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La Crise Migratoire


Jeudi, 01-Oct-2015
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     L'exode des habitants, des pays en guerre s'accélère, certains y voient une invasion semblable à celle des barbares qui a fait tomber l'empire romain, d'autres des malheureux à soutenir, et d'autres, enfin, une opportunité d'avoir de main d'œuvre à bon compte et de récupérer l'élite des pays en guerre. Alors que la peur de l'étranger s'affronte à la générosité, la menace d'une guerre plus ou moins généralisée commence à faire peur.
 

 

La destruction de la Syrie

Le proche et moyen orient est en guerre, la Syrie et l'Irak n'existent plus, des états de fait ou de droit contrôlent des territoires sans cesse remis en cause par les puissances concurrentes.

La Syrie se réduit à la côté méditerranéenne, et à un couloir le long de la frontière libanaise et du Golan, les régions kurdes sont indépendantes et se battent contre les islamistes qui contrôlent le reste du pays, et aussi contre les turcs qui ne veulent à aucun prix d'un état Kurde à leur porte.

L'Irak n'est plus, un régime Chiite, allié de l'Iran contrôle le Sud et Bagdad, le Kurdistan est quasiment indépendant, même s'il participe aux réunions à Bagdad, et les territoires sunnites à l'Ouest sont dominées par l'État Islamique, appelé DAESH pour montrer que leur islam n'est pas reconnu comme étant l'islam officiel.

Les guerres tribales continuent de plus bel en Afghanistan, au Soudan et au Yémen , où une guerre civile entre amis de l'Iran et amis de l'Arabie continue a faire rage, tandis que la Somalie et la Corne de l'Afrique ne sont pas stabilisés, il n'y a plus d'État, seulement des gangs d'islamistes ou (et) de voleurs qui pillent ce qu'ils peuvent.

Tous ces malheurs provoquent des masses de réfugiés et de personnes déplacées comme on en avait pas vu depuis l'indépendance de l'Inde en 1947.

Le 19 septembre 2015, on comptait plus de deux millions de réfugiés en Turquie.

 
 

Le désespoir jette des foules à l'assaut de l'Europe

Comme ce fut le cas pour les Palestiniens, les premiers réfugiés ont été accueillis à bras ouverts par leurs voisins arabes, mais rapidement, les problèmes se sont posés, ils étaient trop nombreux. Les indigènes ont craint la concurrence d'une main d'œuvre bon marché, le coût social est devenu trop lourd, des camps immenses se sont formés. Les réfugiés n'ont pas obtenu le droit de se fixer dans le pays, d'y travailler sous peine de perdre tous leurs droits. Des ONG tentent de ravitailler en eau et en nourriture des foules toujours plus nombreuses, mais les fonds, eux, n'augmentent pas.

 

Ci dessus le camp de réfugiés de Zaatari en Jordanie

Le retour en Syrie est problématique, si la victoire revenait à Assad, les déserteurs qui sont légions risquent d'être fusillés, si la victoire revenait à Daesh, ce serait la mort pour les traîtres. Dans les deux cas l'oppression continuerait, et l'espoir d'une vie libre et heureuse réduit à néant. Pourquoi revenir alors que sa maison n'existe plus, que ses proches ont fuit ou sont morts ?

 

Fuir la guerre, la misère, les persécutions

La vague d'immigration s'accélère, depuis des mois et des mois, des bateaux chargés de malheureux s'échouent sur les côtes Italiennes et Grecques, les passagers viennent de tous les pays en guerre, ils ont passé les déserts, fait parfois des milliers de kilomètres dans des conditions dramatiques et ont contacté des passeurs qui pour un prix d'or leur ont promis une traversée vers l'Europe. Des Syriens, des Irakiens, des Afghans, des Soudanais, des Somaliens, arrivent en Lybie, et vont se noyer dans la Méditerranée. Le racisme et l'anarchie dominent la Lybie actuelle, et les travailleurs noirs qui y vivaient, fuient et s'entassent sur les mêmes bateaux que les Syriens, et Soudanais.

En Italie, l'île de Lampedusa, à 500 km de la Lybie, et en Grèce l'île de Lesbos tout près de la Turquie voient arriver des bateaux, tandis que de temps en temps, la mer ramène sur la plage des cadavres de malheureux qui se sont noyés. Souvent les bateaux chavirent, et il arrive parfois qu'on jette par dessus bord des passagers n'appartenant pas à la bonne ethnie, au bon parti, ou à la bonne religion,

La voie terrestre est aussi utilisée, les migrants passent par la Turquie, depuis la Syrie, l'Irak, l'Afghanistan et d'autres pays encore, ils passent le Bosphore et tentent d'entrer en Grèce, ou à défaut en Bulgarie.

