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Les immigrés frappent à la porte de l'Europe
Revue de Presse


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  • Lampedusa îlot débordé par le flot des immigrés (Libération Eric Jozsef )
  • Liban: le nombre de réfugiés syriens dépasse un million (AFP)
  • Turquie : Plus de deux millions de réfugiés syriens se pressent en Turquie
  • Pourquoi les pays du Golfe n'accueillent pas de réfugiés  (Le JDD Valentine Arama)
  • Chrétiens, la voix étroite de l'accueil des réfugiés (père Christian Venard Le Point)
  • A Munich, l'Ofpra sélectionne des réfugiés syriens et irakiens pour la France
  • Les Français peuvent-ils encore se réfugier en France ? (Atlantico - suivi d'une série ce contributions de lecteurs très marqués à droite.)
   
 

Liban: le nombre de réfugiés syriens dépasse un million

Par AFP, publié le 3 Avril 2014 à 19:54

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Des réfugiés syriens attendent leur tour pour être enregistrés par le HCR, à Tripoli,
dans le nord du Liban, le 3 avril 2014 [Joseph Eid / AFP]

Le nombre de réfugiés syriens enregistrés au Liban a dépassé jeudi un million de personnes, affectant profondément l'économie de ce petit pays qui ne cesse de pâtir de la guerre en Syrie voisine et pour lequel l'ONU a recommandé une aide internationale d'urgence.

Le nombre de réfugiés, pour la moitié des enfants, équivaut désormais à un quart de la population libanaise, et "le flux s'accélère", a souligné le Haut commissariat de l'ONU pour les réfugiés (HCR) dans un communiqué.
Selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), plus de 150.000 personnes ont été tuées depuis le début en mars 2011 du conflit en Syrie. Et d'après l'ONU, 6,5 millions de personnes ont été déplacées à l'intérieur de la Syrie et quelque 2,6 millions ont fui le pays, s'installant principalement dans les Etats voisins. Le Liban paie le plus lourd tribut,
Selon le HCR qui déplore "un record désastreux aggravé par des ressources qui s'épuisent rapidement et une communauté hôte proche du point de rupture". Yehia, 18 ans et originaire de Homs, est le millionième réfugié syrien enregistré par le HCR au Liban, le 3 avril 2014 à Tripoli

Le HCR au Liban enregistre "quotidiennement 2.500 nouveaux réfugiés, soit plus d'une personne par minute". Yehia, un jeune homme de 18 ans originaire de la ville syrienne de Homs, a été le millionième réfugié à s'être enregistré dans le pays. - "Logé dans un garage" - Il vit avec sa mère et ses deux sœurs dans un garage à Dinniyeh, près de la ville de Tripoli (nord), où plusieurs centaines de réfugiés attendaient jeudi de s'enregistrer. Son père, menuisier, a été tué par un sniper en 2011.

 


Une réfugiée syrienne et ses enfants dans le centre du HCR, à Tripoli dans le nord du Liban, le 3 avril 2014 [Joseph Eid / AFP]

"C'est une catastrophe", dit-il à l'AFP. "Ma mère a vendu tout son or pour que l'on puisse payer les 250 dollars de loyer mensuel. Nous ne savons pas ce qui nous attend plus tard", déplore-t-il, en souhaitant pouvoir terminer sa scolarité. "Le fait qu'il y ait un million de Syriens (...) ici est très douloureux", confie le jeune homme, le visage triste. Comme lui, de plus en plus de réfugiés habitent dans des garages, des tentes et des étables, beaucoup dans des secteurs frontaliers directement touchés par la guerre en Syrie.

Selon le HCR, quelque 80.000 réfugiés nécessitent d'urgence des soins de santé, tandis que plus de 650.000 bénéficient d'une aide alimentaire mensuelle pour survivre. "Le Liban accueille la plus importante concentration de réfugiés de toute l'histoire récente. Nous ne pouvons pas le laisser porter seul cette charge", a affirmé le chef du HCR, Antonio Guterres.

L'impact sur le Liban --en proie à des crises politiques à répétition et des conflits armés ponctuels depuis la fin de la guerre civile (1975-1990)-- est effet "immense", selon le HCR.

 

Carte des réfugiés syriens dans la région du Proche-Orient et chiffres clés [L.Saubadu, G.Handyside / AFP] PHOTO CI-DESSUS

Tout d'abord, d'un point de vue économique, avec "un déclin du commerce, du tourisme et des investissements et une augmentation des dépenses publiques". D'après la Banque mondiale, la crise syrienne a coûté au Liban 2,5 milliards de dollars en perte d'activité en 2013 et menace de faire basculer 170.000 Libanais dans la pauvreté d'ici fin 2014.

- "Fardeau sans précédent" - Les enfants représentent "la moitié de la population syrienne réfugiée" et "le nombre d'enfants en âge d'être scolarisés dépasse désormais 400.000, éclipsant celui des enfants libanais dans les écoles publiques", a expliqué le HCR. Les écoles libanaises en accueillent plus de 100.000, une partie des autres enfants travaillent. Parallèlement, en raison de l'augmentation de la main-d'œuvre, "les salaires s'effondrent et les familles luttent pour joindre les deux bouts", selon le HCR.

Pour M. Guterres, soutenir le Liban est "indispensable pour stopper la dégradation continue de la paix et de la sécurité dans cette société fragile". Alors que l'ONU avait lancé un appel de fonds de 1,89 milliards de dollars pour 2014 pour ce pays, seuls 242 millions USD (13% du total) ont été reçus, ce qui peut avoir "des conséquences désastreuses", a noté l'organisation. Le ministre libanais des Affaires sociales, Rachid Derbés, a lui aussi appelé "la communauté internationale à partager ce fardeau sans précédent avec le Liban, avant que cette situation explosive ne prenne des proportions mondiales".

 

 

 

 

Chrétiens : la voie étroite face aux réfugiés

Le chrétien d'Occident n'a pas le choix : il doit prendre sa part au nécessaire accueil des réfugiés en Europe, jugent un aumônier militaire et un théologien. PAR CHRISTIAN VENARD Publié le 18/09/2015 à 06:09 | Le Point.fr

http://www.lepoint.fr/societe/chretiens-la-voie-etroite-face-aux-refugies-18-09-2015-1965813_23.php?M_BT=195724279573#xtor=EPR-6-[Newsletter-Matinale]-20150918

Accueillir les réfugiés n'empêche pas de demander des comptes au personnel politique actuel quant à son incurie face à ces crises, estiment l'abbé Venard et le frère Venard.

