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L'attentat homophobe d'Orlando
Revue de Presse


Jeudi, 23-Jui-2016
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  • Les États-Unis s'interrogent après l'attentat d'Orlando  La Croix
  • Orlando : qui est l'auteur de la pire fusillade de l'histoire des États-Unis ?  AFP-Le Monde
  • Dans le figaro (Réactions de lecteurs français)
  • «Tous les fascismes, et l'Etat islamique en est un, s'attaquent aux minorités sexuelles»
    Isabelle Hanne et Estelle Pattée dans Libération
  • L'homosexualité n'est pas un crime ni une perversion par nature pour l'islam
  • Attentat d'Orlando – comme toujours, il y a des choses que les médias ne vous disent pas… Jean-Patrick Grumberg  Dreuz
  • Les intégristes se sentent en permanence menacés de souillure (Le Point a interrogé le psychanalyste Fethi Benslama, auteur de « Un furieux désir de sacrifice. Le surmusulman »
  • Tuerie d'Orlando : et si Omar Mateen était homosexuel ?  (Le Parisien)
  • Homosexualité et l oi juive par Hervé Elie Bokobza
  • Paroles de rabbins à consommer… avec modération  Blog d'Eric Gozlan
  • Gay Pride: polémique autour du grand rabbin Sitruk   Tribune Juive Laétitia Enriquez
 

Les États-Unis s'interrogent après l'attentat d'Orlando

La Croix (avec AFP), le 13/06/2016 à 9h23
L'enquête se poursuit après l'attentat dans une boîte de nuit homosexuelle d'Orlando, qui a fait plus de 50 morts, dans la nuit de samedi 11 juin à dimanche 12 juin. Les habitants se recueillent et se pressent auprès des blessés.
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Des scènes de recueillement ont eu lieu à travers les États-Unis après l'attentat d'Orlando,
qui a fait au moins 50 morts. / SANDY HUFFAKER/AFP

Après l'horreur, le recueillement et la mobilisation. À Orlando, en Floride, les habitants et les proches des victimes affichent leur solidarité après l'attentat qui a fait au moins 50 morts et autant de blessés dans une boîte de nuit homosexuelle de la ville, le Pulse, dans la nuit de samedi 11 à dimanche 12 juin.

Les victimes étaient issues, en majorité, de la communauté hispanique. En fin d'après-midi dimanche, un rassemblement en l'honneur des victimes a eu lieu à l'église El Calvario, en présence du gouverneur de Floride, Rick Scott. Environ 300 personnes ont prié et chanté, tandis qu'un orage violent s'abattait sur la ville.

Forte mobilisation des dons du sang

En début de soirée dimanche, les autorités ont annoncé la liste de toutes les personnes hospitalisées au Orlando Regional Medical Center, devant des centaines de proches. L'un d'eux, Angel Colon a ainsi pu retrouver son fils Angel Jr, âgé de 26 ans, en vie et dans un état stable bien qu'atteint de trois balles, dont une qui lui a traversé la cuisse.

Comme après les attentats de Paris, une forte mobilisation pour les dons du sang s'est immédiatement mise en place afin de remédier aux besoins des hôpitaux. « Au centre principal (de don), il y avait des milliers de personnes. Je suis arrivée à 11 heures. Il y avait cinq heures d'attente », a expliqué à l'AFP Sonia Drudge, venue donner son sang pour la première fois.

« Ma sœur est homosexuelle, j'ai beaucoup de proches dans la communauté gay et lesbienne et je sens que c'est la chose à faire pour les miens », a-t-elle dit. Claudia Santesimo, elle, connaît l'une des serveuses du Pulse, qui travaillait la nuit dernière. « Elle a réussi à sortir », dit la jeune femme aux cheveux courts teints en blond. « On a un autre ami qui s'est fait tirer dans la jambe, mais il va bien. »Mais toutes les familles n'ont pas eu cette chance, et n'entendant pas le nom de leurs proches, en ont conclu qu'ils faisaient partie des morts.

« Un acte de terreur et de haine »

Le président Barack Obama a condamné « un acte de terreur et de haine » et a ordonné que les drapeaux soient mis en berne dans tout le pays. « Nous sommes une communauté résiliente, un État résilient, une Nation résiliente », a déclaré le gouverneur Rick Scott après le rassemblement à l'église El Calvario.

« C'est terrible, mais cela n'enlève pas l'amour qu'il y a à Orlando », clamait Kathleen Gordon, vice-présidente du conseil académique pour les écoles de la zone où a eu lieu l'attaque. Première destination touristique des États-Unis, Orlando accueille chaque année plus de 60 millions de visiteurs. Pour de nombreux habitants, il s'agit du « pire attentat terroriste depuis le 11 septembre 2011 » aux États-Unis, la destruction des deux tours jumelles du World Trade Center.

Un tireur déjà interrogé par le FBI

La police fédérale a ouvert une enquête pour « terrorisme ». Le tireur, tué lors de l'attaque et identifié par le FBI sous le nom d'Omar Seddique Mateen, était un Américain d'origine afghane de 29 ans. Il avait déjà fait l'objet d'enquêtes et était soupçonné de liens avec des djihadistes. Le FBI a révélé l'avoir interrogé ces dernières années pour ses présumées « sympathies » islamistes mais que ses enquêtes n'avaient jamais donné suite.

Le tireur solitaire habitait à plus de 200 kilomètres d'Orlando. Son ex-épouse l'a décrit comme instable et violent, assurant qu'il la « battait » et qu'elle avait dû fuir leur domicile. Mais pour le père du terroriste, l'acte n'a « rien à voir avec la religion ». « Nous étions dans le centre-ville de Miami (…) et il a vu deux hommes qui s'embrassaient devant les yeux de sa femme et son enfant, et il est devenu très énervé », a-t-il affirmé.

L'imam de la mosquée de Fort Pierce que fréquentait le tueur a fait part de son incompréhension. « Il venait prier (…) Je ne m'attendais pas à ça. Nous enseignons la justice et la paix », a-t-il déclaré à l'AFP. Les musulmans américains comptent pour 1 % de la population.

Une autre arrestation en marge de la Gay Pride de Los Angeles

L'attentat d'Orlando a ravivé le débat sur les armes à feu, premier sujet de préoccupation pour les habitants d'Orlando, devant l'islam radical. « Il faut que nous fassions quelque chose au sujet des armes aux États-Unis. (…) La situation est hors de contrôle », a dit à l'AFP Corrine Brown, élue à la Chambre des représentants pour le district d'Orlando.

À Los Angeles, un autre homme, identifié comme James Howell, 20 ans, a été interpellé avec un arsenal dans sa voiture. La chef de la police de Santa Monica avait d'abord indiqué son arrestation au motif qu'il souhaitait « faire des dégâts » lors de la Gay Pride de Los Angeles qui rassemble des milliers de personnes. Une enquête est en cours.

Les violences par armes à feu sont quasi quotidiennes aux États-Unis. L'année 2016 en compte plus que de jours écoulés et elles ont fait plus de 5 900 morts depuis janvier, d'après le site Gunviolencearchive.org qui les recense.

La Croix (avec AFP)   

 

Orlando : qui est l'auteur de la pire fusillade de l'histoire des États-Unis ?