La frontière Bulgare est loin d'être grande ouverte, en 2015, 5 486 étrangers, majoritairement syriens, ont pénétré dans le pays le plus pauvre de l'Union européenne, soit trois fois plus que sur la même période de l'année précédente. La moitié d'entre eux sont venus clandestinement, malgré la présence d'un mur de barbelés de 30 kilomètres barrant une portion de la frontière avec la Turquie. Les autorités prévoient de prolonger ce rempart "anti-migrants" de 130 kilomètres, afin de "contrôler" les arrivées.

La Grèce, en pleine crise politique et économique fait partie de l'Union Européenne, le taux de chômage est très fort, aussi ce pays ne peux ni ne veut accueillir de migrants en nombre, et les migrants ne souhaitent pas y rester, ils se bousculent à la frontière. La Macédoine a tenté en vain de les arrêter, et a du y renoncer, ils sont passés en masse en Serbie, et on forcé la frontière hongroise.

La Hongrie, comme la République Tchèque, la Pologne, et la Slovaquie ont des politiques migratoires restrictives très strictes. La Hongrie en plus "bénéficie" d'un climat malsain, et un parti politique important franchement nazi le "Jobic", le gouvernement de M Viktor Orban, n'est pas insensible aux thèses du Jobic. Le pays n'a jamais eu affaire à autant de demandes d'asile : plus de 70 000 pour les six premiers mois de l'année 2015, contre seulement 43 000 en 2014, déjà considérée comme record. Dépassées, les autorités locales gardent encore leur calme même face aux ordres de plus en plus restrictifs venus de Budapest. Le gouvernement a décidé de bâtir un mur infranchissable à sa frontière avec la Serbie

Croatie  : Les Migrants, alors ont contourné cette frontière, et sont partis en Croatie , de là ils sont entrés en Hongrie...  alors la Hongrie a décidé d'allonger sa clôture le long de la frontière Croate, et a dépêché des soldats en armes pour tenter de bloquer le passage. Le parlement Hongrois veut que sa frontière soit respectée, en septembre 2015 il a autorisé ses troupes à tirer sur les migrants à condition que les coups ne soient pas mortels.

En attendant ceux qui ont réussi à passer sont conduit en car ou en train vers une destination inconnue, cela fait peur à ceux qui connaissent l'histoire. Heureusement, la Hongrie les conduit le plus vite possible vers la frontière Autrichienne...  ouf !  ils sont partis.

L'Autriche accueille les migrants, et les expédie le plus vite possible vers l'Allemagne. Très peu d'entre eux souhaitent s'y installer.

 

L'Allemagne attire, pas la France

Ne pouvant vivre au Proche Orient, les malheureux fuient par tous les moyens, et comme des patates chaudes, les pays se refilent les réfugiés, ils tentent de garder leur frontière, et en cas d'échec sont submergés, alors il s'agit de convoyer le plus vite possible, le plus possible de réfugiés chez les voisins du Nord. Ankara dépenserait environ 3 000 euros par personne, et il y a deux millions de réfugiés ! ( à mettre en perspective avec les 13 000 euros par réfugié dépensés par exemple par l'Allemagne ) On peut comprendre pourquoi la Turquie souhaite alléger son fardeau.

Les réfugiés veulent aller en Allemagne, non pas en raison des aides qu'ils recevraient, mais par ce qu'ils espèrent y trouver du travail. L'Allemagne souffre d'un déclin démographique important, le système pédagogique allemand fait qu'il est très difficile pour une mère de famille d'avoir une activité professionnelle, elle est obligée tous les après midi de conduire ses enfant à divers activités sportives ou culturelles. Les industriels allemands sont très heureux de trouver de la main d'œuvre bon marché, afin de pouvoir baisser leurs coûts de production.

A côté de cela, l'Allemagne a longue histoire avec la Syrie, alliés en 1914, influence nazie très forte avant et après la seconde guerre mondiale, l'Allemagne de l'Est était liée à la Syrie sous influence Soviétique. L'extrême droite raciste est déconsidérée en Allemagne depuis la seconde guerre mondiale, et l'Allemagne a besoin de se montrer ouverte et généreuse pour changer son image. Le pays ne donne pas la nationalité à ceux qui naissent en Allemagne, les étrangers resteront des étrangers, sauf s'ils font des démarches, et que les autorités les jugent digne d'être allemands.
Mais une des raisons principale de l'attrait de l'Allemagne reste le regroupement familial ou amical, la communauté syrienne en Allemagne était importante bien avant la vague actuelle, et les migrant aiment venir là où ils ont des proches.