Il est bien difficile de répondre, comme chrétien, aux multiples questions que pose la crise actuelle autour de l'afflux massif de « réfugiés », « clandestins », « migrants », venus du Moyen-Orient vers l'Europe. Certains prônent une mâle fermeté pour les rejeter au nom d'une éventuelle islamisation de l'Europe et de la défense de nos valeurs chrétiennes. D'autres revendiquent une charité sans borne au nom même du Christ pour une ouverture sans limites de nos paroisses et de nos foyers.

Comme souvent en foi chrétienne, une juste réponse ne serait-elle pas dans un équilibre exigeant ? L'urgence du partage des richesses Dieu a confié sa création à l'être humain.
L'Église est très claire : toute la richesse de la création est faite pour toutes les créatures.
Il est donc scandaleux aujourd'hui que moins de 10 % de l'humanité consomment 90 % de la richesse commune ! Derrière le pape François, mais avant lui Benoît XVI ou Jean-Paul II, et depuis des décennies, les catholiques appellent donc, en urgence, au partage des richesses, en particulier entre le Nord et le Sud. Si les puissants de ce monde ne s'organisent pas pour promouvoir ce partage sur toute la planète, en établissant des conditions de prospérité minimale, de sécurité, de paix, il est normal que les petits se déplacent et s'efforcent de trouver subsistance, là où il y en a. Vers un « mieux vivre » Or, de toute évidence les pays « modernes » – développés – continuent le pillage systématique des richesses des pays en voie de développement – aux économies émergentes comme l'on dit pudiquement – au lieu d'organiser la coopération. Pire encore, ils les pillent en se cachant derrière le noble idéal de la démocratie – destruction de l'Irak, de la Libye, déstabilisation de la Syrie, ne parlons pas de certains conflits africains, etc. – le plus souvent pour de sordides intérêts financiers, énergétiques ou politiques.

Dans cette injuste conjoncture, les « petits », les « faibles » émigrent en masse pour trouver refuge et conditions de vie décente. C'est logique, compréhensible et tout simplement normal. La mondialisation qui aurait dû leur apporter un « mieux vivre », leur permet au moins une plus grande facilité de déplacement – c'est un minimum paradoxal !

Pour autant, cela ne veut pas dire que l'on puisse accueillir tout le monde, n'importe où et surtout n'importe comment. La politique est l'art du « possible ». Les principes chrétiens – humanistes ? – précédents étant un repère ferme, il lui faudrait étudier comment faire au mieux pour :

- rétablir paix et prospérité là où c'est nécessaire (et surtout pas en cherchant à exporter, à coup de bombes, des grands principes moralisateurs démocratiques occidentaux, mais en visant au moindre mal : un dictateur « laïque » vaut sans doute un peu mieux qu'une anarchie ou une tyrannie islamiste) ;

- dans l'urgence, voir comment assister les réfugiés dans leur migration actuelle, avec comme objectif de leur permettre un retour décent sur la terre de leurs aïeux, dans ces pays qui leur appartiennent et qui ont été forgés par leurs ancêtres ;

- aider enfin ces réfugiés à rentrer chez eux dans des conditions permettant, à terme, leur réinstallation et une équitable collaboration « Nord-Sud ». L'accueil, une nécessité morale Oui, l'accueil est une nécessité morale : le Christ est dans les pauvres. Le chrétien n'a pas le droit de ne pas y participer, dans la mesure de ses moyens et autant que possible. « Ce que vous avez fait au plus petit d'entre les miens, c'est à moi que vous l'avez fait », dit Jésus. Nonobstant, il n'est pas interdit, même aux catholiques, d'être intelligent.

Nos gouvernants occidentaux, dans leur immense majorité, sont composés d'hommes politiques irresponsables et inconséquents. Ils prônent l'accueil irréfléchi de la masse des réfugiés, sans prendre les moyens d'aider leurs pays d'origine.
La France est à cet égard un véritable pompier-pyromane, en aidant des islamistes dits « modérés » sous prétexte de répandre la démocratie.
Accueillir, mais changer de politique étrangère Le chrétien occidental n'a pas le choix. Il doit prendre sa part pour le nécessaire accueil des réfugiés en Europe. Mais il doit exiger politiquement que cet accueil s'accompagne d'une réforme complète de la politique étrangère européenne, plus réaliste et visant le bien concret des peuples et non l'expansion de nos idéologies républicaines inadaptées à ces pays – si tant est qu'elles le soient même chez nous !

Il lui reviendra aussi de demander des comptes au personnel politique actuel et à son incurie face à ces crises. Enfin, arme ultime dans toute démocratie qui se respecte, il se fera entendre par la voix des urnes. Et sa voix aura d'autant plus de poids qu'il aura su se faire « bon samaritain » pour ses frères les plus démunis et en déshérence. Père Christian Venard, aumônier militaire, auteur de Un prêtre à la guerre, Tallandier, 2012 Frère Olivier-Thomas Venard, dominicain et théologien à Jérusalem, auteur de Terre de Dieu, terre des hommes, Artège, 2012

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Pourquoi les pays du Golfe n'accueillent pas de réfugiés

Source : Le JDD    Valentine Arama - leJDD.fr jeudi 17 septembre 2015

 

L'Arabie saoudite, le Qatar, le Koweït, Oman et les Emirats arabes unis, restent très discrets en matière d'accueil de réfugiés. De leur côté, ceux qui prennent le chemin de l'exil évitent à tout prix ces Etats, où ils ne sont pas les bienvenus. Si beaucoup de réfugiés syriens ont été accueillis dans des pays voisins comme la Turquie, le Liban, la Libye ou la Jordanie, ce n'est pour eux qu'une escale, avant de rejoindre l'eldorado européen.

Des lois restrictives et un accès plus que limité

Il est presque impossible pour les réfugiés de passer les frontières des pays du Golfe. La plupart d'entre eux savent qu'une fois arrivés, ils risquent d'être renvoyés dans leur pays d'origine. Par ailleurs, le Qatar ne fait pas partie des pays ayant signé la convention de Genève de 1951 qui a créé le statut de réfugié et qui oblige les pays à accorder l'asile aux personnes fuyant les conflits et les persécutions.

