charme de ses rues anciennes a fait monter les prix de façon vertigineuse, des artistes à la mode s'y sont installés, et la vieille ville est désormais propre comme un sou neuf, ses habitants d'origine ont du se résoudre à aller habiter là où les loyers sont plus modestes. Ce phénomène se rencontre souvent en France, et à Acco, (St Jean d'Acre), les habitants n'ont l'intention de suivre ce chemin de l'exil, et on voit écrit sur des maisons "Cette maison n'est pas à vendre" ! !
Mais pour le touriste, la promenade vaut la peine, elle est parsemée de boutiques les unes plus belles que les autres, on y trouve des restaurants avec parfois une vue panoramique, et une place où on célèbre toujours Bonaparte qui y a rencontré des lépreux, les lépreux ne sont plus là, pas plus que les pauvres d'ailleurs.
Ne faites pas comme nous, n'y allez pas le vendredi après midi, car la plupart des magasins sont fermés, le samedi, la promenade doit être très agréable pour celui qui craint que son épouse ne soit tentée par des babioles hors de prix.

 

La «tayeleth» de Tel Aviv

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Un des mots hébreu indispensable à connaître est "Tayeleth", il signifie promenade, si vous cherchez un endroit agréable, n'importe où, demandez "Eifo Tayeleth" où est la promenade, et on vous montrera avec beaucoup de gestes votre chemin, si vous êtes perspicace, vous trouverez, sinon, tant pis pour vous.
Le long de la promenade, vous trouverez des cafés-restaurants, des pelouses, des statues, des animations, des bancs, et des gens de toutes sortes.
Sur la pelouse, des oiseaux cherchent les biscuits oubliés par les enfants, on y voit même la hupe fasciée, l'oiseau symbole d'Israël.
A Tel Aviv, «tayeleeth" longe la mer, parfois des pelouses, et souvent nos rêves.


Pour moi, il est le symbole de Tel Aviv
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Le Musée de la Diaspora

(Beith Hatfoutsot)

Le musée de la Diaspora est en plein milieu de l'Université de Tel Aviv, si vous y allez en voiture, cherchez la porte 2, et ensuite tâchez de vous garez ce qui est toujours un jeu de piste passionnant pour les gens patients.

Mais, l'aventure vaut le voyage, d'abord pour y arriver vous traversez les quartiers chics de Tel Aviv, cela vaut le coup d'œil, et le musée en lui même est magnifique. Il tient un peu du musée Grévin, on y voit des reproductions de la vie d'autre fois, en terre, des objets, toutes sortes de choses aptes à nous faire rêver et revivre des temps qui n'ont pas toujours été glorieux, mais qui nous sont restés très chers.

On trouve aussi dans ce musée magnifique des maquettes de synagogues, polonaises, chinoises ou marocaines par exemple, des reconstitutions de scènes historiques se passant à Rome, en Pologne, à la cour d'Aroun Al Rachid ou ailleurs.
Il y a aussi de vieux parchemins tout illustrés et une foule de merveilles présentées dans une ambiance musicale remarquable. On peut bien sûr aussi se procurer des musiques juives du monde entier.

Deux choses m'ont amusé, la première est une discrimination scandaleux, il y avait une vitrine représentant tous les grigris et porte bonheur en usage dans les familles juives, on y voit la main de fatmah, des poissons, des yeux, des "chadaï" etc... et.... un portrait de Rabbi Nahman de Ouman ! quelle injustice, ils ont oser oublier Menachem Mendel Schneerson, le rabbi des Loubavitch, et Baba Salé et tant d'autres que l'on met partout, là on a besoin d'une bénédiction, y compris dans le berceau des bébés.

La deuxième curiosité est l'arrivée d'un groupe de jeunes gens, très élégants avec des habits totalement désuet, et nous les avons vu se précipiter dans la salle des ordinateurs pour trouver la documentation qu'ils recherchaient.

 

 

 

Cesarae

Le Grand port de César, aujourd'hui s'étale en tous les sens du terme, tout semble plat sous le soleil, l'immense hippodrome où les chevaux s'élançaient n'est plus qu'une longue marche sous le cagnard... pourtant, il reste la brise marine, et autour des ruines plates des monticules laissent deviner des constructions, des archéologues s'affairent toujours à rendre un peu de vie à cet espace.

Bon, me direz vous, ils aimaient jouer au tiercé, mais voir des vieilles pierres n'est pas passionnant pour le non spécialiste, et se cramer pour si peu ne vaut pas la peine... pourtant, quand on regarde le sol, on voit que César et ses amis avaient de bon carreleurs, et embauchaient des maîtres en mosaïques, certaines représentent des motifs géométrique, d'autres des scènes de la vie, et d'autres des décorations de très bon goût.
 
Et pour voir toutes ces merveilles, y-a-t-il au moins des visiteurs, et bien oui, ils sont très variés, on trouve des cars de touristes, des écoles, des groupes d'israéliens, juifs et arabes, et même parfois quelques indigènes qui habitent les lieux depuis toujours.
 
 

Et pour accueillir tous ce beau monde, il y a un grand bâtiment, avec un café restaurant des boutiques d'artistes, et les éternels marchands de souvenirs. De ce côté du parc archéologique, on a disposé des statues dominant la Méditerranée, on apprécie la verdure, le calme, et la brise marine.

 
 
Après le parc archéologique, vous pouvez visiter la ville moderne de Cesarae, c'est un super quartier en forme de bas, vous entrez, vous pouvez aller dans toutes les rues, elles débouchent sur la rue principale, qui elle même est une impasse ! ! ne cherchez pas le centre commercial, ni l'accès à la plage, il n'y a rien de tout cela à Cesarae, par contre vous trouverez des villas, les unes plus belles que les autres, des fleurs, et même quelques mosaïques romaines en libre accès.

Première partie : Le voyage, Beith Shemesh, Askelon, Jérusalem Ouest et les quartiers chrétiens
Seconde partie : Jérusalem religieuse, la Mer Morte, Ein Guédi kibboutz et les sources
Troisième partie : Tel Aviv, la ville, Jaffa, Beith Hatsoufsot, et Cesarae
Quatrième partie : Netanya, Tiberiade, Beith Shean, , le Golan, Safed, Tsipori, Acco, Haïfa