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Aït Ahmed, mort d'un rebelle
Revue de presse


Dimanche, 10-Jan-2016
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Hocine Ait-Ahmed, homme politique et figure emblématique de la Révolution, n'est plus

"iii"  
 

Hocine Ait-Ahmed, décédé mercredi à Lausanne (Suisse) à l'âge de 89 ans, était un des dirigeants historiques de la Révolution algérienne et leader charismatique du Front des forces socialistes (FFS), dont il est père fondateur.

Le défunt dont l'état de santé s'est détérioré ces dernières années, a été victime d'une série d'accidents vasculaires cérébraux (AVC) en janvier dernier ayant affecté notamment le centre de la parole. Il se soignait à Lausanne où il était établi.

Né à Ain El Hammam (Tizi Ouzou) en 1926, Ait Ahmed a été l'un des principaux chefs du Front de libération nationale (FLN) durant la glorieuse Révolution du 1er novembre 1954.

Auparavant, il avait intégré le Parti du peuple algérien (PPA) où il avait suggéré la création de l'Organisation spéciale (OS), qu'il avait dirigée, en succédant à Mohamed Belouizdad.

Militant de la cause nationale depuis sa jeunesse, Aït Ahmed a présenté, en 1948, un rapport qualifié de décisif sur les formes et la stratégie de la lutte armée pour l'indépendance.

Après l'indépendance, il se démarque du FLN, en créant en 1963, son propre parti, le FFS, le plus vieux parti de l'opposition en Algérie.

 
 Commentaires : Mme CH

Da El Hocine n'est plus, je présente mes sincères condoléances à toute sa famille…!

« Hocine Aït Ahmed : mort du dernier historique » (TSA, 23/12/2015, par Sonia Lyes)

Il refusait, peut-être un peu par humilité, mais aussi par la haute idée qu'il se faisait de la Révolution, le vocable dont beaucoup auraient volontiers abusé : « historique ». Hocine Ait Ahmed, l'une des dernières grandes figures historiques de la Révolution, décédée ce mercredi à l'âge de 89 ans, restera comme l'homme politique algérien au parcours atypique, n'ayant jamais troqué ses principes ou négocié ses convictions.

Il est parti sans jamais avoir cédé, ni renié, sur les principes qui ont guidé son parcours depuis son adhésion au PPA au milieu des années 40. Défenseur acharné des droits de l'Homme, sujet auquel il a consacré une thèse de doctorat, Hocine Ait Ahmed a combattu pour l'indépendance du pays, avant de militer pour la démocratie et la liberté dans l'Algérie indépendante.

Organisation secrète:

C'est au sein du PPA qu'il s'affirme très jeune en proposant la création de l'Organisation secrète (OS), pensée et destinée à préparer la Révolution armée et dépasser les clivages et les tiraillements qui minaient alors le Mouvement national. Héritant de sa direction en remplacement de Mohamed Belouizdad, il signe un premier fait d'arme : l'attaque de la poste d'Oran, un acte dont il dira au début des années 1990 que « si c'était à refaire, il ne l'aurait pas fait ».
Victime en 1949 de ce qui est communément appelé la « crise berbériste »,…. Ait Ahmed s'installe en 1952 au Caire et représente le PPA-MTLD en exil. Convaincu de la pertinence et de l'efficacité du travail diplomatique, il sillonne plusieurs pays de l'Asie pour plaider la cause de la Révolution algérienne. En 1955, il dirige la délégation du FLN à la conférence de Bandung où il réussit à faire accepter, par les pays participants, le droit des peuples du Maghreb à l'autodétermination.

Détournement d'avion

En septembre 1956, il ouvre et dirige le bureau du FLN à New-York avant d'être arrêté un mois plus tard par les autorités françaises dans le premier acte de « détournement d'avion dans l'histoire » en compagne de Ben Bella, Lacheraf, Boudiaf et Khider alors qu'il se dirigeait à Tunis depuis le Maroc.
Emprisonné avec ses compagnons dans la prison de la Santé en France, Ait Ahmed n'interrompra pas ses contacts avec les dirigeants du FLN jusqu'à sa libération. Ayant pris la mesure des graves divergences qui minait la direction, en raison notamment des résolutions du Congrès de la Soummam, il plaida pour la création du GPRA.