Ainsi, ces derniers ne peuvent pas être reconnus en tant que tel au Qatar, et ne peuvent donc pas venir y demander l'asile. "Les pays du Golfe considèrent que l'accueil de réfugiés favoriserait un appel d'air qui viderait encore plus les pays de leur population, or ils veulent que les habitants restent dans leur pays d'origine", explique Mathieu Guidère, spécialiste de géopolitique dans le monde arabe. De plus, selon le Haut-Commissariat pour les réfugiés (HCR), aucun des pays du Golfe n'a proposé de relocaliser sur son sol une partie des Syriens qui ont fui leur pays.

L'aide financière, argument infaillible pour refuser les migrants

Les monarchies du Golfe, mises en cause pour ne pas accueillir de réfugiés ont appelé mardi "la communauté internationale à assumer ses responsabilités pour aider les réfugiés syriens", lors du Conseil de coopération du Golfe (CCG), composé de l'Arabie Saoudite, du Bahreïn, du Koweït, d'Oman et du Qatar. A travers le communiqué rédigé au terme de la réunion, les ministres ont tenu à rappeler que leurs pays avaient apporté une aide financière et humanitaire, "en coordination avec les gouvernements de pays d'accueil ou des ONG", à des centaines de milliers de syriens, réfugiés au Liban et en Jordanie par exemple. Le Koweït, est le deuxième contributeur à la réponse financière. En juin dernier, le pays a versé 121 millions de dollars à l'Agence des Nations Unies pour les réfugiés, pour appuyer leurs efforts face à la crise humanitaire résultant de la crise prolongée en Syrie.

Des pays limitrophes saturés

Depuis le début de la guerre civile en Syrie, quatre millions de réfugiés syriens ont été accueillis principalement dans trois pays : la Turquie, le Liban et la Jordanie. Ces pays, voisins de la Syrie ont atteint leurs limites. En Jordanie, le camp Zaatari, en plein milieu du désert, près de Mafraq, accueille 180.000 personnes. C'est devenu la quatrième ville de Jordanie en termes de population. Dans ce camp, qui a été décrit comme "une prison à ciel ouvert", impossible de sortir sans autorisation ou même de travailler.
Plus de papiers d'identité, mais de simple "cartes de réfugiés", les habitants du camp sont menacés d'expulsion et de renvoi dans leur pays d'origine s'ils sont surpris en train de travailler en dehors du camp.
Des pays comme la France et la Grande-Bretagne financent ces camps, de manière à retenir les réfugiés dans leur région et à contenir l'afflux de migrants qui déferle vers l'Europe.
Dans ces camps, il n'existe donc aucune perspective d'avenir et c'est pourquoi beaucoup décident de partir.

L'Europe, un eldorado rêvé par les réfugiés

Si les pays du Golfe refusent les migrants, eux non plus, ne rêvent pas de s'y rendre. Ils préfèrent se lancer dans un long périple, dangereux et incertain, vers l'Europe. "L'Europe aujourd'hui, dans ses déclarations et dans sa manière de faire, présente une politique très accueillante à l'égard des migrants", explique Mathieu Guidère. Les risques encourus pour rejoindre l'Europe sont très nombreux. Depuis l'an dernier, plus de 3.000 migrants ont perdu la vie en mer, sans que les migrants ne se découragent. Selon Mathieu Guidère, tout est une question de calcul : "si vous arrivez jusqu'en Europe sain et sauf, les avantages par la suite sont beaucoup plus importants que dans les pays du Golfe. Si vous arrivez dans les pays du Golfe, vous n'avez aucun accueil, aucun avantage et vous et vous êtes immédiatement refoulé. Alors qu'en Europe, vous pouvez y restez à vie."

Cette politique des pays du Golfe s'explique par la peur de changer leur équilibre démographique, "les Qatari ont déjà une population étrangère qui fait office de main d'œuvre et qui fait cinq fois la population locale", décrit Mathieu Guidère avant d'ajouter "ils ne peuvent donc pas, proportionnellement, encore accueillir plus d'étrangers. En France, la population étrangère ne représente que 5% à 7% de la population totale. Au Qatar, c'est plus de 80%." Les travailleurs migrants au Qatar sont souvent appelés à repartir après quelques années et leur permis est révocable à tout moment, une situation inenvisageable en Europe.
Valentine Arama - leJDD.fr jeudi 17 septembre 2015

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A Munich, l'Ofpra sélectionne des réfugiés syriens et irakiens pour la France

 


Libération Par Michel Henry, Envoyé spécial à Munich — 9 septembre 2015 à 19:37


Des réfugiés arrivés à Munich, mercredi   Photo Laetitia Vancon pour Libération

Depuis lundi, dix fonctionnaires de l'Office de protection des réfugiés et apatrides dont le directeur, Pascal Brice, préparent la venue de 1 000 réfugiés dans l'Hexagone. Deux cents sont déjà arrivés ce mercredi.

A Munich, comment l'Ofpra sélectionne des réfugiés pour la France

Porte 19, hall C3, la France a sa place dans l'immense foire expo de Munich, où transitent certains des réfugiés après leur arrivée en gare centrale de la capitale bavaroise. Une table, quelques chaises, un petit drapeau bleu-blanc-rouge collé au mur : c'est dans ce décor minimal que, avec une dizaine de fonctionnaires, Pascal Brice, le directeur général de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (Ofpra), organise depuis lundi la venue en France de 1 000 réfugiés syriens et irakiens. Deux cents sont partis mardi et arrivés ce mercredi dans l'Hexagone. «Nous faisons savoir par haut-parleur et documents écrits que la France a ce programme spécial», explique Pascal Brice à Libération.

Les personnes intéressées passent alors devant les officiers de l'Ofpra qui vérifient leur nationalité. Faute souvent de documents d'identité, il s'agit de retracer leur parcours, vérifier leurs connaissances linguistiques…

Mais pourquoi se limiter aux Syriens et aux Irakiens ? «Parce qu'ici, la grosse majorité des réfugiés sont des Syriens, dont une bonne partie fuit l'Etat islamique, certains viennent de Raqqa. On pourrait aussi s'adresser à des Erythréens, mais je n'en ai vu que quatre. Ils étaient complètement perdus et n'étaient pas intéressés», explique Pascal Brice. Les ressortissants de ces trois pays ont un «besoin manifeste de protection», en raison de la guerre ou de la dictature : ils peuvent donc rapidement être admis en France pour une demande d'asile. «Ça ne marche pas par exemple avec des Soudanais, parce que, si vous ne venez pas du Darfour, vous n'avez pas automatiquement besoin de protection, sauf par exemple si vous êtes opposant politique ou homosexuel», explique le patron de l'Ofpra.

