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Décision de justice
Revue de Presse


Samedi, 06-Fév-2016
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trefle
 

 

Deux jeunes Israéliens condamnés pour avoir brûlé vif un ado palestinien

Par  — 4 février 2016 à 15:04

 

 

 

Les deux hommes, mineurs au moment des faits, écopent de perpétuité et vingt-et-un ans de détention.

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     Deux jeunes Israéliens condamnés pour avoir brûlé vif un ado palestinien

Si les juges du tribunal de district de Jérusalem avaient voulu faire un exemple, ils ne s'y seraient sans doute pas pris autrement. Jeudi, ils ont lourdement condamné les deux mineurs accusés d'avoir, le 2 juillet 2014, brûlé vif Mohammad Abou Khdeir, un adolescent de Jérusalem-Est alors âgé de 16 ans, pour venger l'enlèvement et l'assassinat de trois Israéliens par des sympathisants du Hamas basés à Hébron (Cisjordanie).

Agé de 17 ans, le premier tueur a été condamné à la perpétuité. Quant à son complice à peine plus âgé, il écope de 21 ans de détention. Yosef Haïm Ben David, leur mentor âgé de 31 ans, a lui aussi été reconnu coupable mais dans le cadre d'une procédure séparée puisqu'il souffre de graves problèmes psychiatriques. A tort ou à raison, les magistrats ont estimé qu'il n'était pas responsable de ses actes au moment des faits.

En 2014, la mort horrible d'Abou Khdeir avait provoqué de violentes émeutes à Jérusalem et dans les territoires occupés. L'assassinat de trois jeunes Israéliens avait, lui, débouché sur un bras de fer entre Israël et le Hamas ainsi que le déclenchement de l'opération «Bordure protectrice» (l'invasion partielle de la bande de Gaza par l'armée de l'Etat hébreu).

«Mourir en martyr pour le venger»

Depuis lors, Hussein Abou Khdeir, le père du supplicié, a acquis une stature au sein de la société palestinienne. Des représentants de l'Autorité palestinienne se déplacent spécialement pour le consulter ou l'invitent à Ramallah, et les principaux partis tels le Fatah et le Hamas se disputent son soutien. Sans succès, même si l'intéressé profite de son nouveau statut pour multiplier les interviews dans les médias arabes et dénoncer «les exactions israéliennes» ainsi que la destruction des habitations de «terroristes» par l'armée de l'Etat hébreu.

Deux ans plus tard, le souvenir d'Abou Khdeir reste vivace dans la société palestinienne. Il suffit de se promener en Cisjordanie pour constater que son portrait tapisse régulièrement les murs des grandes villes et que de nombreux jeunes Palestiniens le considèrent comme un«héros», au même titre que Mohamad Al Dura, ce gamin tué durant un échange de tir entre soldats de l'Etat hébreu et policiers de l'Autorité palestinienne au début de la deuxième intifada. Autre signe de cet engouement persistant : dans le cadre de l'«intifada des couteaux», nombre de Palestiniens qui attaquent des Israéliens à coups d'arme blanche écrivent sur leur page Facebook qu'ils veulent «rejoindre Mohammad» ou «mourir en "chayid" [martyr] pour le venger».

Pour les chroniqueurs judiciaires de la presse israélienne, la condamnation des assassins de Mohammad Abou Khdeir est d'autant plus importante que d'autres procès s'annoncent. Entre autres, celui d'Amiram Ben Ouliel et de ses amis, une bande de jeunes colons d'extrême droite accusés d'avoir, en juin 2015, balancé des cocktails molotov par la fenêtre ouverte du salon de la famille Dawabsheh (trois morts), des Palestiniens sans histoire résidant dans le village de Douma.

 

 

 

Palestinien brûlé vif: un Israélien condamné à perpétuité, un autre à 21 ans de prison

AFP, 04/02 13:32 CET

Un tribunal de Jérusalem a condamné jeudi un jeune Israélien à perpétuité et un autre à 21 ans de prison pour leur participation au meurtre d'un adolescent palestinien brûlé vif en 2014.

Les deux jeunes ont été condamnés par la justice israélienne pour l'enlèvement et l'assassinat de Mohammad Abou Khdeir le 2 juillet 2014 à Jérusalem-Est. Les noms des deux accusés, issus de familles ultra-orthodoxes juives, ont été gardés secrets parce qu'ils avaient 16 ans et étaient mineurs au moment des faits.

La mère de Mohammad Abou Khdeir, Souha, a bruyamment éclaté en sanglots à l'annonce du verdict dans le petit prétoire plein à craquer, parce que l'un des accusés n'avaient pas reçu la peine maximale.

"C'est de la vie de Mohammad dont on parle. Il ne méritait pas ça. Nous ne dormons plus la nuit. Comment pouvons-nous retrouver le sommeil après ça?", s'est-elle lamentée.