 

 

 

 

Omar Mateen, un Américain d'origine afghane, à l'origine de la fusillade qui a fait 49 morts, est soupçonné d'avoir prêté allégeance à l'État islamique.
SOURCE AFP et Le Monde pour la fin de l'article
Modifié le 13/06/2016 à 14:45 - Publié le 13/06/2016 à 06:47 | Le Point.fr

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Omar Mateen, auteur de la fusillade au Pulse, une boîte de nuit gay d'Orlando, où au moins
50 personnes sont mortes.   © AFP/ HANDOUT

Omar Seddique Mateen, 29 ans, est décrit par ses proches comme impulsif et instable. Cet Américain d'origine afghane est à l'origine du plus sanglant attentat aux États-Unis depuis le 11 Septembre. Qu'avait-il en tête lorsqu'il s'est engouffré armé d'un fusil d'assaut et d'une arme de poing dans le Pulse, cette boîte gay d'Orlando où 49 personnes ont été tuées et 50 blessées dimanche?

Le FBI, qui a ouvert une enquête pour « terrorisme », le soupçonne d'avoir prêté « allégeance » à Daech dans un appel passé aux secours quelques instants avant le massacre. La police fédérale l'avait interrogé à plusieurs reprises, en 2013 et 2014, pour « d'éventuels liens avec des terroristes ». Mais sans suite. De son côté, sa famille assure que son acte n'était pas lié à la religion. Son ex-compagne, qui évoque des violences conjugales, ne l'avait, elle, jamais entendu soutenir le terrorisme.

Né à New York en 1986, le jeune homme déménage par la suite avec sa famille en Floride, où il entreprend des études de droit à l'université d'État Indian River. En 2009, il se marie à sa première femme, dont il divorcera en 2011. Il s'était remarié et était père d'un enfant.

« Il voulait être policier »

« Au début, c'était quelqu'un de normal qui tenait à sa famille, adorait plaisanter. Adorait s'amuser. Mais quelques mois après que nous nous sommes mariés, j'ai vu qu'il était instable, bipolaire et qu'il s'énervait sans raison », a témoigné dimanche son ex-femme, Sitora Yusufiy, lors d'une conférence de presse depuis Boulder dans le Colorado, où elle est désormais installée.

Omar Seddique Mateen était musulman pratiquant, selon Sitora Yusufiy, qui a toutefois assuré ne l'avoir jamais entendu faire l'apologie du terrorisme. « Il n'y avait absolument aucun signe » que ses amis étaient des radicaux lorsque le couple vivait à Fort Pierce, en Floride, a-t-elle dit. « Il voulait être policier, alors il s'entraînait avec ses amis qui étaient policiers et il avait un permis de port d'arme valide en Floride », a-t-elle ajouté.

Il a travaillé comme gardien dans un établissement pour délinquants juvéniles, ce qui lui avait permis d'obtenir le permis. Puisqu'elles ont été classées sans suite, les enquêtes du FBI ne l'ont pas empêché d'acheter les armes légalement, a souligné la police fédérale.

Son père, lui, plaide pour une homophobie viscérale. « Nous étions dans le centre-ville de Miami (...). Et il a vu deux hommes qui s'embrassaient devant les yeux de sa femme et son enfant, et il est devenu très énervé », a confié Mir Seddique à la chaîne NBC. « Ils s'embrassaient et se touchaient et il a dit : Regarde ça. Devant mon fils, ils font ça », a-t-il ajouté, assurant que la fusillade de dimanche n'avait « rien à voir avec la religion ».

Allégeance à l'EI   Le Monde

Lors de son attaque, il a prêté allégeance à l'organisation djihadiste Etat islamique(EI) et fait référence aux frères Tsarnaïev, auteurs des attentats de Boston en 2013, a rapporté le porte-parole de la police de l'Etat du Massachusetts. Le FBI a, quant à lui, confirmé les informations de presse selon lesquelles Omar Mateen avait appelé le numéro d'urgence 911 – celui de la police – pour revendiquer son allégeance à l'EI, avant d'être abattu par les forces spéciales dans le Pulse, la boîte de nuit d'Orlando. Le groupe djihadiste a revendiqué lundi la fusillade dans un bulletin de sa radio officielle : « Dieu a permis au frère Omar Mateen, un des soldats du califat en Amérique, de mener une ghazwa [terme islamique pourdésigner une attaque] durant laquelle il est parvenu à entrer dans une boîte de nuit des sodomites dans la ville d'Orlando (…) et à tuer et blesser plus de 100 d'entre eux », a annoncé le bulletin d'Al-Bayan.

Le couple d'origine pakistanaise, qui avait tué 14 personnes à San Bernardino (en Californie), en décembre, avait également prêté allégeance à l'EI, sans que des contacts avec l'organisation aient été avérés. Dans un communiqué revendiquant l'attaque, l'EI a qualifié Omar Mateen de « soldat du califat ».

Surveillé par le FBI

La police fédérale explique qu'Omar Mateen avait des « antécédents violents ». L'homme avait été interrogé à deux reprises par le FBI lors de deux enquêtes, en 2013 et 2014, pour des liens supposés avec la mouvance islamiste, sans donner de suite, faute de preuves.

Malgré tout, titulaire d'un port d'arme, Omar Mateen a pu se procurer très récemment deux armes (une arme de poing et un fusil), selon l'ATF, l'agence fédérale chargée de la lutte contre le trafic des armes à feu. Il travaillait dans une entreprise de sécurité, G4S, depuis septembre 2007, laquelle a exprimé sa solidarité avec les victimes sur Twitter et affirmé coopérer pleinement avec les autorités dans le cadre de l'enquête.

Omar Mateen était donc entré dans le collimateur du FBI en 2013, après que des déclarations rapportées par ses collègues de travail avaient fait suspecter de possibles liens terroristes. Le FBI avait alors lancé une enquête plus approfondie, en interrogeant des témoins, en le surveillant, en vérifiant ses antécédents et en l'interrogeant deux fois. Omar Mateen avait capté à nouveau l'attention de la police fédérale en 2014 en raison de liens possibles avec Moner Mohammad Abu Salha, le premier kamikaze de nationalité américaine en Syrie, qui avait grandi lui aussi en Floride avant de rejoindre le Front Al-Nosra, proche d'Al-Qaida. A l'issue d'un nouvel interrogatoire, « nous avons déterminé que le contact était minimal et ne constituait pas une relation substantielle ou une menace à l'époque », a expliqué dimanche le FBI.

« Il me battait »

... Le Washington Post précise que le père du tireur animait une émission en dari (persan parlé en Afghanistan) sur une chaîne nommée Payam-e-Afghan. Sur l'une des vidéos postées sur YouTube, ajoute le journal américain, il remercie les talibans afghans et critique le gouvernement pakistanais.

L'ex-femme d'Omar Mateen a assuré au Washington Post qu'il n'était « pas une personne stable » et qu'il la battait souvent sans raison pendant les quelques mois qu'a duré leur mariage, à partir de 2009. Elle a précisé qu'il n'était alors pas très religieux, et qu'il travaillait comme garde dans un centre pour jeunes délinquants, mais qu'elle n'avait pas eu de contact avec lui depuis leur séparation.

