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Pessah  exposé du 26 mars 2016


Jeudi, 09-Avr-2015
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Voici quelques éléments pour mieux comprendre Pessah, ceci est avant tout une synthèse de plusieurs conférences écoutées sur Akadem, je remercie particulièrement  les rabbins Yeshaya Dalsace, Gilles Bernheim et Claude Riveline, ainsi qu'AKADEM le super site de connaissance du FSJU.

 

En hébreu, Pessa'h signifie passer par-dessus. Ce nom vient rappeler qu'au cours des Dix plaies infligées aux Égyptiens, Dieu tua tous les premiers-nés égyptiens mais il passa au-dessus des maisons juives  et les préserva.
On l'appel aussi zémane 'hérouténou.  זְמַן  חרתנוְ Le temps de notre délivrance,

Être juif c'est difficile, cette difficulté à rester juif a besoin d'un push... c'est la bouche qui parle, c'est quand on a perdu le sens qu'on abandonne, pour porter la parole, il faut des symboles.

Pessah   => Péh  sakh  פֶּסַח la bouche raconte

Quelques points de repère :
  • Centralité des enfants
  • seder, festival de l'intelligence, le droit à l'excès étant dans celui du commentaire
  • Super présence de Dieu dans le Séder... à Pourim survie physique et Pessah c'est la survie mentale,
  • Absence de Moïse pendant la soirée du Séder
  • La hagadah a été codifiée pendant les tanaïm
  • Qu'est-ce qui va faire qu'on va rester juif ?
    Tension identitaire dans Pessah qu'il faut souligner


 

Le Hametz

C'est un produit fabriqué avec cinq céréales : blé, épautre, avoine, orge, seigle

Il est interdit de consommer, de posséder la moindre trace de 'Hametz, hametz
c'est plus stricte que tout ce que nous avons dans la tradition :
La règle du 1/60 ième ne s'applique pas,
par exemple : si par mégarde nous renversons moins d'un soixantième de produit lacté dans un plat de viande, il reste cachère, mais la moindre trace de 'hametz le rend impropre à la consommation à Pessah'

Un juif ne doit pas se vexer si un coreligionaire se méfie de la cacherout à Pessah, contrairement à Pourim où on doit tout accepter sans discuter

On ne consomme que ce qui est sûr et surveillé, Claude Riveline cite d'un journal de New York qui a cinquante pages de produits cachères dont certains sont aussi improbables que du cirage ou du produit à vaisselle
Les Aschkenazes (juifs de rite allemand) ne mangent pas de "knioths" Ce terme qui signifie littéralement « les petites choses » désigne d'autres formes de céréales ou de légumineuses en dehors des 5 céréales citées plus haut. On regroupe généralement sous cette appellation le riz, le maïs, les lentilles et les haricots.
Certains sépharades mangent du riz, en souvenir d'une disette à Tunis, où pour que la popultion ne meurt pas de faim, les rabbins de l'époque l'avaient autorisé, mais ce n'esrt pas suivi par tous.

ז מַצּוֹת, יֵאָכֵל, אֵת, שִׁבְעַת הַיָּמִים; וְלֹא-יֵרָאֶה לְךָ חָמֵץ, וְלֹא-יֵרָאֶה לְךָ שְׂאֹר--בְּכָל-גְּבֻלֶךָ.

On se nourrira de pains azymes durant ces sept jours; et l'on ne doit voir chez toi ni pain levé, ni levain, dans toutes tes possessions. exode chapitre 13 versets - 6-7

La Torah n'interdit pas seulement de consommer ce hamets à Pessah, elle précise « qu'il ne sera pas vu ».


Hametz et Matza : חמצ מצה 

Ce sont les mêmes lettres sauf 'het et hé

Les juifs ont une profonde intimité avec la nature, diviser la matière, ils ne se dérobent pas à la matière, et la tourne vers le ciel.

         C'est le petit trou qui va vers le ciel, lorsqu'il n'y a plus d'ouverture, on est du 'hametz on ne discute plus avec Dieu.

Ce va et vient entre le ciel et la terre n'est possible que lorsqu'il y a une ouverture.