Elle a dit refuser les 30.000 shekels (7.600 dollars) que chacun des deux accusés a été condamné à verser à la famille.

L'assassinat avait contribué à l'escalade des violences menant à la guerre de Gaza en juillet-août 2014. Il a profondément marqué l'opinion palestinienne.

La perpétuité est la peine la plus lourde que le tribunal pouvait infliger. Les seuls crimes passibles de la peine de mort en Israël sont les crimes de guerre et de trahison depuis l'abolition de la peine capitale pour meurtre en 1954.

La cour doit encore se prononcer sur la santé mentale d'un troisième accusé, qui passe pour l'instigateur du crime: Yosef Haim Ben David, aujourd'hui âgé de 31 ans. Une audience est prévue le 11 février.

Le verdict était particulièrement attendu dans un contexte de violences renouvelées entre Palestiniens et Israéliens.

Après une tentative infructueuse la veille contre un enfant, le trio avait enlevé Mohammad Abou Khdeir aux premières heures du 2 juillet 2014 à Jérusalem-Est, partie palestinienne de Jérusalem occupée et annexée par Israël. L'adolescent avait été frappé, emmené en voiture dans un bois proche de Jérusalem et aspergé de carburant.

Ben David aurait ensuite mis le feu alors que Mohammed Abou Khdeir était encore en vie selon l'autopsie.

Le trio avait été arrêté quelques jours après. Ben David avait déclaré aux enquêteurs avoir voulu venger l'assassinat, trois semaines auparavant, de trois adolescents israéliens enlevés en Cisjordanie occupée.

L'assassinat de Mohammad Abou Khdeir avait provoqué de violentes manifestations. Au même moment se multipliaient les tirs de roquettes de la bande de Gaza sur Israël et les raids israéliens sur le territoire gouverné par le Hamas, le mouvement islamiste tenu par Israël pour responsable de la mort des trois adolescents israéliens trois semaines auparavant.

Peu après commençait la plus dévastatrice des trois guerres qu'a connues la bande de Gaza en six ans.

Dans son verdict de jeudi, le tribunal explique la différence entre les deux peines par le fait que le plus jeune des deux accusés n'avait pas pris une part active à la dernière phase des violences ayant coûté la vie à Mohammad Abou Khdeir. La cour a aussi invoqué les problèmes psychologiques dont il avait souffert dans le passé.

 

En "Israël", le « terrorisme juif »,
condamné en public, soutenu en privé !

CPI


Photo: CPI

 

Vendredi 14 août 2015

DDF 

An-Nassira (Nazareth) – CPI

Les médias de l'occupation sioniste essaient d'extérioriser un discours équilibré, quand ils parlent de ces actes de terrorisme commis récemment par des colons juifs.

Notre Centre Palestinien d'Information (CPI) remarque que les occupants sionistes essaient de montrer un nouveau visage quant au crime commis contre le jeune Mohammed Abou Khodayyer et contre le bébé Ali Dawabsha, brûlé vif, en passant par d'autres crimes moins médiatisés. Ils sont allés jusqu'à qualifier les groupes de colons de « terroristes ».

Benyamin Netanyahu, le premier ministre israélien, de l'hôpital où se trouvait la famille de Dawabsha, a appelé Abou Mazen, président de l'autorité palestinienne, pour lui demander une coopération dans la lutte contre le terrorisme aussi bien palestinien que juif.

Ce n'est plus un tabou pour les médias sionistes de répéter « le terrorisme juif ».

Les occupants sionistes tentent de se donner une image juste, mais leurs médias ne peuvent cacher toute la vérité ; ils confirment le fait que les colons sont le fer de lance de l'armée de l'occupation sioniste.

Une hostilité apparente

Le journal hébreu Haaretz a dévoilé que les services israéliens de sécurité sont désormais convaincus que le crime commis contre la famille Dawabsha et les dizaines d'autres incendies perpétrés contre les mosquées, les églises et les maisons palestiniennes ont pour but de déstabiliser l'actuel gouvernement israélien.

En effet, les extrémistes de la droite israélienne travaillent partout en Palestine, même à l'intérieur de la Ligne verte. Ils veulent dissuader le gouvernement et l'armée de l'occupation sioniste de réaliser toute tentative d'évacuer les colons qui occupent les monts et les collines de la Cisjordanie.

Soutien sans faille

La dixième chaîne israélienne a levé le voile sur le soutien sans faille du gouvernement israélien donné aux terroristes de l'extrême droite. Leurs familles sont même exemptes d'impôts.

Ainsi, le « terrorisme juif » est soutenu financièrement par l'Etat hébreu, confirme ladite chaîne. Pire, les familles dont les enfants sont emprisonnés pour des crimes commis contre des Palestiniens reçoivent des aides allant jusqu'à des dizaines de milliers de dollars.