Alors que pour les Syriens, la France a un taux d'admission de 97 %, rappelle-t-il.

«Nous essayons de déranger le moins possible les Allemands»

Les Bavarois, confrontés à un flux de 30 000 réfugiés depuis samedi, sont dubitatifs devant les précautions françaises et cette volonté de «choisir» qui entrera sur le territoire, alors qu'eux-mêmes acceptent tous ceux qui arrivent. Et n'ont pas le temps d'enregistrer les réfugiés à Munich avant de les redéployer en Allemagne.

Pascal Brice ne veut pas polémiquer : «Nous essayons de déranger le moins possible les Allemands. La chancelière a demandé l'aide de la France, François Hollande a décidé de l'apporter. Et si nous fonctionnons ainsi, c'est pour appliquer les règles qui préfigurent le futur dispositif européen.» Ce mécanisme de relocalisation des réfugiés, présenté ce mercredi par Jean-Claude Juncker, président de la Commission européenne, doit être débattu lors d'un conseil extraordinaire des ministres de l'Intérieur, lundi prochain. «Il ne s'agit pas de choisir des gens, insiste Pascal Brice, et nous sommes ici avec beaucoup de modestie.»

La France est le seul pays étranger présent, et il a observé «dans le regard des gens, notamment des bénévoles, une satisfaction de voir qu'on est là, même si c'est seulement pour 1 000 personnes».

Un mois dans des centres d'hébergement

Un dispositif similaire de présélection sera utilisé pour le restant des 24 000 réfugiés qui doivent être accueillis au titre de la relocalisation, comme François Hollande en a pris l'engagement lundi. Une fois en France, les réfugiés en provenance de Munich resteront un mois dans des centres d'hébergement, où ils seront revus par l'Ofpra. Ils devraient ensuite être déployés dans les hébergements que les maires volontaires mettront en place. Les agents de l'Ofpra, épaulés par la Croix-Rouge française et l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII), ont prévu de rester une semaine à Munich. «Mais vu la situation, c'est très évolutif», précise Pascal Brice

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Les Français peuvent-ils encore se réfugier en France ?

Chronique du pot aux roses  Publié le 9 Septembre 2015

 

 

 

Alors que François Hollande promet haut et fort d'accueillir 24 000 réfugiés sur les deux prochaines années, les Français ont un sentiment grandissant de précarité, et surtout de ne plus pouvoir trouver refuge en leur propre pays.

Source : Atlantico Serge Federbusch : Serge Federbusch est président du Parti des Libertés. Il est l'auteur de La marche des lemmings ou la 2e mort de Charlie, paru le 6 mai aux éditions Ixelles  

Hollande le doigt sur la couture du pantalon

Alors que leur attitude ne peut de toute évidence qu'attirer de nouveaux clandestins, la Commission européenne, Merkel et son majordome Hollande font semblant de croire qu'un quota de 160 000 entrants à répartir entre pays membres sur plus de deux ans règlera, ne fût-ce qu'un bref moment, une crise qui ne fait que commencer et qui excède déjà largement ces chiffres.

L'Allemagne a du reste battu des records de rouerie en changeant d'attitude face au gouvernement hongrois, lui demandant de filtrer les entrées puis proclamant le même jour ou presque qu'elle accueillerait des centaines de milliers de migrants, un chiffre incohérent avec ses autres discours. Et c'est Orban qui s'est vu affubler du mauvais rôle !

La Hongrie, comme les autres pays européens, devraient ouvrir de larges corridors routiers vers l'Autriche et l'Allemagne pour permettre à ces généreux pays de recevoir tous ces pauvres hères et pas seulement les Syriens comme l'Office fédéral de l'immigration et des réfugiés (BAMF) allemand a vendu la mèche le 25 août sur Twitter.

On verrait alors réapparaître bien vite la polizei des frontières et la dure réalité. Car, face à deux ou trois millions d'entrants, pas tous des travailleurs dociles loin de là, le consensus actuel ne résisterait pas Outre-Rhin. Déjà du reste, la carte postale jaunit si l'on en croit les images qui viennent de Berlin et de "réfugiés" mécontents de l'accueil qui leur est réservé une fois passés les premiers jours. Merkel proclamait l'échec du multi-culturalisme en Allemagne il n'y a pas si longtemps, ne l'oublions pas ...

La seule solution qui vaille serait, comme je l'ai déjà écrit dans ces colonnes il y a déjà quelques semaines, d'ouvrir une vaste zone en Sicile, sorte de super Ellis Island géré directement par l'Union, où tous les clandestins seraient dirigés. Les vrais réfugiés, qui ont droit en vertu des conventions de Genève à s'établir où ils le veulent, seraient distingués de la masse des immigrés économiques reçus par les seuls Etats qui le souhaitent. Les autres devraient être renvoyés sous bonne escorte navale d'où ils viennent.

A défaut, l'ensemble des systèmes de protection sociale sera miné par les coûts de l'accueil de ces populations, ce que la gauche européenne, aussi incohérente que larmoyante, n'envisage même pas. Le Frankfurter Allgemeine Zeitung a calculé que la charge de 800 000 migrants se monterait à 10 milliards d'euros au minimum et ce dès la première année. Mais, dans la pétaudière actuelle, aucune solution rationnelle ne sera pas mise en œuvre.

On parle bien de "hot spots", nom branché de camps de rétention, mais nul n'est en mesure de dire ni combien il y en aura ni où et comment ils seront installés. Bref, l'Europe va continuer à subir une vague d'immigration incontrôlée à la hauteur de la lâcheté, du désordre et de l'hypocrisie de ses dirigeants. On entend les rires des barbus de Daech monter depuis la Syrie...

Avis de lecteurs...