La mémoire du levain

La matza est faite de la même farine que le pain, Ce pain n'a pas de mémoire qui ne peut pas gonfler.
L'analogie entre le levain et le Yetser Hara, instinct du mal, pollution de notre âme introduite par notre mauvaise conduite.

         Si peu qu'il en ait, toute la masse est contaminée.
Une pâte sans levain qui va recevoir des germes va gonfler de suite.
C'est l'effet du mauvais comortement, de l'insuffisance d'études, et les mauvaises pensées.
Le yetzer Hara obscurci le jugement, et voile le regard c'est l'effet du mauvais comportement. Il y a un rapport entre Yetser Hara et Hametz.
Entre l'obscurité et la faute.

         Il ne fallait pas ramener du hametz d'Egypte, seulement des richesses

Le pain levé contenait toute l'histoire de l'Egypte. Dans ces temps antiques, on faisait du pain avec le levain de la veille, tous les pains levés sont de la même origine, il est dit n'emportez pas le pain de l'gypte, car ce serait toute l'histoire de l'égypte que vous auriez amené avec vous.

N'emportez pas l'histoire de l'Egypte, elle a fait trop de mal, c'est une histoire d'idolatre, d'esclavage, mais vous avez appris la technique, vous avez appris les villes d'approvisionnement à gouverner un état, c'est ça les richesse. L'Égypte c'est le pays de l'étroitesse  צַר Tsar veut dire étroit, serré mais aussi ennemi et... Tsar Mi indique l'origine, d'Égypte viennent l'étroitesse d'esprit et l'ennemi.

Les hébreux avaient reçu l'ordre de ramener les richesses de l'Égypte

Les hébreu avaient emporté des richesses, c'est marqué 4 fois dans la thora.

        Dieu supplie les hébreux : Vous ne devez pas sortir les mains vide.
Il sont amené de l'or de l'argent « tes enfants partiront d'Egypte chargés de richesses »

יד וְגַם אֶת-הַגּוֹי אֲשֶׁר יַעֲבֹדוּ, דָּן אָנֹכִי; וְאַחֲרֵי-כֵן יֵצְאוּ,בִּרְכֻש ׁ גָּדוֹל.

Dieu dit à Abram: "Sache-le bien, ta postérité séjournera sur une terre étrangère, où elle sera asservie et opprimée, durant quatre cents ans. 14 Mais, à son tour, la nation qu'ils serviront sera jugée par moi; et alors ils la quitteront avec de grandes richesses. 15

N'emportez pas l'histoire de l'Egypte, elle a fait trop de mal, c'est une histoire d'idolatre, d'esclavage, mais vous avez appris la technique, vous avez appris les villes d'approvisionnement à gouverner un état, c'est ça les richesse.

Vous allez emporté des métaux, de l'or, des vêtements précieux.

Vous avez le devoir de maitriser la nature, l'or et l'argent, mais vous avez le devoir de pas vous laisser dominer par elle, n'emmenez pas l'histoire

La matsa est un pain sans passé. Notre devoir est de sortir d'Egypte

La matsa, c'est le pain de la hâte

Au moment où il va sortir d'Egypte, Dieu annonce que la sortie aura lieu trois jours plus tard dans la précipitation, les hébreu n'auront plus le temps de faire lever la pâte. C'est le pain de la hâte.
Si cette annonce a eu lieu trois jours avant qu'on ait le temps de faire lever la pâte, alors pourquoi les hébreu n'ont-ils pas profité de ces trois jours pour faire lever le pain ? Si je dis à un enfant, dans trois jours on s'en va en voyage, et dans trois jours on partira à la hâte, en tant que père, je dirais à mon fils, profite de ces trois jours pour faire ta valise.
Qu'est-ce qu'un enfant ? celui qui a un autre rapport au temps, trois jours c'est maintenant ou très loin, l'adulte a régulé son rapport au temps.
Certains adultes font tout dans la précipitation, l'enfant va dire, dans trois jours c'est maintenant, alors il se précipite et fait mal, ou alors il ne fait rien, et dans trois jours fait sa valise précipitamment, c'est le réflexe de l'enfant, car le temps est court.
Les choses éloignées soit elles n'existent pas, soient elles sont immédiates.

