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Voyage en Israël
Quatrième partie : La Galilée et Plus

Dimanche, 25-Jan-2015
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  Première partie : Le voyage, Beith Shemesh, Askelon, Jérusalem Ouest et les quartiers chrétiens
Seconde partie : Jérusalem religieuse, la Mer Morte, Ein Guédi kibboutz et les sources
Troisième partie : Tel Aviv, la ville, Jaffa, Beith Hatsoufsot, et Cesarae
Quatrième partie : Netanya, Tiberiade, Beith Shean, , le Golan, Safed, Tsipori, Acco, Haïfa
 

Natanya, le refuge des français

Netanya est une ville balnéaire au nord de Tel Aviv, cité très commerçante, sa place où se rencontrent tous les français, et ils sont nombreux dans la ville est très réputée pour son animation, et ses cafés où il fait bon se rencontrer pour se rappeler La Goulette, Alger ou Paris.
Sur le "kikar", la place central, on a mis un bassin et on a planté des nénuphars.
Le sable est très fin, et comme partout sur la côte, il y a de belles vagues, et des courants nettement moins beaux.
On y a rencontré un nombre impressionnant de chats dont certains ont accepté de poser.

Qui sauvera la francophonie ?

Dans les magasins de Nathanya, il y a presque toujours au moins une personne parlant le français, et c'est bien agréable, mais si les retraités très nombreux se plaisent dans cette nouvelle Nice, l'avenir de notre langue est menacée. En effet, il est quasiment impossible dans tout le pays de trouver des écoles où on apprendrait le français. La priorité est donnée à l'anglais, obligatoire dès le primaire, puis au russe, à l'arabe, au chinois, à l'espagnol... mais de français point. Il existe pourtant un machin qui s'appele francophonie, un regroupement de pays acceptant de s'afficher parmi les francophones, la liste est surprenante, on y trouve l'Égypte, où plus personne ne parle notre langue, et on y trouve pas Israël, par ce que le Liban ne veut pas.
Quelle tristesse, on sait aussi que le français est en perte de vitesse rapide au Liban également.

L'organisation de la francophonie est très malade car elle a donné la priorité à la politique et à l'économie, alors qu'elle aurait due se désinterresser de ces deux choses pour se focaliser sur la langue et la culture.
On voit des centaines de milliers de francophones israéliens obligés d'oublier notre langue, malgré l'attachement familial. Ceux qui continuent à le parler ne connaissent plus la langue écrite, on voit la même chose en Algérie, ils écrivent comme ils entendent et c'est parfois cocasse, on en rit, alors qu'on devrait en pleurer.


Tiberiade tout était fermé !

La Ville de Tibériade est une des quatre villes saintes du judaïsme en Israël, avec Jérusalem, Safed et Hebron. Elle descend de la montagne jusqu'au lac qui s'enfonce à 200 mètres en dessous du niveau de la mer. En cette saison, le lac était à son plus bas, et la ville était vraiment ce jour là à marée basse. Tout était fermé y compris les grands restaurants pour touristes au bord de l'eau où on vous servait d'habitude du poisson grillé. (Il vient d'élevages, mais on a l'impression qu'il a été pêché pendant la nuit dans le lac).

Alors en désespoir de cause, nous nous sommes réfugiés dans un grand hôtel de luxe, et à notre plus grande satisfaction, les prix était les mêmes que dans le boui boui du coin... mais le cadre, et le repas méritait largement le détour.

 