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Dans le figaro (Réactions de lecteurs français)

Omar Mateen, le terroriste d'Orlando, un homme instable, violent et repéré par le FBI

Sélection d'avis de lecteurs sur le Figaro :

psy27 Visiblement le Figaro a un peu de retard dans ses informations. Dans la presse anglosaxonne (Washington Post) on peut lire entre autres que le père du tueur, Mir Seddique Mateen, se déclare très proche des talibans afghans (sur sa page facebook). Cependant, comme on nous le dit si bien, il ne faut pas y voir de lien avec l'islamisme radical...c'est juste une coïncidence qui n'a rien à voir... Autre argument, celui de la vente d'armes : il se trouve que le tueur était agent de sécurité de la société G4S, et disposait d'une arme de service... Le 13/06/2016 à 15:57

repenserladémocratie Le père déclare : " C'est à Dieu de juger les homosexuels" (sic). On mesure dès lors le degrés extrême d'évolution mentale lorsque l'on se permet d'employer le verbe "juger" en parlant d'homosexualité. Retournez chez vous là-bas en Afghanistan, pays qui comme chacun le sait jouit d'un taux important de tolérance!! Aucune pitié pour ce genre de cinglés, y en a ras le bol.

sseur2 La famille a une lourde responsabilité. Il battait sa femme, était instable et ne supportait pas les gays s'embrassant dans la rue en vivant dans une zone gayfriendly. Le FBI a aussi une lourde responsabilité: Comment expliquer que l'on n 'est rien trouvé contre lui. La société américaine a une lourde reponsabilité;: toute personne suspécté d'islamisme devrait se voir interdit certaines fonctions ainsi que le port d'arme. TRUMP A RAISON : assez de stuîdité et d'angélisme. Obama est à coté de la plaque, il n'a mémé pas osé prononcé le terme d'islamisme .

lech3816 En Israël toute la famille serait expulsée du pays. Je sais, les punitions collectives sont interdites et contraires à nos principes mais dans la grave situation où nous sommes, c'est peut-être un moyen qui ferait réfléchir les tueurs si ils savent que toute la famille subira les lourdes conséquences de leurs actes.
        Un dilemme se pose. Notre démocratie est menacée par les islamistes qui profitent de nos lois et de leur liberté dans nos pays pour agir. Les événements tant à Paris qu'à Bruxelles et à Orlando le prouvent. La grande majorité de ces tueurs avaient déjà été arrêtés au moins une fois soupçonnés d'islamisme radical. Tous ont été relâchés, d'autres, sur qui pesaient des soupçons, n'ont même pas été arrêtés faute d'éléments suffisants justifiant un interrogatoire. La question qui se pose est de savoir comment les droits de l'Homme tels que nous les concevons peuvent cohabiter avec ces criminels qui nous entourent. N'avons nous pas poussé trop loin cette notion quand on voit comment certains nous narguent et se moquent de notre impuissance devant eux qui ne respectent rien ?

HAPPYSURFER Donc le gars appelle le 911 pour indiquer qu'il fait allégeance à l'état islamique avant de tuer 50 jeunes américains, mais c'est parce qu'il était un peu énervé ? Un peu trop de café, peut-être ? Quand au titre, il est exquis : "un homme instable, violent et repéré par le FBI", c'est à dire que le FBI le piste, mais parce qu'il est un peu nerveux ("trop de café" a diagnostiqué et écrit, dans le dossier, l'officier du FBI), pas parce qu'il est un dangereux islamiste susceptible de passer à l'acte

Nats Cet homme aux multiples "selfies" est un pervers narcissique. Comme tous ces meurtriers qui ont une très haute estime d'eux-mêmes... Condoléances aux victimes de ces dégénérés.

yron Pleurer sur les victimes et s'agenouiller devant les bourreaux qu'ils n'osent même pas nommer ,c'est la seule chose que les dirigeants actuels des pays occidentaux trouvent à faire...si on n'en change pas sans délai ,on connaît déjà le nom du vainqueur....

Princeps Le terrorisme a encore frappé. Trump, c'est de bonne guerre, en profite. Pourtant, il oublie de parler de deux choses : que ce djihadiste est né aux USA et qu'il a pu acheter sans problème une arme de guerre.....grâce au lobby de la NRA qui s'oppose à toute restriction et appuyé en cela par les républicains. Donc, il ne faudrait que cette attaque terroriste masque le mal profond des USA : n'importe qui peut acheter une arme de guerre pour perpétrer un massacre......écoles, églises et campus en ont été le théâtre. Rappel : environ 12000 personnes sont abattues par balle chaque année (5800 déjà en 2016). Ramené à l'échelle de la France, cela équivaudrait à 2500. Nous sommes, heureusement, très loin.

duvdevan Les mêmes attentats partout dans le monde, véhiculés par un dénominateur commun et la haine de tout ce qui peut de près ou de loin représenter l'Occident , laxisme de nos dirigeants qui n'ont pas le courage de nommer l'ennemi : l'Islam radical qui embrigade des individus qui profitent des bienfaits de nos démocraties tout en ayant la volonté de semer le chaos !!! Le 13/06/2016 à 13:29

gregdavid8 On retrouve bien ici l'idée de Dieu qui est transmise par le coran, un Dieu autoritaire (s4v14), ennemi de ceux qui ne se soumettent pas (s2v98), assoiffé de guerre (s47v35). Cette vision est incompatible avec celle que nous avons alimentée au cours de notre histoire.
Homophobe, instable et violent, n'aimant ni la poésie, ni les non-croyants, cela me rappelle un certain prophète, né en 570...

Lou Becarut Avec Behring Breivik il avait surement pas mal de chose en commun: caractériel, violent, bipolaire, illuminé, religion (laquelle peu importe, elles se valent toutes). Comme les idéologies politiques (libéralisme, anarchie, communisme...) les religions peuvent être déviées pour le pire. Cela n'empêchera pas les racistes de tout poil, anti-arabes, anti-musulmans, anti-communistes...etc... de détourner ce drame pour tenter de fausses démonstrations, qui ne sont que de vrais slogans d'endoctrinement, de propagande, de sectarisme et de xénophobie, sans compassion aucune.

Annette 72 Non, on ne peut pas dire que c'est un américain, tout comme nos terroristes dits "belges" ou "français". Ils n'aiment pas nos pays alors qu'ils rentrent chez EUX. C'est notre belge en prison qui   doit être content ! Au moins aux US, ils l'ont anéanti, hélas après avoir fait ce carnage horrible. Chez nous, le pauvre petit est traumatisé dans sa cellule par je ne sais quoi. C'est révoltant. Ce sont des monstres tarés et on n'en fera jamais rien de bon de ces fous cinglés.

Adeodat Les Etats-Unis sont un pays qui ne s'est fait QUE par l'immigration, base de son peuplement une fois extermines presque entierement les "natives" indiens: peuplement volontaire ou involontaire - l'esclavage des noirs africains. Vouloir rester "chez soi" - sans qu'on sache jamais qui ce "chez soi" designe, - est contraire a la nature meme de ce pays.

VoisTout "Après avoir obtenu en 2006 un diplôme en droit pénal" Comme vous pouvez le constater avoir fait des études n'est pas un gage de sagesse, ni ne non endoctrinement, pour le 11 septembre ils étaient instruits.