Lorsqu'il est dit à Israël qu'il sortira dans trois jours, de toutes façon il préparera le pain dans la précipitation, il va agir comme un enfant, et ne prendra pas le temps.
Il n'a pas la notion, c'est un état d'enfant dans son rapport court au temps.
La précipitation n'est pas une volonté divine mais atteste, le rapport enfantin au temps.

La matsa est le pain d'un peuple enfant qui vit son rapport au temps court,

A Pessah nous retournons à l'essentiel pendant huit jours

Il est enseigné qu'il ne doit pas y avoir de levain ou de produit de fermentation pendant pessah, par ce que le levain signifie les ingrédients qui permettent soit d'accélérer le rythme de la cuisson ou de modifier la forme de ce que l'on cuit.

Cela permet à la forme de se faire. Comme si dans le temps et dans l'espace on ne conservait en souvenir de la sortie d'Egype que le substrat.au détriment de la forme

Après le gonflement des formes, sur le fond rien n'est changé.

Par ce que nous avons un rendez vous avec Dieu

Pessah est une "mohède" un rendez vous avec Dieu Mohède מוֹעֵד veut dire rencontre lieu fixé pour un rendez vous, fête, c'est de là que vient le mot actuel hébreu de מוֹעֵדוֹן  Moadon => club La rencontre avec l'autre, qui nécessite d'être au clair avec soi-même

Quand je rencontre quelqu'un en qui j'ai confiance, je n'ai pas à mettre en place toute une stratégie de communication, on peut aller directement à l'essentiel, ce qui construit notre relation c'est l'essentiel, si je rencontre quelqu'un que je connais mal, je vais mettre en place une stratégie de la communication, selon la modalité de la relation, je pourrai aller directement à l'essentiel ou non.

A Pessah on élimine toutes les formes, rien de ce qui suggère la forme, la mise en forme, tout cela est éliminé pour se concentrer sur les fondamentaux;

A Pessah, on va devenir un peuple,

On prépare une histoire ensemble avec la géographie, on deviendra une nation.
Tant que les hébreu étaient en Egypte, ils étaient une somme d'esclaves, ils n'avaient pas de projet commun, ils servaient le désir de leur maîtres. Aussi nombreux étaient-ils, Ils ne constituaient pas un peuple, mais une masse de gens qui n'avaient pas de désir en commun, pas de projet, de vivre ensemble, c'est ce qu'on appel peuple. 

 En sortant d'Egypte, ils vont pouvoir concevoir un projet ensemble, Pour s'engager dans un vivre ensemble, plus le groupe est important, plus  il importe que chacun soit lui-même au moment de l'engagement, au lieu de parler de centaines de milliers de gens, je vais pour parler de la vie de couple. A partir du moment où vous désirez vivre ensemble, il est indispensable que chacun soit en adéquation avec lui-même.

Si je ne sais pas ce que je veux faire, l'engagement sera dans la confusion, sans savoir mes désirs, prendre les désirs de l'autre pour les miens, je serai manipulé. Combien de personne font ce que nos parents ont voulu pour nous, on vit une histoire que d'autres ont décidé pour nous. Cela peut arriver à cause de nos parents, de nos maîtres, de notre conjoint…  on a l'impression que ce que l'autre a décidé est très bon pour nous, mais ce n'est pas nous qui l'avons choisi.
A partir du moment où on vit un temps qui ne nous appartient pas, quand on vit dans le projet de l'autre, lorsqu'on est habité par l'idée que l'autre donne du temps, on en est habité au point où on croit que c'est notre volonté. On a fait que récupérer un désir qui  n'est pas le nôtre.

En  éliminant le levain, nous éliminons tout ce qui symboliquement représente le développement de la forme au détriment du substrat. Avant de construire quelque chose ensemble, je veux m'attacher à l'observation de mon désire, qu'est ce que je désire de ma vie, pour ne pas être dévoré par la confusion des désirs.
La fusion est agréable, mais on finit par ne plus savoir qui on est

Ici il ne s'agit pas d'un couple, mais d'un peuple. Si chacun n'a pas fait cet effort de se retrouver, il ne sera qu'un élément anonyme fusionné dans un ensemble,

«Depuis l'exode d'Egypte la liberté parle avec l'accent hébreu» (Heine), c'est la liberté d'être soi.