Beith Shean, une des plus vieille ville du monde

A 60 km au Sud de Tibériade, on arrive à Beith Shéane, cette petite ville est écrasée sous le soleil, la chaleur en été est difficilement supportable, et nous l'avons découverte en automne, donc pas de problème. Le site archéologique était ouvert et gratuit, mais ça, c'était avant, aujour'd'hui, il faut payer pour voir les ruines d'une grande ville romaine et byzantine, au dessus des ruines on voit le Tel, la colline dominant toute la région, qui est peuplée depuis la plus haute antiquité. On en parle plusieurs fois dans la bible, dans le livre de Samuel en particulier : .
«  Samuel 1, 31
8 Le lendemain, les Philistins vinrent dépouiller les cadavres; ils trouvèrent ceux de Saül et de ses trois fils gisant sur le mont Gilboa.
9 Ils lui tranchèrent la tête, et le dépouillèrent de ses armes, qu'ils envoyèrent dans le pays des Philistins à la ronde, pour répandre la nouvelle dans les temples de leurs idoles et parmi le peuple.
10 Ils déposèrent ses armes dans le temple d'Astarot et attachèrent son corps à la muraille de Beth-Chéane....
12 les plus résolus se levèrent, marchèrent toute la nuit et enlevèrent le corps de Saül et ceux de ses fils de la muraille de Beth-Chân; rentrés à Jabès, ils les y brûlèrent. »

En haut, on voit une mosaïque avec des croix gammées, à gauche, derrière les colonnes de marbre rose, vous remarquerez le Tel Beith Shéan où se trouvent les ruines les plus anciennes.

On remarque que

certains bâtiments aujourd'hui en ruine ont servi de chappelle.

Le marbre est majestueux sur le ciel bleu.

 

 

 

Sdé Eliahu un kibboutz religieux

A quelques kilomètres de Beith Shéan, vous trouverez Sdé Eliahu, j'y suis allé quand j'avais quinze ans, cela fait cinquante cinq ans, et que de changements ! ! pensez, le village a été bâti dans des marécages vers 1925, en 1960, il avait 35 ans, ses plus vieux membres n'avaient pas 70 ans... aujourd'hui on a construit une maison médicalisée pour les personnes en fin de vie ! Tout le monde a son vélo, et comme il y a beaucoup de personnes à mobilité réduite, des vélos électriques à quatre roues circulent un peu partout.

Le kibboutz est une communauté de 600 habitants et à Sdé Eliahu, on a maintenu le principe de l'égalité des revenus. Les villageois ont un niveau de vie supérieur à celui qu'on trouve en ville, car ils ne manquent de rien, ne paient pas d'impôt ni de loyer, et ont un budget pour acheter tout ce qui n'est pas gratuit. A ce jour, la nourriture est encore gratuite, et les repas pris en commun, ou retirés à la cuisine pour manger en famille sont offerts. Certains souhaiteraient les faire payer, ce qui permettrait d'une part d'éviter certains gaspillages, mais surtout de proposer une plus grande variété de plats, il serait possible de séduire les gourmands prêts à faire les efforts nécessaires pour satisfaire leur vice.

Le village est religieux, mais très ouvert, on y voit que peu de barbus, beaucoup de femmes sont en pantalon, certains membres ne portent même plus la kippa, le shabbat est respecté, et la nourriture est cachère.

   

Le kibboutz vit aujourd'hui d'un nombre d'activité réduites, mais rigoureusement sélectionnées pour leur rentabilité, il n'est plus vraiment "socialiste", vu qu'il s'agit d'une communauté ayant un nombre important de salariés non-membres.

On élève un troupeau important de plusieurs centaines de vaches, et il a fallu apprendre longtemps avant de réussir à acclimater des vaches hollandaises au climat très particulier de Sdé Eliahou, on a trouvé une forme de hangar qui laisse passer les courants d'air, la nourriture est évaluée scientifiquement. Tout le lait est vendu à la coopérative Tnuva, et le village n'a le droit de fabriquer du fromage qu'à son usage personnel. Comme il y a un certain nombre de membres du kibboutz d'origine française, on y fabrique de temps en temps une sorte de camembert, qui est tout sauf mauvais, sauf quand on l'oublie trop longtemps... et par la chateur habituelle, il vaut mieux éviter.

A côté de cela, les champs ont été souvent remplacé par des serres où on élève des insectes adaptés à des missions particulières : dévorer les parasites, ou poléniser les fruits. Par exemple, les rendements de tomates sont bien supérieurs quand on jette ces petites bêtes dans des serres à l'autre bout du monde. La marque du kibboutz est "Bio bee"

Le kibboutz produit aussi des dattes, des olives, il a crée une usine de dissecation d'herbes où travaillent des ouvriers de la région, y compris de nombreux arabes, (est-ce compatible avec l'esprit socialiste ? ) , et maintenant, le kibboutz s'aprête à recevoir dignement des groupes de touristes, et a inauguré un café-restaurant.