Par Texas - 09/09/2015 - 14:11 -

Un Hot Spot en Sicile ? Pour un réglement définitif des migrations en provenance du Sud , ce serait certainement la meilleure idée .
Cher Serge , je crains que " la déroute qui s' annonce aux Régionales " ne change rien aux méthodes Socialistes , dont le curseur est coincé entre Monarchie Absolu et Totalitarisme

Par Leucate - 09/09/2015 - 17:27 -

Citadelle ma demeure Car je suis d'abord celui qui habite. O citadelle, ma demeure, je te sauverai des projets du sable, et je t'ornerai de clairons tout autour, pour sonner contre les barbares ! Saint Exupéry

Par Lazydoc - 09/09/2015 - 19:01 -

Pourquoi la Sicile? La Corse plutôt! Et Jersey Guernesey !

Par borissm - 09/09/2015 - 19:16 -

Pourquoi la Sicile -2- ? Non, pas la Sicile, mais plutôt la Guyane ! C'est une région sous-peuplée, et un océan la sépare de l'Europe. Que des avantages.

Par cloette

09/09/2015 - 19:25 - La Guyane Comment, C Taubira ne l'a pas encore proposé ? Leucate votre citation est très jolie

Par tubixray - 09/09/2015 - 19:36 -

Belle trouvaille que ce titre J'écoutais vers 13 h une émission sur RMC dont le sujet était en substance "je prépare mes enfants à aller travailler à l'étranger". De nombreux témoignages de parents bien conscients de notre délitement économique, culturel et social.

Par vangog - 09/09/2015 - 19:49 -

Vous avez rêvé cela, Federbush! "La gauche et ses relais médiatiques font tout pour valoriser le FN face aux autres partis de droite!"...merci d'indiquer aux patriotes comment s'effectue cette "valorisation du FN", parceque nous qui nous battons sur les réseaux sociaux pour faire exister le FN, on a bien du mal avoir des échos favorables ou même partiaux sur les chaînes de sévices publics ou sur les chaînes vendues en privé aux copains du pouvoir PS! Encore dernièrement, le magnifique discours de Marine Le Pen à Marseille n'a eu droit à aucun écho dans les médias d'état, excepté les éternels mots sortis de leur contexte et tendant à prouver notre racisme et notre xénophobie...avec le fond sonore adapté et l'ironie du commentateur complice, ca le fait pour les naïfs! ambiance de fin de règne pour la gauche...

Par Leucate - 09/09/2015 - 23:13 -

Sicile ou Corse ? J'imagine que les fusils à sanglier sortiraient très vite. Pour la Sicile, je connais pas bien, mais en Corse je sais que les zyvas et cépamoi n'ont pas du tout la cote, s'il y en a, il font profil bas et se font très très discrets. La Corse, malgré quelques petits défauts, devrait servir d'exemple aux gens du "continent".

Par Liberte5 - 09/09/2015 - 23:19 -

Gauche socialiste et fausse droite unies pour cette invasion. Il n'y a pas de différence de fond sensible entre PS et les républicains.Ils sont d'accord sur un changement de peuple. Cela prendra encore plusieurs années, mais ils s'arrangent pour atteindre un point critique , où cela deviendra irréversible. Le FN joue sur du velours, sachant qu'une forte majorité de Français est maintenant foncièrement contre l'immigration massive et contre l'islamisation de plus en plus visible sur tout le territoire.Les médias joue à fond la carte immigration massive et dézingue quiconque ose émettre le moindre doute. et la moindre critique. Ex: E. Zemmour est sorti du paysage médiatique.

Par Ganesha - 10/09/2015 - 02:48 -

Bravo et Merci mr Federbush La Bible garde le souvenir d'un ''gigantesque Déluge'' survenu il y a quelques millénaires, avec Noé, ses fils et son bateau, etc … Mais ce n'est rien à coté du torrent de larmes et de bons sentiments qui accompagne la ''grande migration'' de la bourgeoisie alaouite (chiite) vers le nouveau ''Paradis terrestre'' qu'est l'Allemagne ! Ceux-ci vont bien vite déchanter : à défaut de parler parfaitement allemand (langue avec déclinaisons) ces ''réfugiés'' ne retrouveront pas leurs postes de chirurgiens, mais ils travailleront dans les abattoirs porcins à 400 euros par mois, pour 60h hebdomadaires ! Nous en accueillerons quelques milliers en France et nous verrons bientôt survenir des attentats à la bombe réciproques avec les mosquées sunnites de nos braves maghrébins ! Au moins, il faut remercier mr Federbush de ne pas céder à la folie hystérique ambiante !

Par Vipas - 10/09/2015 - 10:50 -

de Birmanie Bien le bonjour de Birmanie où les musulmans qui restent sont très polis et pacifiques, bien que de temps en temps un regard noir se perde si vous vous aventurez dans un de leurs ghettos. J'attends avec curiosité les premières évaluation nuancées de l'expérience syro-afghane des Allemands mais je crois bien que je resterai ici de toute manière sur la ligne de front d'un Extrême-Orient qui ne va pas s'en laisser conter ... Hommage au Bouddha, au Dhamma, au Sangha !

Par Filopat - 10/09/2015 - 11:07 -

Etranger ou Français étranger Bientôt les français (ceux dont le noms figurent sur nos monuments aux Morts, et non pas sur les liste RSA) devront changer de nationalité pour retrouver "le respect perdu à ceux qui payent" pour la belle charité bien ordonnée et grandeur d'âme décidée par les autres, qui en général ne sont pas ceux qui payent. Nous avons déjà nos malheureux, nos immigrés, nos pauvres. Pas besoin de plus. Nous ne pouvons accueillir toute la - les misères du monde. Comme nous disons "vulgairement", mais clairement.!. Chacun sa M.... !

Par l'enclume - 10/09/2015 - 11:18 -

Tous pourris, certain(e)s plus que d'autres

Par vangogo - 09/09/2015 - 19:49 -

A votre place, j'éviterais à l'avenir de parler de "patriote". Je n'ai jamais connu dans ma longue existence de "vrai patriote" qui volait l'Etat français.

Par zouk - 10/09/2015 - 11:47 -

Immigrants, réfugiés de guerre, politiques, économiques.... Immensité des cas possibles et des réponses appropriées. Quelles décisions prendre? Comment même poser le/les problèmes.?

Par Pourquoi-pas31 - 10/09/2015 - 12:02 -

Et pendant ce temps là … Et pendant ce temps là …le génocide de la population Kurde de Turquie est commencé et va bon train. Qui va arrêter Erdogan ? Pas l'Amérique avec ses décisions perpétuellement contre productives ! Pas l'ONU ou « tout roule » dans un confort douillet ! Pas l'Europe qui se réveille toujours avec une guerre de retard ! Et encore moins notre stratège national international, je veux parler de François Hollande ! A terme, 15 millions de personnes parait-il sont en ligne de mire de ce chef musulman. Une paille !