Marco29 Il ne reste plus aux parents des victimes qu'à voter pour Trump et la boucle sera bouclée... - 20 05 16 Le lobby des armes à feu vote Trump http://www.liberation.fr "Il n'empêche : avec son discours 100 % pro-armes, le magnat de l'immobilier s'attire les faveurs de la NRA, laquelle semble lui avoir pardonné ses revirements sur le sujet. En 2000, Donald Trump se disait favorable à des restrictions sur les armes, à commencer par l'interdiction des armes de guerre. A l'époque, il reprochait même aux élus républicains de suivre aveuglément la ligne du lobby. Comme souvent, il a changé d'avis." Il se trumpe souvent ! Le 13/06/2016

SCALP et encore plus Le nouveau maire de Londres est musulman... c'est un pied de nez aux islamophobes qui s'expriment ici.

lanhouika La gauche au pouvoir, c'est partout l'angélisme au nom dont on ne sait quelles "valeurs". Le FBI l'avait repéré nous dit-on. Bref, comme chez nous. Les terroristes ''potentiels'' sont bien connus, mais les lois qui font de nous des victimes toutes désignées, nous empêchent de prévenir les actes barbares de ces individus dont le politiquement correct persiste à vouloir faire des citoyens ''bien de chez nous''. Quoiqu'il en soit, sale coup pour Clinton. Le 13/06/2016 à 10:36

Metalleux C'est le résultat d'une politique qui consiste à accueillir aveuglément des ressortissants de pays dont le parcours personnel, l'histoire, la culture et la foi ne sont pas compatible avec celle du pays qui reçoit ! Une sorte de gros fiasco idéologique qui va mal finir ! Le 13/06/2016 à 10:33

Cub38 C'est toujours génial aux US de pouvoir être instable, violent, interrogé deux fois par le FBI, mais de toujours être capable de se procurer un AR15, une arme de guerre destructrice mais considérée pas plus dangereuse qu'un fusil de chasse selon la loi... 3.7 million d'américains possèdent cette arme. Pas besoin de bombes pour le terrorisme aux US, le gouvernement vous offre mieux sur un plateau.

mauvaisesprit Le père :"activiste politique afghan" ? En effet, on peut le voir comme ça. Selon The Times (UK) d'aujourd'hui il postait des vidéos sur YouTube dans lesquelles il priait pour la victoire des Talibans.

Pas choux Retour de manivelle de l'impèrialisme américain que la France soutient malheureusement depuis Sarkosy . Alors que du temps de de Gaulle ou de Chirac...... Le 13/06/2016 à 09:20 haut

 

 

«Tous les fascismes, et l'Etat islamique en est un, s'attaquent aux minorités sexuelles»

 

 

 

 

Par  et  — 13 juin 2016 à 18:51


Prière à la mosquée Baitul Aafiyat d'Orlando, dimanche. Photo Drew Angerer. Getty Images. AFP Ludovic-Mohamed Zahed, fondateur de l'association Homosexuels musulmans de France et chercheur en anthropologie, rappelle que l'homosexualité n'est citée nulle part dans le Coran. Pour lui, l'homophobie est affaire de politique et non de tradition.

 «Tous les fascismes, et l'Etat islamique en est un, s'attaquent aux minorités sexuelles»

Ludovic-Mohamed Zahed, fondateur de l'association HM2F (Homosexuels musulmans de France), milite pour réconcilier islam et homosexualité. Il est à l'initiative de la première salle de prière de France ouverte en 2012 aux croyants LGBT. Ouvertement homosexuel, pro-mariage gay, il vient de soutenir sa thèse en anthropologie du fait religieux à l'EHESS.

L'islam est-elle une religion homophobe ?

Plusieurs hadiths [qui désignent les faits et gestes du Prophète, plus ou moins apocryphes, ndlr] rapportent comment le Prophète protégeait lesmukhannathun, ces hommes efféminés devant lesquels les femmes ne se voilaient pas car ils n'avaient pas de désir pour elles. Il accueillait ces gens, les défendait contre ce qu'on appelle l'homophobie. Certains de ses compagnons voulaient les tuer parce qu'ils avaient des rapports sexuels avec des hommes, ils s'habillaient comme des femmes, mettaient du henné sur les mains, donc l'équivalent du maquillage à l'époque. Je ne sais pas si c'est vrai, d'un point de vue historiographique, il faut prendre ces traditions avec prudence. Cela dit, dans l'islam, on trouve de quoi défendre le droit des minorités.

Que dit vraiment le Coran sur l'homosexualité ?

L'homosexualité n'est citée nulle part dans le Coran. Il y a des versets qui font référence à des rapports sexuels entre hommes. Et ce sont toujours des versets sur Sodome et Gomorrhe, dans un contexte de guerre entre les Israélites et les Sodomites de l'époque. Ces derniers ne sont pas des homosexuels. Ils sont décrits comme des pirates, des voleurs, des violeurs d'hommes et de femmes. Il y a un verset qui dit : «Aucun autre peuple avant vous ne s'était adonné à cette abomination.» Ce verset est très clair : par «abomination», le Coran désigne et condamne les viols rituels que pratiquaient Sodome et Gomorrhe. Et non l'homosexualité, qui a toujours existé. Ce ne sont pas les humains qui l'ont inventé il y a 5 000 ans !

Le Licite et l'Illicite en islam, écrit en 1960 par le théologien des Frères musulmans Youssef al-Qaradawi, indique comment tuer les homosexuels. Si le Coran ne condamne pas l'homosexualité, des théologiens se sont chargés de le faire…

Tout peut être utilisé pour justifier l'injustifiable. Ce n'est pas pour autant qu'il faut croire ces abrutis. Et d'ailleurs, l'auteur que vous citez est l'objet d'un mandat d'arrêt international d'Interpol. Au nom de l'islam, les combattants de l'EI torturent et exécutent des homosexuels dans les territoires qu'ils occupent. Ils tuent parce que ce sont des fascistes qui sont dans une perspective tribale. Tous les fascismes, et l'EI en est un, s'attaquent aux minorités sexuelles, religieuses ou ethniques. Ce n'est pas très politiquement correct de dire que l'islam n'est pas homophobe.

Le facteur déterminant commun entre toute cette fascisation des identités, qui pointent du doigt les minorités, c'est la crise. Les gens vont s'enfermer dans un groupe et fantasmer, idéaliser l'identité nationale. Très peu de civilisations ne sont pas passées par la fascisation des identités, le patriarcat et la violence envers les femmes et les minorités. Dans le monde arabo-musulman, ça prend des proportions incroyables parce que la crise est incroyable.

En Tunisie, de 60 à 70 personnes sont condamnées chaque année de six mois à trois ans de prison pour homosexualité…

Ce sont des lois qui ont été élaborées à l'époque de la colonisation. Je ne dis pas que c'est la faute de l'Europe, mais quand les Européens ont colonisé le monde arabo-musulman ou l'Inde, ils ont importé leurs systèmes juridiques, où l'ordre passait par la répression des minorités. Aujourd'hui, l'Europe a changé. L'association Shams en Tunisie est en train de lutter pour la décriminalisation de l'homosexualité. C'est la première association officiellement LGBT du monde arabo-musulman, c'est porteur d'espoir.

N'y a-t-il pas une tradition homophobe dans ces sociétés contemporaines arabo-musulmanes ?

Il y a une homophobie d'Etat, pas une homophobie traditionnelle. Si on parle de tradition, c'est-à-dire d'où l'on vient, il faut rappeler la tradition homo-érotique qui existait dans les pays arabo-musulmans. Pourquoi cette homophobie s'est-elle imposée aujourd'hui ? A cause de la politique. L'homophobie, c'est une politique d'Etat. Et on a un peu l'impression de se battre contre des moulins à vent, quand on voit le massacre d'Orlando au nom de l'islam… Alors que le tueur n'était même pas croyant, même pas pratiquant, exactement comme pour les attentats de Bruxelles et de Paris.