Création du FFS

Attaché à la légalité et à la démocratie, il s'oppose au coup de force de l'État-major militaire à l'été 1962. Après avoir démissionné de l'Assemblée nationale constituante, ayant constaté des dérives totalitaires, il décide alors de créer le Front des forces socialistes (FFS) en 1963, un mouvement qui sera combattu par le pouvoir d'Alger. Bilan : plus de 400 morts, à ce jour non reconnus en dépit de l'entreprise du FFS d'introduire un projet de loi pour les ériger en martyrs. Alors que le FFS est reconnu comme parti d'opposition pendant 4 jours, Ait Ahmed sera emprisonné à la faveur du coup d'État de Boumediène en 1965. En 1966, il s'évade de la prison d'El Harrach dans des circonstances à ce jour entourées de secret et s'exile en Suisse d'où il poursuivra son militantisme pour la démocratie et les droits de l'Homme en Algérie.

Pacte avec Ben Bella

Grâce à l'entremise de son ami et conseiller, ancien formateur au MALG et avocat émérite, Ali Mecili, Ait Ahmed scelle une réconciliation en 1985 à Londres avec Ben Bella. Un rapprochement qui n'était pas du goût d'Alger. Mecili sera tué deux années plus tard par un truand et Ait Ahmed pointe du doigt les services d'Alger, avec la complicité des services français, d'être derrière l'assassinat. À l'ouverture démocratique en 1989, Ait Ahmed rentre au pays, avec un accueil digne des grands chefs d'État et le FFS est reconnu officiellement. Après l'arrêt du processus électoral en 1992, peu après le premier tour où son parti est arrivé derrière le FLN et le FIS, Ait Ahmed organise une marche le 2 janvier, sans doute la plus importante après celle de l'indépendance du pays. Ait Ahmed plaide pour la poursuite des élections. Mais les militaires décident d'annuler le scrutin.

Retour à l'exile

Après l'assassinat de Boudiaf en 1992, Ait Ahmed repart en exil pour ne revenir qu'en 1999 pour participer à l'élection présidentielle, mais à laquelle il renonce à la dernière minute en compagnie de cinq autres candidats. Entre-temps, il prend part à la conférence de Rome. Ayant constaté le refus du pouvoir à toute forme d'ouverture, Ait Ahmed écrit un mémorandum au début des années 2000 où il dévoile sa vision d'une sortie de crise. Il ne connaîtra aucune suite. Même si son premier problème de santé en 1999 l'avait quelque peu affaibli, Ait Ahmed ne manquait pas de revenir de temps à autre au pays pour retrouver ceux avec lesquels il partageait la même vision : Mouloud Hamrouche et le défunt Mehri. Mais depuis quelques années, ses interventions devenaient de plus en plus rares, l'âge aidant et ses AVC révélés par sa famille il y a une année ont sans doute fini par l'affaiblir davantage. Même s'il a écrit beaucoup de livres, donné beaucoup d'entretiens, milité sans relâche en faveur de la liberté de ses concitoyens, Ait Ahmed n'aura pas eu la chance de voir l'Algérie qu'il a rêvé et pour laquelle il a sacrifié sa vie. Mais il a été une grande école. « Le militant politique n'est pas un faiseur de miracles. Ni un gladiateur des temps modernes. Il est au mieux et quand les conditions de sa société le permettent un citoyen conscient des enjeux du moment », disait-il.

Allah Yarham Jami3 El Mouslimine….!

 
 
Mme CH

« Algérie : mort de l'opposant historique Hocine Aït-Ahmed » (Le monde.fr, 23/12/2015).

« Libéré au moment du cessez-le-feu, en mars 1962, il prend très vite ses distances à l'égard de ses anciens compagnons d'armes dont il juge sévèrement les querelles. Dès la fin de juillet, il refuse de siéger au bureau politique, rend son portefeuille de ministre d'Etat au sein du gouvernement provisoire de la République d'Algérie et s'exile à Paris, puis en Suisse. Elu député de Sétif en septembre, il revient à Alger siéger au Parlement où il entend jouer le rôle de chef de l'opposition. Mais Ben Bella ayant déclaré au début de l'été 1963 « qui n'est pas avec moi est contre moi », Hocine Aït-Ahmed dénonce « le régime policier socialo-mystificateur », puis la Constitution qui « ne vise qu'à légitimer le pouvoir personnel » et enfin « le FLN, qui est une fiction et un parti coupé du peuple et de ses meilleurs cadres populaires ».

Après l'assassinat du président Mohamed Boudiaf en 1992 et la montée des violences qui marquent le début de la décennie noire, il quitte à nouveau l'Algérie. Pour ses partisans, convaincus que Boudiaf a été éliminé par le régime, sa sécurité physique n'était plus assurée et il n'y a plus de marge de manœuvre pour l'action politique. Hocine Aït-Ahmed reviendra au pays pour participer à l'élection présidentielle d'avril 1999. En pleine campagne, il est victime d'une crise cardiaque. Il est contraint de réduire son activité politique, mais de Lausanne où il réside, reste toujours présent dans la vie politique à travers les médias.