Une fois par an, pendant une semaine, il y a une mise en retraite, ce temps à soi, où apprend à se retrouver être le sujet de son propre désir, c'est le rituel, Pessah est le temps qu'on se donne chaque année pour sortir du groupe afin de pouvoir revenir dans la relation mieux construit, riche de son projet de son propre désir. Réhabilitation de son propre désir. Si ce temps ne se fait pas, le peuple ou l'individu risque d'entrer dans un projet pauvre, où on peut se sentir bien par paresse.  

Cela  veut dire accepter de se reprendre en main.

 

Le Seder

Seder = ordre : suite d'actes chronologiques

 

 
 

Le plateau du Séder :     Tradition du Zohar

 

1- Le plateau, est un élément a part entière du Seder, il est le fondement de la Sefira Malkout.

En haut du plateau:  3 Matsots entières = les 3 Séfirot  "Keter-Hokhma-Bina". (Couronne, sagesse et intelligence)

Sous les 3 Matsots, a droite: Zéroa (L'Os) : Epaule d'Agneau = la Séfirat de Hessed
  L'agneau : Souvenir du sacrifice de Pessah. (toute viande, même de volaille, peut convenir).

Sous les 3 Matsots a gauche: Bétsa: L'œuf dur = la Séfirat de Guévoura
          En souvenir du "Korban Haguiga" offrande des jours de fêtes "Korban Yom Tov".
          L'oeuf évoque l'affliction et la destruction du Bet Amikdache. La tradition cite:
          "le 1er jour de Pessah est le même jour de la semaine où tombe le 9 Av".

Au-dessous du Zeroa (de l'os) : Harossèt = la Sefirat Netsah

Harossèt vient du mot"Heress" l'argile, il rappelle  le mortier pour la fabrication des briques.  Composition: fruits d'Israel, dattes,  jus de grenade, pommes, poudre d'amande, noix muscade…  le tout mélange avec du vin rouge doux.

Au-dessous de la BetsaKarpass = la Séfirat Hod  

Céleris, trempe dans l'eau salée.


Au-dessous du Karpass: Maror : Herbes amères =  la Sefirat Yessod

Salade romaine ou endives (bien nettoyee ), souvenir de l'amertume d'Egypte .
Hazérét : Herbes amères =  la Séfirat Tiférét
Comme le Maror utilisé pendant le  Korékh (Matsa + herbes amères + Hazérét)
Bol d'eau salée : hors du plateau, rappelle les larmes, la détresse.

 

Le récit est fondamental, son but est d'initier l'enfant à son identité juive, et de lui donner le sens de la spiritualité juive, l'enfant est au centre de la soirée.

La Hagada a mis mille ans à s'écrire, notre texte actuel est relativement tardif.

Depuis l'exode d'Egypte la liberté parle avec l'accent hébreu (Heine), c'est la liberté d'être soi.

La Haghada est divisée en 15 parties comme les 15 psaumes des degrés (Shir Amahloth) qui correspond aux 15 marches de chaque escalier qui montait dans une autre cour du temple. N'importe qui n'entrait pas dans cette seconde cour, il fallait être préparé. 15 c'est yod hé valeur divine

1) Couché accoudé : monde greco romain

La source la plus ancienne est la Michna du traité tsarit. Même le plus pauvre ne doit rien manger avant d'être couché, comme les gréco romains... (tenue des 'hassidim)

2) 4 coupes de vins

La michna dit que les coupes sont obligatoires, même pour les plus pauvres assisté par la soupe populaire. Pour cela il doit même vendre ses vêtements.

Quatre coupes de vins, comme il y a quatre langage pour expliquer la sortie d'égypte :  exode Chap 6 v6 et 7

לָכֵן אֱמֹר לִבְנֵי-יִשְׂרָאֵל, אֲנִי יְהוָה, וְהוֹצֵאתִי אֶתְכֶם מִתַּחַת סִבְלֹת מִצְרַיִם, וְהִצַּלְתִּי אֶתְכֶם מֵעֲבֹדָתָם; וְגָאַלְתִּי אֶתְכֶם בִּזְרוֹעַ נְטוּיָה, וּבִשְׁפָטִים גְּדֹלִים.ז וְלָקַחְתִּי אֶתְכֶם לִי לְעָם, וְהָיִיתִי לָכֶם לֵאלֹהִים; וִידַעְתֶּם, כִּי אֲנִי יְהוָה אֱלֹהֵיכֶם, הַמּוֹצִיא אֶתְכֶם, מִתַּחַת סִבְלוֹת מִצְרָיִם.