Vous ne pouvez pas nier qu'il est extrêmement difficile d'être homosexuel dans certaines sociétés arabo-musulmanes…

Evidemment. Mais j'essaie d'être dans la déconstruction des préjugés, de voir ce qu'il y a derrière cette façade arabo-islamiste. Il n'existe pas de traces de tortures ou d'exécutions d'homosexuels dans la tradition du Prophète ou des califes. On a vu pendant des siècles des califes ottomans, mais aussi les Abbassides et les Omeyyades, qui pratiquaient l'homo-érotisme. L'un des derniers sultans ottomans était bisexuel. Les grands poètes européens du XIXe siècle allaient vivre leur homosexualité au Maroc ou en Tunisie, parce que c'était possible là-bas. Ici non. On brûlait des homosexuels jusqu'en 1750 sur la place de l'Hôtel de ville à Paris. Il y a vraiment une inversion des valeurs au moment où l'équilibre des pouvoirs a changé.

Quelle est la responsabilité des représentants musulmans ?

L'islam n'a pas de clergé. Il est décentralisé, beaucoup moins clérical à travers les siècles que dans la religion chrétienne. Mais aujourd'hui, ça nous explose à la figure. A un moment donné, quand vous dites à vos fidèles que l'homosexualité est une abomination, que selon la tradition il faut tuer les homosexuels, mais en même temps qu'il ne faut pas appliquer cette tradition, il faut être clair : d'autres vont l'appliquer à votre place. Le seul point positif des horreurs comme celle d'Orlando, c'est qu'au bout d'un moment, on va devoir choisir clairement entre l'islam de Daech et l'islam des lumières.

Isabelle Hanne Estelle Pattée

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Attentat d'Orlando – comme toujours, il y a des choses que les médias ne vous disent pas…

 

Source : Dreuz ( Dreuz est un site américain conservateur, chrétien et pro-israélien. Comme nous sommes tout ce que les journalistes détestent, ils nous appellent "fachosphère" ! )  PUBLIÉ PAR JEAN-PATRICK GRUMBERG LE 13 JUIN 2016

Déguiser, cacher, inverser les faits, c'est la nouvelle règle de la gauche médiatique. Ce n'est donc pas chez eux que vous lirer les infos importantes sur la tragédie qui s'est produite hier à Orlando. Vous n'entendrez pas sur France 2 que des jeunes de la Goutte d'Or se sont réjouis de l'attentat d'Orlando.

Omar Mateen a tué parce qu'il avait la haine des juifs, des chrétiens, des noirs, des gays et de l'Amérique, par parce qu'il était homophobe.

"Quand j'ai vu sa photo aux infos, je me suis dit bien sûr qu'il a fait ça," explique Eric Baumer, un de ses collègues officier de sécurité [Omar Mateen était garde dans une société de sécurité, G4S] à Newsday. "Il disait des choses affreuses contre les noirs, les juifs, les gays, de nombreux politiciens [il était membre inscrit au parti Démocrate], et nos soldats. Il avait beaucoup de haine en lui. Il me disait que l'Amerique avait détruit l'Afghanistan." Son ex-femme Sitora Yusufiy, 27 ans, a expliqué à ABC News que "lorsqu'il était en colère, il lui arrivait quelques fois de s'en prendre aux homosexuels », mais, ajoute la jeune femme qui est restée en couple pendant 4 mois parce qu'il l'a frappait, "dans ces moments d'instabilité émotionnelle, il exprimait sa colère contre la culture [américaine], l'homosexualité parce que dans la culture islamique, ce n'est pas vraiment toléré, l'homosexualité. Et je sais qu'à cette époque, il tentait de mettre de l'ordre dans sa vie et de suivre sa foi."

Son père soutient les terroristes taliban

Seddique Mateen, le père de Omar affirme qu'il ne pense pas que son fils avait des liens avec l'islam radical. "Je ne pense pas qu'il était radicalisé," expliquait Seddique Mateen depuis chez lui à Fort Pierce, en Floride. "C'est ce que me dit mon instinct."
Mais il ment. Seddique Mateen, qui a quitté l'Afghanistan dans les années 80, a toujours des liens avec son pays d'origine, et arbore fièrement le drapeau afghan. De plus, il soutient les Taliban, qui combattent les forces américaines. Seddique Mateen anime un programme en Dari qui est diffusé sur la chaîne Payam-e-Afghan et sur YouTube. Dans une des émissions, Mateen explique : « nos frères du Waziristan [Pakistan], nos frères guerriers du mouvement Taliban, et les Taliban nationaux Afghans sont en train de se soulever. Inshallah le problème de la ligne Durand sera bientôt réglé, » en référence à une dispute territoriale entre le Pakistan et l'Afghanistan.

Seddique Mateen a cependant déclaré à NBC News que l'attaque « n'a rien à voir avec la religion, » mais parce que Omar était furieux d'avoir vu deux hommes s'embrasser. "Pas de radicalisme, non. Il ne porte même pas la barbe . je ne crois pas que la religion ou l'islam ait quoi que ce soit à voir avec ça."

Mais il ment :  Et avant de commettre son acte, Omar a appelé le numéro de la police (911), a annoncé son allégeance au calife de l'Etat islamique, et a cité les terroristes du marathon de Boston. Dans une vidéo, Seddique Mateen explique que "Dieu lui-même punira ceux qui sont impliqués dans l'homosexualité, ce n'est pas à ses serviteurs de le faire". S'il ne pense pas que l'acte d'Omar ait quoi que ce soit à voir avec l'islam, pourquoi avoir fait ce commentaire ?

Les liens d'Omar Mateen avec l'islam radical

Les liens d'Omar Mateen avec l'islam ont de quoi perturber, ils montrent qu'un musulman modéré peut commettre un terrible attentat sans éveiller les soupçons. Selon son ex-femme, Omar était croyant, mais il ne donnait aucune indication de radicalisation.

Pourtant, l'homme qui a tué 49 personnes et blessé 53 dans un club Gay d'Orlando dimanche dans la nuit était affilié à un islamiste récemment libéré de prison, dont un magistrat avait prévenu qu'une fois libéré, il recruterait certainement des gens pour commettre des actes violents, a expliqué une source à FoxNews.com.

Omar Mateen était en relation avec un musulman radical du nom de Abu Taubah, anciennement Marcus Dwayne Robertson, selon une source dans la police. "Ce n'est pas une coïncidence si l'attentat s'est produit à Orlando," déclaré cette source qui a travaillé sur le dossier de Taubah et de ses opérations de recrutement de terroristes et d'incitation à la violence. "Mateen était inscrit aux séminaires internet de la connaissance fondamentale de l'islam de Abu Taubah."
Robertson-Taubah et d'autres personnes affiliées ont d'ailleurs été interrogées par le FBI dès dimanche. Mais Taubah n'était pas la seule source de radicalisation d'Omar Mateen.

Il fréquentait le centre islamique de Fort Pierce dirigé par l'Imam Shafiq Rahman. C'est cette mosquée que fréquentait le fedayin né en Amérique Monar abu Salha, qui s'est fait exploser en Syrie en 2014, et Mateen et Salha se connaissaient bien et se fréquentaient. C'est d'ailleurs les liens entre Mateen et Salha qui ont déclenché la troisième enquête du FBI et l'interrogatoire de Mateen en 2014. Cependant, Michael McCaul, président du Conseil sur la sécurité intérieure de la Chambre des représentants a déclaré que l'enquête ne mena nulle part car les agents conclurent que les liens entre les deux hommes étaient « minimes ». Une mortelle erreur qui coutera 49 vies humaines.