On a souvent, à tort, présenté l'homme, comme étant le « représentant des Kabyles ». Hocine Aït-Ahmed, dont le père était caïd et la famille liée au cheikh de la zaouia du village, à Aïn El-Hammam en Haute Kabylie, connaissait parfaitement la langue arabe. Il n'a jamais été « berbériste » mais aura, au contraire, œuvré pour maintenir la question berbère dans un combat pour les libertés démocratiques, refusant tout débordement vers les thèmes « ethno-culturalistes ». Une constante dans le combat politique de Hocine Aït-Ahmed. Retiré de la vie politique depuis le printemps 2013, l'homme avait été victime d'un AVC en janvier 2015. « 

   

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http://www.tamurt.info/le-wali-de-tizi-wezzu-nest-pas-le-bienvenu-au-village-dait-ahmed/

 

Le wali de Tizi Wezzu n'est pas le bienvenu au village d'Aït Ahmed

 

 

 

 

Le wali de Tizi Wezzu n'est pas le bienvenu au village d'Aït Ahmed

AT YAHIA (Tamurt) – Le wali de Tizi Wezzu qui s'est déplacé aujourd'hui à Aït Yahia, au village de Hocine Aït Ahmed, pour proposer aux villageois de collaborer dans l'organisation des funérailles, été remis à sa place. Les villageois lui ont fait savoir que l'organisation des funérailles est prise en charge par les villageois et les Kabyles et n'ont besoin d'aucune aide ni implication des autorités d'Alger.

Le wali est resté sur sa faim et a rebroussé chemin. Il a été même hué par certains jeunes qui lui ont fait savoir qu'Aït Ahmed a toujours pris ses distances avec le régime. Le wali a du quitté précipitamment les lieux de peur de subir un lynchage populaire. Ce wali et comme les militaires du régime ils ne sont pas les bienvenus en Kabylie.

C'est cette information que certains organes de presse devaient rapporter telle qu'elle est, au lieu d'inventer des histoires sur la lointaine Lausanne. Le wali de Tizi Wezzu, qui a déclaré une guerre contre le MAK, a subi encore une fois une leçon de la part des Kabyles. Il a échoué dans toutes ses tentatives de dénigre le MAK et de récupérer la mort de Hocine Aït Ahmed. Toutefois, la presse algérienne n'a pas rapporté cet incident. Les journalistes de Tizi Wezzu ont fait l'impasse volontairement.

Lounès B pour Tamurt

   

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Front des Forces Socialistes

La Direction Nationale

Alger, le 30 décembre 2015

Une Cérémonie et des symboles en accord avec le parcours et les combats d'une vie

A la fois grand et humble, Hocine Aït-Ahmed a consacré sa vie à contribuer à rendre la grandeur aux humbles et à inviter les grands à l'humilité.

Né à Aïn El Hammam le 20 août 1926, il a porté la Kabylie en son cœur  comme le cœur vibrant de L'Algérie, partout où l'ont mené ses combats et l'exil. Il a émis le vœu d'être enterré dans son village natal, Ath Ahmed, où il sera inhumé le vendredi 1er janvier 2016.

Issu d'une famille maraboutique musulmane, il aura mené ses combats politiques dans la stricte séparation du politique et du religieux. Humaniste fervent, il défendra des principes de tolérance dans le respect de toutes les religions et de tous les rites, loin de tous les extrémismes. Le Coran l'accompagnera de l'annonce de son décès à sa mise en terre.

Révolutionnaire patriote, Moudjahid et Républicain de la première heure, il aura été un des membres fondateurs de l'OS, du FLN et de l'ALN dans son combat pour la libération de l'Algérie. Son cercueil sera enveloppé dans l'emblème national pour lequel il a combattu. Il recevra à  son arrivée sur le sol national les honneurs de la garde républicaine de l'Armée nationale populaire, en la présence de sa famille et de membres de la direction nationale du Front des Forces Socialistes.

Militant de la démocratie, de la légitimité populaire, de l'Etat de droit, des droits de l'Homme, de l'unité nationale, de la paix civile et de la justice sociale,  ses funérailles seront nationales et populaires, pour permettre au peuple et au pays auquel il a dédié sa vie de lui rendre un dernier hommage.

L'arrivée de la dépouille de M. Ait Ahmed est prévue ce jeudi 31 décembre 2015 à 16h vers l'aéroport d'Alger où les honneurs lui seront rendus par la Garde Républicaine, en présence de sa famille et de membres de la Direction nationale du FFS.