 

Maayane

Sdé Eliahou est au pied du mont Gilboa, et à quelques kilomètres de Beith Alpha où on a trouvé des mosaïques naïves et maladroites datant de l'époque byzantine, avec des inscriptions en araméen. Un peu plus loin, il y a les sources de Sakhné, et la promenade de Maayane, où on peut louer un petit véhicule, et se baigner. Des classes vont profiter de la promenade le long de la rivière, et tout le monde peut profiter de la fraicheur de l'eau.

 

 

Le Golan

Pour atteindre le plateau du Golan depuis Sdé Eliahou, nous avons longé le Jourdain, et avant le lac de Tibériade tourné vers l'Est, là une route longe la frontière Jordanienne près du Yarmouk, et une montée vertigineuse nous conduit vers le plateau.

Il est très peu peuplé, pendant la guerre de 1967, lors de la conquête du plateau par l'armée israélienne, les habitants arabes syriens ont été chassés, alors que les druzes, tout aussi syriens, qui habitent le nord du plateau ont été autorisés à rester.

De la route partent quelques embranchement vers des villages juifs, mais la route semble longue, enfin de l'espace en Israël ! puis nous sommes arrivés à Qatzrin, c'est le principal bourg juif du Golan, qui est célébre par son vin, et par son village talmudique restauré. Nous nous sommes surtout intéressé au vin, car nos préférons le vin d'ici à l'eau delà.

A l'entrée de la petite ville, on voit des chars d'assault, qui rappellent les terribles batailles qui s'y sont déroulés en 1967 et en 1973. Au hasard, j'ai trouvé un fil de fer barbelé, aujourd'hui, ils n'ont plus beaucoup de ressemblance avec ceux de mon enfance...

 

 

 

Mes'ada

Nous étions dans Nord du Golan, alors que la tension augmentait suite à plusieurs incidents dus à une poussée de nationalisme juif ou arabe, à la maladresse de la police israélienne, et au travail de sape des arabes partisans de la violence. En route pour Banyas, nous avons été arrêté par un soldat nonchalent, qui nous a signifié que le route était fermée. Alors, on a fait demi tour, et nous sommes arrêté à Mes'ada, un bourg Druze au pied du Mont Hermon.

Ce qui frappe dans les villes et villages non juifs d'Israël, c'est toujours le contraste entre les maisons, souvent grandes et magnifiques, et les espaces publics, souvent délaissés, trottoirs inexistants, absence de jardins pour enfants, emplacement anarchique des habitations etc...

L'architecture est remarquable, le choix des pierres, du basalte noir (le Golan a des traces volcaniques anciennes importantes), des calcaires roses ou blancs, et la sculpture reste un art fortement apprécié. A l'entrée du bourg, on trouve une expositions d'œuvres d'artistes contemporains.

Je m'étais déjà arrêté à Mes'ada il y a plus de dix ans, et on m'y avait fait part ie sentiments anti israélien, et pro syrien très marqué. J'ai été surpris cette année par la prolifération d'un drapeau inconnu, le drapeau Druze, on le voit partout, en haut des maisons en constructions, sur les bâtiments publics ou non.

Il m'évoquait un mixte du drapeau palestinien (triangle à gauche), présence du vert et du rouge, et du drapeau israélien : bande bleues et blanche. Mais lorsque j'ai émis cette hypothèse au café, le patron l'a rejeté sans hésiter : On est pas Palestinien ! On est pas Israélien ! on est Druze. J'ai noté qu'il n'a pas parlé de la Syrie. Les couleurs druzes s'expliquent ainsi :

  •  Le vert Couleur de la nature est toujours en premier ou encore en triangle sur le drapeau
  • Rouge : Couleur du cœur et de l’amour
  • Jaune : Couleur de l’or et du blé représentent les revenus financiers
  • Bleu : Couleur du ciel et de la mer
  • Blanc : Couleur de la paix 

Nous avons eu le plaisir d'être servi à midi par le sosie de Bachar El Assad, sur le grill, une immense aubergine nous attendait, il y avait toute une série de salades, on m'a demandé si je voulais de la salade arabe, j'ai répondu "oui", et on m'a apporté de la salade israélienne : tomates, concombres, et un peu de menthe par dessus.