Toutefois l'invasion a été telle, que l'accueil enthousiaste des premiers jours a fait place à la plus grande méfiance, le 13 septembre 2015, l'Allemagne a rétabli le contrôle à ses frontières.

La France n'attire pas, il y a trop de chômeurs, plus de 10%, les demandeurs d'asile n'ont pas le droit de travailler pendant l'examen de leur dossier et - c'est le second grief des exilés - il faut en moyenne neuf mois aujourd'hui pour obtenir l'asile en France. En plus, un tiers des demandeurs d'asile sont logés dans des structures dédiées et il n'existe quasiment rien pour ceux qui décrochent le titre de réfugiés. En conséquence, de nombreux migrants se retrouvent dans des squats insalubres ou à la rue. En outre, une grande partie de la France voit d'un très mauvais œil l'arrivée de migrants arabes, il suffit de lire les commentaires sur l'immigration sur les articles traitant du sujet sur le Web.

 

Le débat sur l'accueil en Europe

L'Europe est confrontée depuis des années à une crise migratoire qui s'aggrave d'année en année. Les premiers atteints étaient les Italiens et les Grecs, qui ont eu à subir le poids financer de l'arrivée de dizaines de milliers de clandestins, qu'il fallait parfois aller chercher en mer.

L'Europe a donc tenté d'agir dans plusieurs directions :

- Empêcher les candidats à l'émigration de prendre le départ.

Pour cela on a entrepris une lutte contre les passeurs, l'opinion la comprend d'autant mieux que certains de vrais criminels, par exemple, certains avaient abandonné en mer sans nourriture des centaines de personnes dans un bateau pourri, qui ne pouvait plus être dirigé, d'autres avaient rançonné les passagers et jeté à la mer ceux qui ne les intéressaient pas, et on a trouvé 70 migrants morts sur une aire d'autoroute en Autriche, ils étaient enfermés dans un camion abandonné.

Mais pour le faire, il faudrait financer suffisamment les camps de réfugiés hors d'Europe, et l'Europe n'a pas assez d'argent pour le faire. Alors on envisage de bombarder tous les bateaux épaves, c'est peu réaliste, et des bavures sont à craindre.

Faire agir les polices des pays de départ, c'est aujourd'hui impossible, personne ne contrôle la Lybie, les côtes turques sont trop découpées pour être contrôlables.

Répartir les émigrés à travers toute l'Europe, par une politique de quotas.

La commission européenne a tenté d'imposer des quotas de réfugiés au mois de mai 2015, mais y a renoncé dès le mois de juin devant le refus absolu des pays de l'Est Européen. Toutefois, la situation actuelle ne peut pas durer, on doit soulager l'Italie et la Grèce, et l'Allemagne ne pourra pas absorber tout le monde. Le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker a lance le 9 septembre 2015 un appel aux pays de l'Union Européenne afin qu'il se répartisse 160 000 réfugiés dès la semaine prochaine.  La France s'est engagée à accepter 24 000 Syriens. On s'attend à 400 000 arrivées en 2015 et 450 000 en 2016...  160 000 qu'est donc face aux millions de personnes qui rêvent de partir ?  ?

Agir directement en Syrie

C'est l'option militaire, les Russes ont commencé à s'y préparer sérieusement, ils confortent un territoire sécurisé de grande taille le long de la méditerranée, et dans les zones encore contrôlées par Assad, dans ce but, ils ont rassemblé une véritable armada, remettent en état des bases aériennes, amènent chars d'assaut et troupes d'élite, et continuent à renforcer le président Syrien contesté. Cela inquiète Israël, qui craint de voir les armes russes tomber entre les mains du Hezbollah, aussi une coordination israélo-russe a-t-elle été organisée pour éviter tout dérapage.

La France, les Etats Unis et l'occident en général, ainsi que les monarchies arabes ne veulent ni d'Assad, ni de l'État Islamique, ils lancent des frappes aériennes contre lui, efforts militaires superbe.... ment inutiles. On tente de consolider le Kurdistan, mais l'allié turque sabote le travaille en bombardant l'état Islamique tout en "organisant des bavures" pour détruire les Kurdes. L'occident sait que ses alliés, les démocrates syriens de l'ASL (Armée Syrienne Libre) sont en grande difficulté, ils sont tentés par l'exil, et sont infiltrés par les islamistes, alors ils n'osent pas les soutenir franchement. L'occident est impotent, et laisse la guerre s'éterniser alors que la force militaire de l'État Islamique est tout sauf redoutable.