L'école et le séminaire d'Abu Taubah, connus sous le nom de séminaire Timbuktu, enseigne a des milliers de fidèles. Là, il prêche entre autres contre l'homosexualité…

Dans un autre dossier, un procureur de Floride a déclaré qu'en 2011, selon des écoutes du FBI, Robertson- Taubah avait donné des instructions à un des ses « étudiants » converti, Jonathan Paul Jimenez, de frauder le fisc pour demander un remboursement d'impôt et avec l'argent de financer un voyage en Mauritanie pour suivre un entrainement terroriste avant de revenir en Amérique. Jimenez plaidait coupable en 2012 et a été condamné à 10 ans de prison. Alors qu'il était emprisonné à l'établissement pénitentiaire John E. Polk du comté de Seminole, Robertson-Taubah a été placé en isolement après que les autorités pénitentières le soupçonnent d'avoir radicalisé 36 prisonniers.

Robertson-Taubah, qui sera l'un des guides d'Omar Mateen, a également servi de garde du corps à Omar Abdel Rahman, dit "le Sheik aveugle," qui a dirigé le groupe terroriste du bombardement du World Trade Center en 1993.

Les mosquée de Floride et la taqiyya

            

Mateen assistait à la prière trois ou quatre fois par semaine au centre islamique de Fort Pierce avec son fils de 5 ans, explique l'imam de la mosquée. Les membres de la mosquée, le centre islamique Husseini (HIC), ont déclaré être solidaires de leurs compatriotes américains et ont condamné l'attentat … Mais il y a 3 mois, ils invitaient un Sheikh, Farrokh Sekaleshfar, qui déclarait que tuer les homosexuels était un geste de compassion. (Nous avons conservé une copie de cette vidéo pour le cas où elle serait supprimée) :



De plus, l'imam de la société islamique du centre de la Floride, Muhammad Musri, qui a le premier déclaré hier matin, immédiatement après l'attentat, qu'il ne faut pas faire de conclusions hâtives, s'est empressé de dire qu'il n'y a "aucun lien [entre Omar Mateen] et qui que ce soit d'autre". Pourtant, ni la police ni le FBI n'avaient commencé leur enquête… Mais si l'on creuse un peu, on s'aperçoit que cet Imam Musri qui a été vu sur toutes les télévisions l'avait filmé en 2010 organisant une quête de fonds pour George Galloway, un soutien des terroristes, et récolta 50.000 dollars pour le Hamas
Après la diffusion de la vidéo, le visa de George Galloway pour entrer aux Etats Unis fut révoqué. Puis en mai 2011, l'Imam Hafiz Khan de Floride du sud, ses fils Irfan et Izhar Khan, sa fille Amina Khan, et son petit fils Zeb furent arrêtés pour avoir envoyé 50.000 dollars aux Taliban pakistanais et pour complicité de meurtre et d'enlèvement à l'étranger.
L'imam d'Omar Mateen, Syed Shafeeq Rahman

Hafiz Khan est l'Imam de la mosquée Jamaat al-Mu'mineen de Margate, en Floride. Puis le 23 août 2011, le FBI arrêtait l'Imam Abu Taubah (Marcus Dwayne Robertson) pour espionnage et comme agent d'une puissance étrangère. La mosquée de l'Imam Robertson se trouve au 6630 Pershing Road à Orlando…

« Il travaillait dans la sécurité, il travaillait pour la police, donc nous pensions qu'ils avaient vérifié son passé. Pourquoi aurions-nous pensé autrement ? Nous pensions même que ce pourrait être un facteur de sécurité pour nous. » « Notre impression est que la famille était très pro-américaine, qu'ils étaient même peut être plus en phase avec les Américains que nous ». Bien que Omar Mateen est le second terroriste connu qui a fréquenté sa mosquée, l'imam affirme qu'elle est pacifique et modérée. « Ce qui s'est passé n'a rien à voir avec ce que la mosquée leur apprend, » a-t-il déclaré aux médias. « Ils ont trouvé ça sur Internet. »

Fiché par le FBI

Omar Mateen a été interrogé trois fois par les agents du FBI, en 2013 et en 2014, après avoir tenu des propos de soutien à des groupes terroristes, mais selon l'agent spécial Hopper, aucune enquête n'a mené nulle part. En 2014, explique Hopper, Mateen a été interrogé au sujet de ses connections avec Moner Mohammad Abu-Salha, un terroriste américain qui s'est fait explosé en Syrie, mais « nous avons trouvé que ses contacts avec Abu-Salha étaient rares et qu'il ne représentait pas une menace substantielles à ce moment là ».

Le chef de la police d'Orlando John Mina a confirmé hier que Omar Mateen avait prêté allégeance à l'Etat Islamique – et qu'il s'agit donc de la première attaque de l'Etat islamique sur le sol américain.

Le FBI a confirmé que Mateen était « dans le radar » du FBI mais pas nécessairement sur sa liste des personnes surveillées. Il en était de même avec les frères Tsarnaïev de l'attentat de Boston. Mais, ajoute le porte parole du FBI, « même s'il avait été sur nos listes, cela n'aurait pas forcément évité qu'il pu se procurer des armes. MSNBC, citant des officiels du FBI, indique que Mateen s'est rendu deux fois en Arabie Saoudite en 2011 et 2012 — sans qu'on sache ce qu'il y faisait. Cependant, un porte parole du ministère de l'intérieur saoudien a précisé qu'il s'est rendu au pelerinage à la Mecque.

En fin d'année dernière, Barack Obama qui après 7 ans de présidence a toujours des vues de l'islam « très teintées », déclarait en réponse aux critiques qu'il ne prenait pas sérieusement en considération la menace islamique, que l'Etat islamique ne représentait plus un danger, et que c'était un groupe d'amateurs en train de s'évanouir. La gauche s'acharne à empêcher que l'on décrive l'islam comme homophobe, sexiste, suprémaciste, antisémite, raciste et impérialiste. Pourtant, la gauche combat – ou dit combattre – l'homophobie, le sexisme, le suprémacisme, l'antisémitisme, le racisme et l'impérialisme, et elle ne réclame pas que les prêches de haine délivrés dans les mosquées soient interdits. Reproduction autorisée avec la mention suivante :

© Jean-Patrick Grumberg pour Dreuz.info.

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Les intégristes se sentent en permanence menacés de souillure

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Alors que son portrait révèle un homme profondément déséquilibré, le tueur d'Orlando était-il fou ou fanatique ? Ou les deux ? Le Point a interrogé le psychanalyste Fethi Benslama, auteur de « Un furieux désir de sacrifice. Le surmusulman »*.

Fethi Benslama : Pour la plupart des radicaux religieux, tout ce qui n'entre pas dans l'hétérosexualité normative est le mal et ne saurait être toléré. Souvenez-vous de la revendication des attentats du 13 novembre, elle invoquait la purification de la perversion

Ce qui pousse un jeune à se radicaliser, c'est une cause personnelle ou liée au contexte, car sur le marché, il y a une offre très importante passée par internet, et très forte en terme d'idéaux et d'identité et lié à la situation de la guerre. La guerre crée des désirs de prendre part à ces grands moments de l'histoire, sur le plan personnel, ce sont des jeunes qui cherchent l'équilibre, et qui sont de famille où ils ont connu certians problèmes, même si ces problèmes n'apparaissent pas. Là ils découvrent qu'ils comptent qu'ils peuvent avoir une mission, qu'on compte sur eux.