Les Druzes du Golan parlent arabe, et comprennent tous l'hébreu, ils sont envahis par les touristes israéliens, et pour vivre sont bien obligés d'être bi-lingue. Le village vit en paix et en sécurité, les jeunes qui faisaient leurs études à Damas, les font désormais en Israël, les druzes forment unes des plaques du patchwork israélien, et cette plaque est sympathique.

 

 

En route vers Safed

Nous sommes redescendu vers le Jourdain, la route descend de la montagne, nous laisse admirer de très beaux paysages, avec de nombreux villages, nous avons visité le parc de Tel Dan, une très belle promenade au bord d'un ruisseau, il y a aussi comme partout des ruines, mais ce que les israéliens recherchent, c'est l'eau et la fraîcheur. J'y ai même vu des mûres, pour ceux qui pensent que Jérusalem est trop loin, on peut aller au mûres ici même.

Safed

Nous sommes arrivés à la tombée de la nuit à Safed, ville ancienne, réfuge des kabbalistes, aprement disputée pendant la guerre d'indépendance. Aujourd'hui, on y trouve beaucoup d'artistes, et de juifs religieux.
Dans une rue, nous avons vu la discussion entre deux religieux, un habillé en juif européen, et un autre habillé à l'oriental, et les paris vont bon train, s'agissait-il d'un imam ? d'un juif oriental ?
Quel est votre avis ?


Nazareth

Nazareth est la plus grande ville arabe israélienne, en route pour Tsipori, nous n'avons fait que la traverser, cela ne suffit pas pour la connaître, mais cela donne une première impression. La ville est très grande, et se trouve dans une agglomération de villages qui se prolonge sur des kilomètres et des kilomètres. La région ne paraît pas plus pauvre que le reste d'Israël, mais plus désordonné, car il ne semble pas y avoir de plan d'urbanisme, ou s'il existe, il est très peu respecté.

La basilique de Nazareth domine la vieille ville, elle est située sur un place bruyante et encombrée et n'est pas mise en valeur par une esplanade digne de ce nom. En face de la basilique, il y a des panneaux écrits en arabe, on m'a qu'ils ont été écrits par des islamistes à la gloire de l'islam. On sait que la ville est en proie à des tensions inter religieuses, et que le père Choufani, curé de Nazareth dépense beaucoup d'énergie pour y diffuser la fraternité.

Les villages qui s'étirent le long de la route qui mène à Tsipori, sont gais, et propres, nous nous sommes égaré au millieu et pour rejoindre la route, nous avons du descendre une rue à la pente vertigineuse, heureusement que la voiture a de bons frein, partout où nous avons demandé notre chemin en hébreu, on nous a répondu dans cette même langue avec le sourire.

Tsipori

Tsipori ou Sephoris, était la capitale romaine de Galilée, ville très importante qui a été détruite lors de la conquête arabe. Ville payenne à l'origine, elle a attiré des chrétiens et des juifs parmi les plus éminents, en particulier Rabbi Yehuda Hanassi, . La ville était très grande, et de nombreux palais y ont été construits, leur sol très souvent était fait de mosaïques dont certaines étaient réalisées par de très grands artistes. Il y a aussi une citadelle romaine, sur laquelle les rabbins ont posé une "mezouza". Je m'imagine la tête du général romain devant cette judaïsation de sa citadelle, justement faite pour mater les juifs ! !

Certaines mosaïques représentent des scènes de la vie, d'autres des récits mythiques, et d'autres des formes géométriques. On en voit aussi qui imitent les tapis. Il n'est pas possible de tout vous montrer, mais si vous ne devez voir qu'un seul ensemble romain, allez à Tsipori !
La mosaïque la plus célèbre représente une tête de femme, on l'a surnommé "la Mona Lisa de Tsipori", était dans la synagogue. Je remarque qu'à l'époque Rabbi Yehuda Hanassi, il y avait des images dans les synagogues, et que la communauté juive était puissante à l'époque pour pouvoir s'offir les services d'artistes de talents !