Par D'AMATO - 10/09/2015 - 14:02 -

Oui !...pourquoi on n 'essayerait pas la CORSE.. ...à la place de la SICILE....? POUR VOIR ce qui va se passer..... ....toutefois ne sousestimez pas les réactions des Italiens ....et encore plus des SICILIENS !... Franchement on a l'impression d'être gouvernés par un tas de CRETINS qui ne connaissent rien AUX EUPLES d'EUROPE; CECI DIT EN DEMOCRATIE LA SOUVERAINETE' REVIENT AUX PEULES DE L'UNION ET NON A CES RONDS DE CUIR A LA CERVELLE ENCRASSEE...et DESEQUILIBREE.. On a soidisant voulu faire l'europe pour éviter les guerres... ET VOILA QU'ON FAIT TOUT POUR CRER DES GROS PROBLEMES NOS POLITICIENS SONT EN TRAIN DE CRIER" VAS-Y MARINE? VAS-Y MARINE.......ET ILS L'AURONT......

Par jurgio - 10/09/2015 - 14:04 -

Le FN il n'y a plus que ça ! ...mais rien que ça.

Par ALAIN B - 10/09/2015 - 17:32 -

Et les veaux vont payer.... Hollande la Faillite va bien sortir la CSM (contribution sociale migrant) Il fait pas bon être français dans ce pays. Je vais demander la nationalité syrienne !!!!!!!!!!!!!!!!!

Par Bretondesouche - 10/09/2015 - 21:29 -

Taubira Dans sa grande mansuétude peut accueillir les migrants à cayenne

Par vangog - 11/09/2015 - 01:35 -

Et si on réintroduisait une taxe d'immigration? 1000 euros par immigrants, multiplié par 400000...ca fait 400 millions d'euros...non! Laisse tomber, c'est trop peu, car il paraît que la première razzia va nous coûter deux milliards d'Euros...l'UE est si riche! Pour espérer obtenir une telle somme, nos paysans ont décidé de se déguiser en réfugiés syriens, la prochaine fois qu'ils iront manifester à Bruxelles...

Par lafronde - 11/09/2015 - 05:23 -

Ordre socialiste en France ! medias Pourquoi les media vont dans le sens du Gouvernement ? Le métier de journaliste est intellectuel, il "refait le monde". Or un gouvernement centralisé, constructiviste, "change la société". La République ne fait que cela depuis 1789.

Au contraire un gouvernement royal, décentralisé, libéral laisserait la société civile locale et ses instances politiques locales décider par eux-même l'essentiel de la politique. (voir les cantons helvètes). Les grands journaux ou medias nationaux auraient moins d'influence et vendraient peut être moins bien leur papier.

Ce tropisme gouvernemental est aggravé par les medias de l'Etat : pas de client pour accepter ou refuser de payer pour une ligne éditoriale (c'est pour cela que je suis abonné chez Atlantico). Le modèle privé fondé entièrement sur la publicité comme TF1 est aussi soumis au conformisme des annonceurs : pas e vagues ! Un contre-exemple est fourni par un monopôle de fait de la chaine payante Canal+ sur le cinéma et le foot. Une rente offerte par un gouvernement socialiste et acquittée par la ligne éditoriale que vous savez. La Droite n'auraient jamais du admettre ce monopôle de fait sans s'assurer d'un PAF pluraliste.

Pas de pluralisme media en France. La première responsable est la Droite politique qui ne l'a jamais estimé nécessaire. Au pouvoir, elle croit que la com gouvernementale (Sarkosy et bien avant lui Giscard) suffit ! Une fois dans l'opposition elle compte sur les erreurs et les fautes des socialistes. Elle oublie que lors de ces mandatures la France file grand train vers la banqueroute et le grand-remplacement ! Elle n'a aucun media influent de se faire entendre, le CSA socialiste y veille. (à l'exception de Radio-Courtoisie)

Or la Gauche n'est pas muette ni inactive pendant les mandatures udf-rpr-ump-lr ! Elle a toujours veillé à avoir ses medias. Hé bien ! que la droite en prenne de la graine, nous avons besoin 'un Fox-news francophone, et de medias promouvant la liberté de la presse, de l'école, la liberté d'entreprendre, les libertés de subsidiarité. Rappelons-nous que sous le Ministère de l'Information sont nées les radios périphériques, hors de portée du pouvoir de l'Etat français. Ce statut de réfugié mediatique est nécessaire pour défendre les libertés individuelles des français, et leur liberté de s'associer comme peuple français de souche (pour ceux qui le voudraient)Français réfugiés en France ? S'y préparer ! Jadis aux beaux temps de la Royauté (avant la Monarchie Absolue) les français (marchands, artisans) pouvaient migrer d'une province à l'autre et trouver refuge hors d'une juridiction (celle de Paris, de Toulouse) La Révolution a mis fin à toutes ces autonomies locales. Le Gouvernement de Paris règne en maître sur le pays. Longtemps encore il n'avait que sa police (parfois l'Armée) sa justice et son administration.

Puis au fil de l'Histoire la République s'est emparée de la vie des français. De l'école, en chassant les congrégations, du logement social à la faveur des guerres, de la prévoyance santé et retraite, à la faveur de l'Occupation. Cette République vous rappelle ce que vous devez penser à travers ses medias étatisés ou subventionnées, et contrôle vos contrats privés via les lois anti-discriminations. Tout français épris de liberté devrait tenter de se séparer de cette République rationaliste, universaliste, et pour finir collectiviste. Il le pourra s'il trouve autour de lui d'autres français prêts à l'aventure humaine de la liberté, de l'autonomie de la société civile locale, libre de ses contrats, de son hospitalité, de sa politique locale. Combien de Villefranche ?

Par Anguerrand - 11/09/2015 - 07:56 -

Des camps de réfugiés oui, mais en Afrique Pourquoi ne pas créer un camps sur les côtes africaines sécurisés par l'armée ? Les immigrants y seraient ramenés systématiquement en arrivant en Europe. Je parie que que le flot d'immigrés se tarirait rapidement, téléphone arabe oblige. Le coût serait infiniment moindre que de les choyer en Europe comme on le fait, et nous cesserions l'invasion par l'islam. Qui aura ce courage? J'ai des doutes, l'islam chez nous c'est tellement mieux....