6 Donc, parle ainsi aux enfants d'Israël: 'Je suis l'Éternel! Je veux vous soustraire aux tribulations de l'Égypte et vous délivrer de sa servitude; et je vous affranchirai avec un bras étendu, à l'aide de châtiments terribles. 7 Je vous adopterai pour peuple, je deviendrai votre Dieu; et vous reconnaîtrez que moi, l'Éternel, je suis votre Dieu, moi qui vous aurai soustraits aux tribulations de l'Égypte.

 Ve osseti וְהוֹצֵאתִי : j'ai fait sortir
         Ve hitsalti  וְהִצַּלְתִּי j'ai sauvé
          Vegaalti וְגָאַלְתִּי j'ai libéré
          Ve lakarti  וְלָקַחְתִּי j'ai pris

 Ve Eveti  je vous ai emené dans le pays d'Israël. pour la cinquième coupe


  Le repas est normal pour l'époque au début, on commence par le kiddoush, on prend des herbes trempées, c'est la Kémia de l'époque, mais brutalement on sert une seconde coupe de vin, et là c'est bizzare.
Après les herbes, on fait motsi, il y a donc un rite inhabituel

C'est là que les quatre enfants interviennent

R. Méir dit : Au moment où Israël se tenait debout devant la montagne du Sinaï pour recevoir la Torah, le Saint, béni soit-Il, lui dit : "Je vous donne la Torah, mais présentez-moi de bons garants afin de garantir qu'elle sera préservée, alors je vous donnerais la Torah. [Après avoir proposé en vain toutes sortes de garants] Les enfants d'Israël lui dirent : "Nos enfants seront garants pour nous" ! Le Saint béni soit-Il répondit : "Voilà enfin les meilleurs garants, et c'est par eux que j'accepte de vous donner la Torah", c'est ainsi qu'il est écrit : "Par la bouche des enfants et des nourrissons tu as fondé ta force" (Ps 8, 3) », et il n'existe d'autres forces comparable à celle de la Torah ainsi qu'il est dit : "Que l'Eternel donne la force à son peuple !" (Ps 29, 11). Midrash (Cantique Rabba 1, 23)

Le sage : (Le sage et non le juste)Le verset fait dire à l'enfant : « Que sont les témoignages, et les statuts et les ordonnances, que l'Éternel notre Dieu vous a ordonné ? » (Deutéronome 6, 20). S'agissant d'une question élaborée, les rabbins l'attribuent au sage. C'est ainsi qu'il convient de l'inviter à réfléchir sur les lois de la fête.

Le rituel religieux pris exclusivement n'est pas exempt d'un certain danger : celui d'induire des automatismes et par là même de figer notre conception de la volonté divine. Cet inconvénient oblitère le regard neuf et la possibilité d'une réflexion objective, conditions indispensables pour apprécier et vivre en plénitude ce que l'on fait. C'est donc par l'étude que le Juif peut être sauvé d'un tel écueil, c'est par elle qu'il peut à tout moment refondre et recomposer le monde qui est le sien par les nouvelles lumières d'une compréhension sans cesse renouvelée.

L'enseignement de la Torah vaut plus que l'accomplissement des commandements (Talmud, Moed Quatan 9, a). Au point que le Talmud de Jérusalem fasse ainsi dire à Dieu : « Pourvu que même s'ils m'abandonnent, ils continuent à garder (dans le sens d'étudier) la Torah, car sa lumière pourra les ramener vers le droit chemin » ('Haguiga 1, 7).