Face à cette impasse, de plus en plus de voix s'élèvent pour que le conflit s'achève le plus vite possible par une victoire d'Assad, soutenu par les Russes et les Iraniens. On dit qu'il vaut mieux une dictature que l'anarchie, la dictature saura éviter à l'Europe une invasion de migrants suspects d'islamisme et d'antisémitisme. Dans certains cercles politique on demande franchement une coordination avec les Russes et les Iraniens pour mettre fin à la rébellion et détruire le monstre islamiste.
On oublie qu'Assad a massacré beaucoup plus de civils innocents que l'Etat Islamique, mais il l'a fait honteusement, loin des caméras.

Au delà l'hypothèse militaire n'est pas rassurante, on voit déjà l'action de pays antagonistes, les USA et les Russes, on sait que les pays Sunnites redoutent les Perses, que la Turquie veut casser les Kurdes, que le Pakistan est en conflit avec l'Iran et l'Inde, que les arabes rejettent Israël, que les occidentaux appuient les sunnites tout en combattant l'État Islamique...  si tout le monde met ses forces dans la bataille, on risque des affrontement et un effet de domino, une foule de pays peuvent se trouver bon gré mal gré impliqués, un véritable scénario digne des Balkans de 1914...  Que Dieu nous protège de la guerre.

Maintenir les réfugiés hors d'Europe

Les réfugiés sont pour l'Europe un danger et une opportunité

Ils sont un danger, car ils véhicules des idéologies pernicieuses, parmi eux il y a des islamistes acquis à Al Quaïda ou à l'état islamique, et qui rêvent d'islamiser l'Europe, l'Europe n'ayant plus d'enfant, autant les remplacer par des musulmans. Certains peuvent être des agents violents de groupes terroristes, qui viennent en occident pour y commettre des attentats lorsqu'on le leur demandera.
En tant que juif je suis bien sûr en plus très inquiet de voir arriver chez nous des gens nourris depuis des générations par un antisémitisme très violent. Ils peuvent contaminer les autres européens, certains réfugiés expliquent la guerre de Syrie est l'œuvre des sionistes  !  !  tout un programme.
  On parle dans les milieux d'extrême droite de substitution de peuple, et on défend la culture judéo-chrétienne menacée par l'invasion des barbares.

Ils sont une  opportunité, car ceux qui ont les moyens de fuir sont en fait l'élite de la Syrie, ils appartiennent souvent aux classes moyennes, ont des diplômes d'ingénieur, de médecine, d'économie, de lettres. Nous savons combien les élites chassés par l'intolérance et la guerre sont profitables aux pays qui les accueillent, les apports des protestants persécutés en France sous Louis XIV ont permis la renaissance de l'Allemagne, les juifs ont fécondé tous les pays qui les ont accueillis, les Russes, les Arméniens, les Libanais ou les Iraniens (Entre autres) fuyant les révolutions ont grandement participé au développent de la culture et des sciences françaises.

De là est né l'idée de créer des camps de transit hors d'Europe, dans ces camps, financés par les pays riches, une commission choisirait ceux qui sont accepté ou non en Europe, les critères officiels retenus seraient la protection des gens menacés, mais mon petit doigt me dit qu'un ingénieur de haut niveau jeune et en bonne santé sera rapidement considéré comme menacé, et qu'un Yazidi inculte vieux et malade ne le sera pas.

La générosité des pays riches est immense, mais elle a ses limites, n'est-ce pas ? et la Syrie aura peu de chances de s'en remettre, c'est toute son élite qui a pris la route de l'exil.

Michel Lévy

Voir ici la Revue de Presse

  • Lampedusa îlot débordé par le flot des immigrés (Libération Eric Jozsef )
  • Liban: le nombre de réfugiés syriens dépasse un million (AFP)
  • Turquie : Plus de deux millions de réfugiés syriens se pressent en Turquie
  • Pourquoi les pays du Golfe n'accueillent pas de réfugiés  (Le JDD Valentine Arama)
  • Chrétiens, la voix étroite de l'accueil des réfugiés (père Christian Venard Le Point)
  • A Munich, l'Ofpra sélectionne des réfugiés syriens et irakiens pour la France
  • Les Français peuvent-ils encore se réfugier en France ? (Atlantico - suivi d'une série ce contributions de lecteurs très marqués à droite.)