Acco ou Saint Jean d'Acre

C'est par un temps d'orage que nous avons visité Acco, c'était la capitale des croisés, et il y a encore des restes.

 

Acco est une ville fortifiée qui a résisté à Napoléon, aujourd'hui la vieille ville est majoritairement arabe, le centre historique reste plutôt pauvre et sale, et les vieilles pierres intéressent les spéculateurs, qui aimeraient bien faire d'Acco un nouveau Jaffa, ou un nouveau Safed, le site est suffisemment chargé d'histoire pour attirer une clientèle fortunée, et des touristes en meute, ce qui ne plait pas nécessairement aux habitants qui souhaitent rester chez eux.

J'ai photographié une maison sur laquelle il était écrit en rouge : "Cette maison n'est pas à vendre ! ".

On trouve au bord de la mer de suberbes restaurants, généralement tenus par des arabes, chrétiens ou musulmans, et la vue sur la mer est impressionante par temps d'orage. J'y ai vu un monstre arriver de la mer, prêt à dévorer les habitants, c'était peut-être l'esprit du racisme qui menace le pays, le voyez vous dans les nuages ?

J'ai dégusté un délicieux jus de grenade, vendu ici pour une bouchée de pain, et le marchand m'a demandé d'où je venais, je lui ai dit "Je viens de Dijon en France", il m'a répondu, "Ah, de France, vous avez des ennuis avec les arabes chez vous ? ? ? Venez ici ! ! vous en aurez aussi ! "



J'aurais aimé vous faire entendre le son, car ça dansait sur le pont ! !
 

Haïfa

Arriver la nuit sur Haïfa est impressionnant, la ville est grande, très grande, j'avais repéré où était notre logement sur une carte, et j'y suis arriver du premier coup, sans m'égarer, j'attend vos applaudissements !

La ville est à flan de côteau sur le Mont Carmel, étant arrivés la nuit, nous avons erré un peu pour chercher un restaurant, nous nous sommes renseigné à un arrêt de bus, et avons demandé si le bus nous conduisant vers un endroit animé, une dame qui parlait français nous a suggéré «sdéroth Ben Gurion» et nous a dit que le bus y conduisait, dès qu'il est arrivé, elle nous a recommandé au chauffeur, qui était tout heureux d'avoir des touristes à transporter... il nous a dit de nous asseoir, et au moment de payer, il nous a fait cadeau de course ! !

Le chauffeur nous a déposé dans une large avenue, en bas du jardin du temple Bahaï qui est la fierté de la ville, et là il ya avait en enfilade toute une série de restaurants, les uns plus sympathiques que les autres.

Le lendemain, nous avons fait un tour en ville, et nous nous sommes rendu compte de l'importance des communautés russes et arabes dans la ville. Haïfa est une ville laïque, il y a sûrement des religieux, mais ils se cachent loin du centre. Le tiers de la ville est musulmane, et on y voit moins de femmes voilées qu'à Dijon, et quand je suis allé faire un tour au super marché, le rayon charcuterie était impressionnant, on vendait aussi du "steak blanc frais", traduisez des côtes de porc !



Il est écrit en bébreu Steack blanc frais, et en Russe... je ne sais pas.


Hotel de ville de Haïfa

Nous avons rencontré cet arbre extraordinaire à Haïfa, dans un jardin près de l'hôtel de ville, des griffes en place de racine, il est tout le symbole des peuples qui vivent ici, ils se croisent sans se mélanger, regardez les racines, j'y vois des gens qui s'agripent à la terre, ils en tirent la force qui permettra l'élévation des branches, c'est la promesse de beaux fruits.

Michel Lévy

Première partie : Le voyage, Beith Shemesh, Askelon, Jérusalem Ouest et les quartiers chrétiens
Seconde partie : Jérusalem religieuse, la Mer Morte, Ein Guédi kibboutz et les sources
Troisième partie : Tel Aviv, la ville, Jaffa, Beith Hatsoufsot, et Cesarae
Quatrième partie : Netanya, Tiberiade, Beith Shean, , le Golan, Safed, Tsipori, Acco, Haïfa