Pour l'anecdote, Haaretz raconte qu'un groupe de colons a mis la main sur un lieu évacué par l'armée de l'occupation sioniste ; et bien que cette armée considère cet acte illégal, elle fournit aux colons occupants de l'eau et de l'électricité.

Des réactions bien fades

Que Benyamin Netanyahu qualifie le crime hideux dans lequel un enfant palestinien du village de Doma a été brûlé vif de « terrorisme juif », cela n'est qu'une tentative visant à absorber la colère de la rue palestinienne, disent des analystes, une tentative échouée.

En fait, au moment où il condamne cet acte, Netanyahou ordonne la construction d'encore plus d'unités résidentielles, en confisquant plus de terrains palestiniens, profitant d'un silence palestinien et international bien morbide.

Le problème réside aussi dans la réaction de l'autorité officielle palestinienne qui a répondu au terrorisme juif en endurcissant sa position contre les Palestiniens, par plus de coordination avec les occupants sionistes, par une protection faite à ces colons qui étaient entrés dans les territoires d'Ariha (Jéricho), par le bon accueil réservé au président du parti sioniste de Mertz et au président du service sioniste de sécurité intérieure (Shabak) !

 

Bébé palestinien brûlé vif : quatre Israéliens inculpés pour «terrorisme» anti-arabe

02 Janv. 2016, 22h12 | MAJ : 03 Janv. 2016, 13h03
Ali, bébé palestinien de 18 mois, est mort brûlé vif le 31 juillet 2015 lors de l'incendie de la maison de sa famille. Son père et sa mère sont également décédés des suites de leurs blessures. AFP / Jaafar Ashtiyeh

Face à l'horreur du acrime, le Premier ministre israélien Benjamin Nétanyahou avait parlé de «terrorisme» juif, alors que l'ONU et l'UE avaient déploré «l'impunité des colons».

 

Deux Israéliens ont été inculpés dimanche de meurtre et de complicité de meurtre pour avoir incendié la maison de la famille Dawabcheh dans le village palestinien de Douma le 31 juillet, tuant trois de ses membres dont un bébé de 18 mois, a annoncé la justice israélienne.

Ces inculpations sont la première étape d'un long processus judiciaire qui, selon Palestiniens et défenseurs des droits de l'Homme, a mis du temps à s'enclencher. Le procureur général a inculpé de meurtre Amiram Ben Oliel, 21 ans, originaire de Shilo, une colonie du nord de la Cisjordanie occupée. Selon l'acte d'inculpation, le jeune israélien doit répondre de trois meurtres et d'une tentative de meurtre, celle d'Ahmad Dawabcheh, âgé de 4 ans et grièvement blessé, d'incendie criminel et de conspiration pour commettre un crime aux motivations racistes. 

Un mineur de 17 ans, dont l'identité n'a pas été révélée, doit répondre de conspiration pour commettre un meurtre aux motivations racistes. Il est aussi accusé d'avoir participé à l'incendie criminel contre l'abbaye de la Dormition à Jérusalem en mai 2014. Lui et Amiram Ben-Uliel, qui vivaient dans différentes colonies sauvages près de Douma au moment des faits, ont comploté pour venger la mort de Malachi Rosenfeld, un Israélien tué par des tirs palestiniens près de la colonie de Shilo en juin 2015, explique le ministère.

L'épouse de Ben Oliel parle de «tortures» subies par son mari

Dimanche à la sortie de l'audience, l'épouse d'Amiram Ben Oliel, Orian, a affirmé que son époux avait «subi des tortures pour donner des informations sur des actes qu'il n'a pas commis». «Je sais qu'il était à la maison cette nuit-là et qu'il n'a rien fait», a-t-elle maintenu, alors que le ministère de la justice indique que l'homme vivait au moment de l'attaque dans des colonies sauvages des environs de Douma. «C'est un vaste mensonge à des fins politiques», a martelé la jeune femme vêtue de la tenue stricte des juifs ultra-orthodoxes.

Deux autres Israéliens, dont un mineur, ont été inculpés pour leur implication dans «d'autres actes terroristes», dont les incendies de l'abbaye de la Dormition et de l'Eglise de la multiplication des pains, sur les rives du lac de Tibériade en juin 2015, ainsi que des actes de vandalisme contre des biens palestiniens.

Samedi, le ministère israélien de la Justice avait indiqué que quatre Israéliens de confession juive devaient être inculpés pour leur implication dans des actes de «terreur violente contre des Arabes et leur propriété».

Le 31 juillet avant l'aube, des cocktails Molotov avaient été lancés dans deux maisons de Douma, près de Naplouse en Cisjordanie occupée. Ali, un bébé palestinien d'un an et demi est mort brûlé vif. Grièvement blessés, ses parents ont  succombé quelques jours plus tard. De la famille Dawabcheh n'a survécu qu'un enfant de quatre ans, lui aussi gravement brûlé.