Répond lui comme la loi, au niveau du rituel, qui est porteuse de sens, ein maftirim, nous ne terminons pas le repas par une Aficomane

Cette Aficomane est traduit généralement par désert, en fait c'est une coutume grecque dont on voit un exemple dans le banquet de Platon.
A la fin du repas, les convives en bandes passaient d'une salle à l'autre pour inciter les invités à boire et à se débaucher, Platon lui, buvait et restait la tête froide, continuant à disserter philosophie. Il parlait de comédie et tragédie.
Les rabbins vivant en particulier à Tsipori dans la ville greco-romaine connaissaient la culture grecque et l'appréciait, pour être libre, ils mangeaient accoudés comme les grecs, ils philosophaient sur la sortie d'Egypte.. mais ils ne terminaient pas par l'Aficomane.

Le mécréant :

Concernant le Racha , qui s'exclut volontairement du peuple d'Israêl , le ton et est tout autre . il faut lui casser les dents. Peut être qu'en lui retirant ces « dents » mordant le juste jusqu'au sang , celui-ci perdra de sa véhémence contre les justes et deviendra un grand d'Israël .
Il faut se souvenir de ce que le Talmud disait à propos de Rabbi Akiva . Lorsqu'il voyait un  grand sage d'Israël , il voulait le mordre jusqu'au sang , avant d'user de sa vigueur au profit de l'étude de la Thora .
De plus ,par allusion et par les guématriot , si on enlève au racha =570 les achinaiims= 395 , (dents) on retrouve le tzadik=194 +1 (mot lui-même )

Un Dibour est une parole exprimée. Le soir du Séder est le moment qui réactualise ce moment de la Sortie, de l'accès au Dibour, à la Parole exprimée. Mais savons-nous ce qu'est une parole ? Avons-nous la possibilité de dire ce que nous pensons ? Nous sommes tout le temps cernés par nos censures, nos autocensures. Mais si je dis ce que je pense on va me taxer de ceci ou de cela, de raciste, de sioniste, d'antisioniste, de macho, de féministe etc..   Le Séder c'est le moment où on peut essayer de se parler, et souvent pour entamer le dialogue un peu d'agressivité est nécessaire.

Le  rach'a » est à la table du séder Certes il se positionne en rebelle, mais en réalité il accepte le système puisqu'il y prend part ! Le vrai problème d'une famille juive, ce n'est pas l'enfant qui conteste les pratiques établies, c'est l'enfant qui a quitté la table familiale. Mais tant qu'il est là, la discussion reste possible.

Contrairement à ce que nous lui faisons croire, le « rach'a » de la Haggada aurait été libéré s'il avait été en Egypte. Il est semblable aux mécréants qui furent délivrés car ils suivaient le système proposé par Moïse, bien que le contestant. La réponse qu'on lui lance à la figure a pour objectif de le faire réagir. On le bouscule pour le forcer à rester à table et à se défendre. On doit susciter son indignation. 

La Haggada n'est qu'un support pour lancer une réflexion sur la sortie d'Egypte, et au-delà, sur notre rapport à Dieu qui se fonde pour beaucoup sur le rappel de cette période. La discussion doit continuer, des arguments doivent être échangés. La table du « seder » la plus productive doit sûrement être celle autour de laquelle se trouve un juif révolté mais non-obtus, remettant en cause notre pratique tout en étant prêt à écouter ce que nous avons à dire. Nous aussi, nous devons prendre en compte sa remise en question de nos principes, sans chercher la réponse surfaite qui le fera taire. Sans remise en question il n'y a que carcan. Il serait donc dommage de s'en priver le soir de l'année durant lequel nous célébrons notre liberté.

Le Tam, simple...; était parfois appelé Tipèche. On doit aller au devant de ses questions.

Celui qui ne sait pas poser de question peut-être étranger à notre tradition, il ne sait même pas qu'il se passe quelque chose.

 

Pessah matsa Maror

Pessah : l'agneau pascal, c'était le nom du début de la fête, par la suite, la thora ne parle que de la fête des Mazots.
Hors du Temple, les sacrifices sont interdits, au Séder, on ne donne pas le nom de Korban Pessah.

Matsa : L'usage demande des Matsots Lechem Mitsva, fabriquées à la main, surveillées scrupuleusement, de toute fermentation, depuis la moisson jusqu'a la cuisson.
Elle rappelle la sortie précipitée , en pleine nuit, le pain des Bne Israel, n'a pas eu le temps de lever.

 

Bibliographie :