Le sur musulman c'est le résultat d'un siècle d'islamisme, un siècle de lutte contre la modernité, contre la sécularisation, contre ce que l'occident a apporté, le sur musulman c'est celui qui veut être plus musulman que ce qu'il est, et le montrer, les prédicateurs leur disent : "vous n'êtes pas assez musulman, vous êtes des traitres, des infidèles, des appostats", c'est très grave, beaucoup de musulmans ont intégré cette notion qu'ils sont en défaut par rapport à leur islam.

Il y a un monde traditionnel dans l'islam, les hommes et les femmes ont des rôles séparés, à partir des années 50, il y a eu un mouvement général dans tout le monde musulman,qui a fait que les femmes ne sont plus enfermées, il y a destruction de la tradition, il y a des musulmans qui ont choisi la modernité, et dautres qui ne veulent pas, et qui pensé retourner aux fondements de l'islam, c'est cela le fondamentalisme. Il y ad des bases qui sont dans les textes, mais aussi beaucoup de choses qui ont été inventés  hommes et femmes dans la radicalisation n'ont pas la même motivation. Sur l'angle du Djihad, elles veulent retrouver une fonction dans l'espace domestique "faire des enfants pour la cause"  parfois elles pensent à leur mari qui va devenir un martyre. Il n'y a pas d'engagement sans cette dimention sacrificielle. haut

 

 

Tuerie d'Orlando : et si Omar Mateen était homosexuel ?


Source : Le Parisien

Et si la radicalisation n'était qu'une partie de l'explication? Des témoignages font état de la possible homosexualité d'Omar Mateen, l'homme qui, en se revendiquant de Daech, a assassiné 49 personnes dans une boîte de nuit gay d'Orlando (Floride) dimanche au petit matin.

Le quotidien Orlando Sentinel a cité lundi plusieurs témoins assurant que l'auteur de la fusillade la plus meurtrière de l'histoire des États-Unis, qui a également fait 53 blessés, était un habitué de la discothèque Pulse, où il a frappé dimanche. Pour des repérages ?

Assis dans un coin où il buvait seul, il s'y serait fait remarquer à plusieurs reprises pour sa consommation excessive d'alcool, qui l'avait conduit à être agressif. Il fréquentait le club depuis 2013, selon quatre personnes qui disent l'avoir vu une douzaine de fois. Mais lorsqu'il finissait par aborder un habitué de la discothèque, c'était pour évoquer sa femme et son fils.

D'autre part, plusieurs médias affirment que le jeune homme de 29 ans, né à New York en 1986 de parents d'origine afghane, utilisait le réseau social gay Jack'd et l'application de rencontres Grindr depuis une bonne année.

L'actuel fiancé de l'ex-femme de Mateen a affirmé aux médias brésiliens que, selon elle, le terroriste avait « des tendances gay refoulées » et que son père l'avait traité d'homosexuel à plusieurs reprises. L'intéressé, Seddique Mateen, a affirmé au Palm Beach post que son fils était hétérosexuel. Il avait déjà raconté la colère de son fils, quelques temps avant la fusillade, en voyant deux hommes s'embrasser. « N'importe quoi », a vivement réagi un habitué. « Il était avec nous et plusieurs personnes ont fait plus que s'embrasser à l'extérieur du bar. Il aurait fait la fête avec ceux qui l'ont conduit à faire ce qu'il a fait « dimanche », s'est emporté Ty Smith. Un ancien camarade de promo dit qu'il lui avait fait des avances En outre, un ancien camarade de promotion à l'académie de police d'Indian River Community College, où Mateen a étudié en 2006, a assuré au quotidien Palm Beach Post qu'ils s'étaient rendus dans des clubs gay, et que Mateen lui avait fait des avances.

Ces témoignages, restent à démontrer – la police devrait pouvoir trouver trace de l'usage des réseaux sociaux gays - , pourraient relativiser la thèse de l'attentat homophobe au nom d'une vision radicalisée de l'islam.

Ou, à tout le moins, nuancer la compréhension des ressorts psychologiques qui ont poussé cet agent de sécurité et père de famille à passer à l'acte alors que les enquêtes du FBI, en 2013 et 2014, pour « d'éventuels liens avec des terroristes » n'avaient, officiellement, rien laissé présager. Lundi, le président américain Barack Obama, qui se rendra jeudi à Orlando, avait indiqué que l'enquête faisait apparaître un Omar Mateen « inspiré par diverses sources d'information extrémistes sur l'internet ». « Il a annoncé son allégeance à l'EI à la dernière minute, mais il n'existe pas de preuve à ce stade qu'il ait été dirigé par eux », insistait le président. L'EI a pourtant confirmé lundi sur sa radio la revendication du massacre d'Orlando.

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  Le 14 juin 2016 à 23h39

Paroles de rabbins à consommer… avec modération

  

 

 

 

Après la chronique du Rabbin Sitruk sur Radio J le 3 juin dernier, nombreux sont ceux qui se sont indignés des propos tenus par ce rabbin.
Quelques jours plus tard, et sans rapport avec la chronique du Rabbin Sitruk, un odieux attentat homophobe a touché les Etats-Unis et comme bien d'autres, j'attendais que le Rabbin Sitruk revienne sur ses paroles.

Pour ceux qui n'ont pas entendu cette chronique, je vous conseille de l'écouter :

(https://youtu.be/dAGUzVfdcYo
Avons-nous le droit de critiquer les positions d'un Grand Rabbin ?

Ainsi il déclare à propos de de la Gay-Pride qui se déroulait à Tel-Aviv : « La Torah considère l'homosexualité comme une abomination et un échec de l'Humanité », De plus « La Gay Pride de Tel-Aviv rabaisse au rang le plus vil Israël ». Il évoque « une initiative de tentative d'extermination morale du peuple juif. ». Il termine en disant : « J'espère que les auditeurs écouteront mon appel au secours et réagiront de façon radicale à une telle abomination ».

Le site BuzZfeuj relate qu'en 1996, le Rabbin Sitruk avait déclaré dans le Figaro : « Accepter que des couples puissent se constituer autrement que dans la relation conjugale d'un homme et d'une femme, c'est aller contre l'équilibre naturel établi par Dieu. Sous couvert de démocratie, notre société tend à légiférer selon l'évolution des mœurs. […] Lorsque l'homme porte atteinte à la nature, il porte atteinte à Dieu et à lui-même ».

Vivant dans un pays où chacun a le droit de s'exprimer, j'ai posté sur Facebook mon désaccord avec le Rabbin Sitruk et mon souhait qu'il retire ses paroles après les attentats d'Orlando.

J'ai été stupéfait par les réactions de haine et d'intolérance de certains membres de la communauté juive à mon égard. Ainsi je devais me convertir au christianisme, j'étais un traitre, un anti israélien qui crachait sur Israël, je n'étais pas digne d'être juif. Une personne a même écrit : « avec de tels juifs…on se demande si l'inquisition n'était pas justifiée » et j'en passe.

En lisant tous ces chaleureux propos, je me suis posé la question : le judaïsme est-il intolérant ou est-ce seulement le fait de certains qui se disent pour la plupart religieux ?