Qui peut croire que l'immigration se limitera à 24.000 immigrés sur notre sol. Qui vérifiera ce chiffre personne, ce sera peut être 240.000 voire plus. Puis il y aura le regroupement familial. Tous ce beau monde aura ses exigences comme le halal, des mosquées, une protection sociale, etc...Il ne faut pas oublier que ceux qui obtiendrons un droit de séjour en Europe pourrons venir légalement en France.

 

etc....  vous avez compris les lecteurs d'Atlantico sont proches du Front National.

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Par RFI Publié le 19-09-2015

Plus de deux millions de réfugiés syriens se pressent en Turquie

 

 

 


Migrants endormis à la gare routièred'Istanbul le 18 septembre. La Turquie accueille le plus grand nombre de réfugiés au monde, dont une majorité de Syriens. REUTERS/Murad Sezer

La Turquie a annoncé vendredi avoir dépensé jusqu'à maintenant plus de 6 milliards d'euros depuis le début de la crise pour venir en aide aux réfugiés syriens. Ankara se montre critique face à l'attitude de l'Union européenne dans la gestion de la crise des réfugiés. Alors que les 28 de l'UE se retrouvent mercredi pour un sommet consacré à cette question, la Bulgarie déploie des troupes à sa frontière commune avec la Turquie

Le sommet européen de mercredi prochain doit aider la Turquie afin que les réfugiés présents sur son sol puissent y rester, a déclaré le président français hier soir. Une déclaration de François Hollande accueillie avec soulagement en Turquie, comme l'a expliqué à RFI l'ambassadeur de la Turquie en France, Hakki Akil. « Pour nous, la déclaration du président Hollande était une bonne surprise parce que s'occuper de plus de deux millions de réfugiés est un problème international et pas seulement de la Turquie. Pendant quatre années, nous les avons logés, nous ne nous plaignons pas –c'étaient des gens qui étaient en difficulté- mais il est également du devoir de la communauté internationale de prendre les mesures nécessaires pour que ces gens-là puissent bénéficier également d'un séjour dans d'autres pays parce que la Turquie, à elle seule ne peut résoudre ce problème. A ce jour nous avons dépensé plus de sept milliards de dollars »

Un coût de plus de 6 milliards d'euros

Sept milliards de dollars ou 6,6 milliards d'euros : c'est la somme avancée vendredi par le vice-Premier ministre Numan Kurtulmus, rapporte notre correspondant à Istanbul, Alexandre Billette. Un montant dont on ne sait exactement ce qu'il recouvre, mais qui de l'avis de certains économistes n'est pas exagéré, peut-être même sous-estimé. La Turquie compte plus de 2 millions de réfugiés syriens. Ce qui voudrait dire qu'Ankara dépenserait environ 3 000 euros par personne, à mettre en perpective avec les 13 000 euros par réfugié dépensés par exemple par l'Allemagne. Selon Ankara la gestion globale de la crise des réfugiés mène à une impasse : le gouvernement turc insiste toujours sur la mise en place d'une zone sécurisée en Syrie pour mettre fin au problème. La Turquie se montre toujours critique face à l'Union européenne : la totalité des fonds promis n'a toujours pas été versée. Ankara se dit prêt à prendre en charge le déplacement des réfugiés vers l'Europe si celle-ci annonce le nombre de personnes admissibles, et même par avion, s'il le faut.

Le ministre luxembourgeois des Affaires étrangères Jean Asselborn, dont le pays assure la présidence tournante de l'Union européenne, a promis hier à son homologue turc, que l'Union européenne (UE) accorderait une aide financière « substantielle » à la Turquie pour l'accueil des réfugiés syriens.

La Bulgarie déploie des troupes à la frontière turque

Les troupes seront déployées par étapes pour atteindre 1000 soldats en fin de semaine prochaine, rapporte notre correspondant à Sofia, Damian Vodenitcharov . Au total, les effectifs militaires pourraient atteindre de 2000 à 3000 personnes, si la situation l'exige. Il n'est pas prévu d'nevoyer des véhicules blindés, a assuré le gouvernement et les soldats ne pourront qu'assister la police aux frontières dans la surveillance de la frontière.

La constitution bulgare interdit la militarisation des frontières terrestres ou maritimes du pays. La seule institution autorisée à arrêter les immigrants clandestins et à les détenir est la police aux frontières. L'envoi de renforts vient en réponse à l'arrivée de 2 000 demandeurs d'asile à Edirne, en Turquie. Une nouvelle législation contre le trafic d'être humains est également en discussion au Parlement. Les passeurs pourraient être condamnés à des peines maximales de 12 ans de prison, et recevoir des amendes de 15 000 euros. Actuellement, les rares condamnations sont de 1 à 3 ans de prison, alors que les sanctions sont de 5 000 euros. Selon la police aux frontières, le nombre de passeurs en Bulgarie a augmenté de 70% depuis le début de l'année.

Une partie des dizaines de kms de frontière barbelée qui séparent la Bulgarie de la Turquie. Rfi/Damian Vodenitcharov CHRONOLOGIE ET CHI

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Lampedusa, îlot débordé par le flot des immigrés

Libération
Par Eric Jozsef,
Envoyé spécial à Lampedusa —

6 avril 2015 à 20:06

Des migrants arrivant dans le port de Lampedusa sur un bateau de sauvetage, dimanche.

Fuyant le chaos libyen, des milliers d'hommes et de femmes prennent la mer. Le petit rocher sicilien se retrouve seul en première ligne pour les accueillir.

Les rumeurs vont bon train au bar Dell'Amicizia, le rendez-vous des marins de Lampedusa. «Si un migrant qui débarque est un réfugié politique ou en quête d'un travail, ce n'est pas un problème, mais s'il s'agit d'un terroriste de l'Etat islamique, là ça m'inquiète pour moi et ma famille», commente le petit patron de pêche Piero Billeci, grand habitué des lieux. Casquette enfoncée sur la tête, il a la mine méfiante. «Qui sait s'il n'y a pas déjà des terroristes de l'Etat islamique qui sont passés par ici ?»