La veillée de recueillement à sa mémoire aura lieu au Siège national du parti, 56 avenue Souidani Boudjema, Alger.

La levée du corps se fera le vendredi 1er janvier 2016 à 7h00.

Le cortège funèbre traversera la commune de Belouizdad à Alger, la commune de Isser à Boumerdes et la commune de Tizi Ouzou.

L'enterrement aura lieu le jour même après la prière du vendredi, au village Ath Ahmed dans la commune d'Ath Yahia.

   

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DIALOGUE AÏT-AHMED-A.BEN BELLA SUR LA PALESTINE

 

http://parti-udm.org/2015/12/25/dialogue-h-ait-ahmed-a-ben-bella-sur-la-palestine/

Ahmed Ben Bella : Nous l'avons déjà dit. La politique étrangère de l'Algérie redevenue démocratique sera différente nécessairement selon la majorité que le peuple aura portée librement au pouvoir. En ce qui me concerne, mon point de vue sur Israël est invariable. Le frère Hocine peut estimer que la paix nécessite des négociations avec Israël, pour ma part, je suis contre la présence d'Israël dans la région.

Je sais que chez les dirigeants arabes cela ne se dit pas beaucoup. Et qu'on cesse de m'accuser d'antisémitisme. C'est stupide. Je m'explique. Je suis sémite. Nous sommes des cousins. Ils sont les fils de Sarah et nous les fils d'Agar. Nous parlons la même langue. Nous sommes de la même race. Le même sang coule en nous. Mais un frère n'accepte pas qu'un autre entre chez lui et lui dise : c'est ma maison.
Tout simplement. Nous n'acceptons pas cela. Israël est un ferment d'instabilité dans la région. Ce n'est pas nous qui sommes allés chez Israël, c'est lui qui est venu chez nous. Quand on nous demande « reconnaissez-vous Israël ? », je retourne la question, « Est-ce que Israël accepte les Arabes ? ».
La réponse nous est donnée par Bégin qui soutenait que les « frontières d'Israël sont là où il y a un soldat israélien », par Golda Meir pour qui « le rôle d'Israël est stratégiquement de veiller à la division permanente des Arabes. » N'est-ce pas Sharon qui disait, il y a trois ans, devant l'Institut des études stratégiques : « les intérêts d'Israël dans les années 80 ne se situeront plus seulement dans le monde arabe mais en Afghanistan, en Iran, en Afrique du Nord et au centre de l'Afrique. » En Afrique du
Nord, c'est déjà arrivé ! » Voyez l'agression contre la Tunisie. Mais j'insiste : Hocine et moi pouvons ne pas avoir le même point de vue là-dessus. Il s'agit entre nous d'un programme minimum que doivent rejoindre beaucoup d'autres. Nous l'espérons. Nous nous sommes retrouvés sur la base du pluralisme, du respect des droits fondamentaux et de toutes les libertés démocratiques. Nous serions dans le même parti si nous partagions tous les points de vue.

Hocine Aït Ahmed : Il est normal que Ahmed donne son point de vue. Le fait que nous ayons signé un programme minimum n'entraîne pas que nous ayons la langue de bois sur tous les autres problèmes.
Nous discutons franchement et ce sont des sujets que nous aborderons au fur et à mesure. Je voudrais dire les deux principes sur lesquels je fonde ma vision du problème palestinien. Le premier c'est que tous les pays arabes travaillent à l'unité des Palestiniens. Qu'ils travaillent à l'émergence de l'entité palestinienne. Il faut que chaque Etat arabe cesse d'avoir ses propres Palestiniens pour faire sa propre politique. Les slogans extrémistes les plus aberrants n'ont jamais été d'un grand secours aux
Palestiniens. La première des choses donc est de permettre aux Palestiniens d'émerger de façon autonome, d'encourager leurs tendances démocratiques, ne pas chercher à niveler par la base les mouvements palestiniens, à les réduire à un mouvement unique comme dans la plupart des mouvements du Tiersmonde.
C'est un devoir d'aider les Palestiniens à se comporter de manière démocratique, à s'unir et à assumer leur devoir. C'est eux qui doivent décider de leur avenir.
Le deuxième point, c'est la responsabilité écrasante des Nations Unies. Les Nations Unies doivent rendre justice à la Palestine. Ce sont elles qui, somme toute, ont décidé du partage. Ce que je souhaite personnellement c'est que l'autonomie des Palestiniens apparaisse. C'est dans la garantie du pluralisme palestinien d'aujourd'hui qu'on trouvera la garantie de la démocratie palestinienne demain.

 

   

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