Le Grand Rabbin Guigui (Grand rabbin de Belgique) nous enseigne que : « la tolérance consiste à traiter avec bienveillance ceux et celles qui professent des idées différentes »

Le Rabbin Itzhak Louria rappelle que dans la tradition kabbalistique la notion de « tsimtsoum » désigne la contraction de la divinité sur elle-même, contraction qui eut pour effet de dégager un certain espace intermédiaire. Dieu s'est replié sur lui-même pour laisser la place à l'espace et à l'homme. Ainsi nous comprenons le vrai sens de la tolérance : laisser de la place à l'autre pour lui permettre d'être lui-même.

Nombre de penseurs Juifs se sont posé la question : pourquoi Dieu créa-t-il un seul homme à son image ? Le Rav Guigui répond ainsi « quelles que soient les différences physiques ou morales, il existe une parenté originelle entre les hommes. » Ainsi, pour lui : « affirmer une supériorité, créer une discrimination, c'est s'élever contre la Bible qui donne à l'humanité un père commun. »

Nous comprenons donc que la tolérance n'est pas une mode ou une concession, elle est une exigence de la foi.

Si beaucoup ont écrit que les paroles du Grand rabbin sont « paroles d'évangile », je souhaite explorer avec vous certains textes qui traient du sujet :

La liberté de penser est attestée dans le midrashe

La liberté de pensée, même si elle diffère du dogme, est attestée dans une ancienne source midrashique :

Le Midrash Rabba (nb 21) enseigne que lorsque Moïse était sur le point de mourir, il s'adressa à Dieu     es termes : « Créateur de tous les univers, Tu connais l'esprit de chaque homme, et Tu sais que l'esprit d'un homme ne ressemble à l'esprit d'aucun autre homme. Maintenant que mon heure est venue de me séparer de mon peuple et que ce sera Ta volonté, Seigneur, si Tu T'apprêtes à leur nommer un chef, choisis un homme prêt à tolérer chacun d'entre eux conformément à son esprit particulier. » Et c'est pourquoi Dieu est appelé « Dieu des esprits de toute chair » et non « Dieu de l'esprit de toute chair. » 

Le Rabbin Guigui écrit à ce propos que « Cet extrait du Midrash nous enseigne non seulement la reconnaissance et le respect de la diversité des esprits des êtres humains, mais, chose significative, que les chefs de l'époque doivent gouverner leur peuple de telle sorte que cette diversité puisse se manifester effectivement et être autorisée à se déployer sans entraves. »

OUI, un rabbin peut se tromper et il est de notre devoir de le dire. Bahya Ibn Pakuda a comparé les croyants qui ne se posent pas de questions et qui ne pensent pas à « un groupe d'aveugles qui ne peuvent avancer qu'en se tenant l'un à l'autre par la main, et tous aveuglement dépendent de l'unique voyant qui guide la file. »

Eric Gozlan  haut

 

 

Gay Pride: polémique autour du
grand rabbin Sitruk

 

Par Laëtitia Enriquez Le 08/06/2016 Tribune Juive

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Depuis vingt-neuf ans, le grand rabbin Joseph Sitruk a rendez-vous tous les vendredi matins avec les auditeurs de Radio J pour une chronique de quelques minutes au cours de laquelle il commente le plus souvent la Paracha. L'intervention, souvent enregistrée en avance, a lieu en direct ce vendredi 3 juin. D'une voix terriblement fatiguée, l'ancien grand rabbin de France axe d'emblée son intervention sur la Gay Pride qui doit se dérouler le jour-même à Tel-Aviv. « La Torah qualifie l'homosexualité d'abomination et la considère comme un échec de l'humanité. Le danger me paraît suffisamment important pour que tout le monde crie son désaccord devant une telle offense », estime-t-il, n'hésitant pas, dit-il encore « à qualifier cette initiative de tentative d'extermination morale du peuple d'Israël ». «J'espère que tous les auditeurs écouteront mon appel au secours et réagiront de façon radicale à une telle abomination», ajoute aussi l'ancien grand rabbin de France avant de conclure son intervention.

Une intervention qui au moment de sa diffusion n'aura pas vraiment suscité de réactions. Il faudra pour cela attendre la fin du chabbat. Sur Twitter et Facebook, la chronique est reprise, assortie de critiques si ce n'est d'injures à l'égard de l'ancien guide spirituel de la communauté. Dans la nuit de samedi à dimanche, l'association juive LGBT Beit Haverim proteste via un communiqué dans lequel son président, Alain Beit, se demande « à quelle radicalité pense le rabbin Sitruk ? Poignarder une adolescente comme ce fut le cas l'an dernier à Jérusalem ? [Shira Banki, 16 ans avait été assassinée par un juif "orthodoxe" récidiviste, ndlr] Jeter les gays par-dessus une falaise ? ».

Dès le lendemain, dimanche 5 juin, Serge Hajdenberg et Guy Rozanowicz, respectivement président et secrétaire général de Radio J, font une mise au point sur leurs ondes. « Le grand rabbin Sitruk consacre en toute liberté sur notre radio ses chroniques à son choix de sujet. Personne ne pourrait imaginer qu'une quelconque censure préalable puisse lui être imposée ainsi qu'à tous nos autres chroniqueurs. Cependant, je tiens à me désolidariser totalement de l'ancien grand rabbin de France après les propos qu'il a tenus et que je condamne fermement », déclare le premier. « Vilipendant la Gay Pride organisée ce week-end à Tel-Aviv, [le grand rabbin Sitruk] est sorti des rails et s'est transformé en grand inquisiteur » a estimé le second. Des condamnations qui devraient sans doute éviter à la radio juive d'éventuelles poursuites.

Réaction du Grand Rabbin de France « Lutter contre l'homophobie »

Interrogé par nos soins, l'actuel grand rabbin de France Haïm Korsia dit « comprendre que les propos du grand rabbin Sitruk aient pu choquer, plus particulièrement dans le contexte de l'horrible assassinat perpétré l'an dernier dans un même défilé qui se déroulait à Jérusalem ». « Mais je connais bien le grand rabbin Sitruk, ajoute aussi Haïm Korsia, et je peux vous assurer que ses propos ont largement dépassé sa pensée, et qu'ils ne correspondent pas à ce que le grand rabbin Sitruk a construit d'humanité tout au long de sa carrière ».

« Il faut être autant rigoureux avec soi-même qu'il faut être généreux et bienveillant envers les autres. C'est là la grandeur du judaïsme et c'est ce que le grand rabbin Sitruk m'a lui-même appris tout au long de ces années que j'ai passées à ses côtés », estime encore le grand rabbin pour qui il n'est donc pas question d'accabler son prédécesseur. Et de rappeler que « si le mot abomination est bien la traduction du mot qu'emploie la Torah au sujet de l'homosexualité, pour autant, la Torah ne parle pas de condamnation humaine. Chacun doit au contraire accueillir l'autre dans le respect de son intimité et, de façon plus générale, en œuvrant en faveur de la lutte contre les discriminations, y compris contre l'homophobie. Or, en matière de lutte contre les discriminations, le grand rabbin Sitruk a toujours été à l'avant-garde de tous les combats menés par la société française au cours de ces trente dernières années ».

Le grand rabbin Korsia assure en outre que son prédécesseur n'avait pas mesuré le risque d'interprétation d'appel à la violence de ses mots sur d'éventuelles actions radicales de qui que ce soit, car, comme il le rappelle, « le grand rabbin Sitruk a toujours affirmé que celui qui commet un crime au nom de l'Éternel, commet un crime contre l'Éterne ». haut