Comme Piero Billeci, plus d'un habitant de la petite île sicilienne s'inquiète à l'écoute des informations en provenance de Tripoli, la capitale libyenne. On y parle d'un Etat en déliquescence et de la progression des jihadistes. Le rocher de 22 km2 et
5 000 habitants ne se trouve qu'à un peu plus de 350 kilomètres des côtes libyennes.
Et les rumeurs selon lesquelles des aspirants kamikazes pourraient se cacher au milieu des migrants, relancées récemment par le quotidien britannique Daily Telegraph, ont jeté le trouble dans la communauté, habituée depuis plus de vingt ans et malgré elle à être la principale porte d'entrée maritime des migrants en l'Europe. «Il est bien peu probable qu'un terroriste arrive par la mer, rassure Flavio di Giacomo, porte-parole de l'Organisation internationale pour les migrations (OIM).

Ce sont des voyages effrayants, terribles. Les gens à bord des embarcations risquent la mort. Il est peu vraisemblable qu'un jihadiste qui a été formé pour commettre des attentats choisisse un moyen aussi dangereux pour entrer en Europe.» Les services secrets italiens ont eux aussi écarté, dans une note, le risque d'une infiltration terroriste parmi les migrants. Rome prend en revanche très au sérieux l'hypothèse de débarquements massifs dans les prochains mois, alors que la Libye est en proie au chaos. Depuis le début de l'année, déjà plus de 5 600 personnes sont arrivées par la mer en Italie. Selon les projections de l'agence européenne Frontex, le record de l'an passé (170 000 personnes recueillies) pourrait être battu.

Kalachnikovs.

«Les crises aux portes de l'Europe, au Proche-Orient et en Afrique engendrent des mouvements de population énormes, rappelle Flavio di Giacomo. Cela fait plusieurs mois que les migrants nous disent que la situation en Libye est devenue extrêmement difficile, surtout pour les Subsahariens, qui sont régulièrement menacés et battus. Ils n'ont pas d'autres solutions que de prendre la mer dans des conditions de plus en plus terribles.»

Devant le centre de Lampedusa, les Africains repêchés par les gardes-côtes italiens à la mi-mars confirment qu'ils ont été presque systématiquement l'objet de violences. «Les Libyens m'ont kidnappé pendant un mois, exigeant de ma mère qu'elle leur envoie 7 000 dollars», raconte Abdenajib, un Somalien de 14 ans. Après un périple de deux mois à travers le désert, il est parti seul d'un camp de réfugiés au Kenya dans l'espoir de rejoindre l'Europe. «Les Libyens ne sont pas charitables, euphémise-t-il. Ils frappent, arrêtent les gens, les tuent, leur tirent dessus.» Notamment sur ceux qui, au dernier moment, voyant la mer agitée et l'état des embarcations surchargées, refusent de monter à bord. «Les Libyens sont des hommes vraiment très cruels, renchérit Filmon, un Erythréen de 16 ans. Ils ne nous donnaient aucune nourriture. Les bateaux sur lesquels ils nous ont mis n'étaient pas bons. Celui derrière le mien a coulé, il y avait 300 personnes à bord. Il n'y a que 30 survivants. Les autres sont dans la mer. Morts.»Tous les témoignages confirment que la situation est devenue incontrôlable et que les passeurs sont de plus en plus avides, féroces et dangereux.

Début mars, pour la première fois, un navire des gardes-côtes italiens qui secourait un canot à la dérive près de la rive libyenne a été approché par une vedette rapide venue de la côte. Quatre hommes armés de kalachnikovs ont obligé les sauveteurs italiens à leur abandonner le bateau vidé de ses occupants. «Nous sommes très préoccupés, à tel point que nous avons déjà changé nos zones de pêche. Nous n'allons plus vers le sud, qui est pourtant la zone la plus poissonneuse en cette période. Par sécurité, nous allons vers l'ouest et le nord de l'île», grommele Piero Billeci. Dans les bars de Lampedusa, on se remémore l'année 1986, lorsque Muammar al-Kadhafi avait tiré des missiles Scud en direction de la petite base américaine installée au bout du rocher. Face à l'aggravation de la situation, la Commission européenne a annoncé il y a un mois la décision de prolonger jusqu'à la fin de l'année 2015 «Triton», l'opération de surveillance en Méditerranée lancée en novembre. Près de 14 millions d'euros ont en outre été dégagés pour aider l'Italie à accueillir les milliers de migrants débarqués sur son sol. «L'Italie n'est pas seule. L'Europe est à ses côtés», a assuré le commissaire européen à l'Immigration, Dimitris Avramopoulos.

SOS.

Sur place, on ne voit pourtant guère de changement. Dans sa petite église aux murs ocre, Don Mimmo Zambetti, le prêtre de Lampedusa, distribue des vêtements aux survivants, en particulier aux mineurs arrivés seuls. Certains ont perdu leurs parents durant le voyage. Ce jour-là, le plus petit n'a que 11 ans. Le curé rappelle que le pape François était venu sur l'île après le terrible naufrage d'octobre 2013 qui avait laissé 366 victimes à proximité de la rive. Le souverain pontife y avait dénoncé «la mondialisation de l'indifférence». «L'appel n'a pas été entendu», concède Don Mimmo, qui regrette l'abandon, fin 2014, de l'opération «Mare Nostrum».

A la charge exclusive de l'Italie, celle-ci permettait de déployer des bâtiments navals pratiquement jusqu'aux côtes libyennes et, ainsi, de sauver plus de vies. Les rescapés étaient ensuite répartis dans différents ports. Mais avec «Triton», les navires ne peuvent aller au-delà de 55 kilomètres de la côte italienne. Avec la substitution de «Mare Nostrum» par «Triton», Lampedusa est redevenue centrale.

En cas de SOS au large, «ce sont les gardes-côtes italiens qui partent de Lampedusa pour porter secours, s'indigne la maire, Giusi Nicolini. Le trajet est beaucoup plus long et, par mauvais temps, beaucoup plus périlleux.» Qui plus est, tous les migrants sont ramenés sur l'île, en attendant d'être transférés vers des centres dans les régions du nord de l'Italie, qui traînent de plus en plus les pieds pour les accueillir. Les traits fatigués, Giusi Nicolini se désole :

«C'est toujours la même chose. L'Italie et l'Europe se comportent comme s'il n'y avait pas de problèmes au Sud. Puis, soudain, ils se rendent compte que nous sommes dans l'urgence. Mais en Méditerranée, l'urgence est perpétuelle

Eric Jozsef Envoyé spécial à Lampeduza