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Georges Bensoussan : le témoin inculpé
Revue de presse


Samedi, 04-Fév-2017
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La Ligue contre le Racisme et l'Antisémitisme (LICRA) écrit

Lettre ouverte à Georges Bensoussan et à ses soutiens.

« Monsieur,

Le samedi 10 octobre 2015, invité sur France Culture aux côtés de l'historien Patrick Weil dans l'émission Répliques animée par Alain Finkielkraut, vous déclariez :

Aujourd'hui nous sommes en présence d'un autre peuple qui se constitue au sein de la nation française, qui fait régresser un certain nombre de valeurs démocratiques qui nous ont portés. (…). Il n'y aura pas d'intégration tant qu'on ne se sera pas débarrassé de cet antisémitisme atavique qui est tu, comme un secret. Il se trouve qu'un sociologue algérien, Smaïn Laacher, d'un très grand courage, vient de dire dans le film qui passera sur France 3: « C'est une honte que de maintenir ce tabou, à savoir que dans les familles arabes, en France, et tout le monde le sait mais personne ne veut le dire, l'antisémitisme, on le tète avec le lait de la mère.

Le 25 janvier prochain, vous serez jugé par la XVIIe chambre du tribunal correctionnel de Paris pour « provocation à la haine raciale ».

Ce procès, vous le devez non pas à ceux qui ont dénoncé vos propos, mais au Procureur de la République, qui a décidé qu'ils méritaient d'être poursuivis et soumis à l'appréciation d'un tribunal.

A la veille de l'audience, je veux, en tant que président de la LICRA, vous dire les raisons de la légitime colère qui agite nombre de militants antiracistes.

Vous êtes historien. Ce n'est pas rien. Ce statut confère le devoir de tendre à l'objectivité du savoir, et pour reprendre les mots de Marc Bloch, de se mettre « à la poursuite du mensonge et de l'erreur ». Que vous le vouliez ou non, vous avez une responsabilité particulière. Vous concourez à la formation de l'opinion publique et de l'idée que chacun peut se faire des sujets sur lesquels vous portez votre regard. En condamnant sans distinction plusieurs millions de nos compatriotes à un antisémitisme viscéral, vous créez des dommages considérables, bien plus que toute autre personne, en raison de l'autorité scientifique depuis laquelle vous vous exprimez.

Vous êtes historien de la Shoah. J'entends beaucoup de vos défenseurs, de bonne foi, nous dire que tout dans l'âme de votre recherche scientifique est aux antipodes du racisme et que votre investissement au sein du Mémorial de la Shoah devrait vous exonérer de toute forme de soupçon. Ce n'est pas votre œuvre ou votre personne qui sont en cause, mais vos propos du 10 octobre 2015. Et s'il s'agit de mettre à contribution votre curriculum vitae, qui mieux qu'un historien de la Shoah connaît le poids et les conséquences de l'essentialisation d'un groupe et de sa réduction à une réalité biologique atavique? S'il y a bien une personne qui n'avait pas le droit de céder à ce type de stigmatisation, c'était bien vous.

Mais le plus grave dans cette affaire, c'est que vos propos servent la surenchère extrémiste qui électrise notre pays. La manipulation du thème du « Grand Remplacement » est aujourd'hui devenue le mantra de l'extrême-droite identitaire et le mécanisme de généralisation contre un groupe, ethnique ou religieux, est le carburant de ceux qui défendent le racisme. Dire que dans « les familles arabes », on tète l'antisémitisme « avec le lait de la mère », c'est produire, en plus du mensonge, de l'exclusion et du rejet. Non, il n'existe pas « d'antisémites de naissance ».

Dénoncer et combattre l'enracinement de la haine des Juifs dans le monde arabe n'est évidemment pas un tabou. La L.I.C.R.A le fait depuis des années et se dresse, avec la dernière énergie, contre ce fléau. Mais pour mener à bien ce combat, rien ne serait pire que de nous transformer en fauteurs d'injustice en assignant tous les arabes à une identité fondée sur l'antisémitisme et en cédant, pour reprendre les mots de Jaurès, « au mensonge triomphant qui passe ». Le faire, ce serait manquer gravement à la vérité et donner du crédit à une extrême-droite qui a fait de l'essentialisation une marque déposée dans les années trente en expliquant à nos concitoyens ce qu'était « le Juif », génétiquement assoiffé de pouvoir et biberonné à la domination capitaliste et financière du monde.

Il n'est pas possible d'anéantir l'antisémitisme que vous dénoncez à juste titre en faisant usage d'armes de destruction racistes.

En 1929, Lazare Rachline, co-fondateur de la L.I.C.A écrivait: « notre doctrine, c'est la conscience, notre programme, la justice ». La conscience, c'est qu'on ne combat pas l'antisémitisme sans combattre le racisme, comme on ne combat pas le racisme sans combattre l'antisémitisme. La justice, c'est de considérer que toutes les victimes de préjugés tenaces méritent le même traitement.

C'est au nom de cet idéal que je vous demande solennellement de dire, publiquement et clairement, que les propos que vous avez tenus le 10 octobre 2015 sur France Culture ne reflétaient pas votre pensée et de présenter des excuses, à celles et ceux, nombreux, notamment au sein de la Licra, que ces propos ont offensés.

Source : Monsieur Bensoussan, il n'existe pas d'antisémites de naissance

La mise au point de Smain Laacher

  Le 10 octobre 2015  lors de l'émission « Répliques » animée par Monsieur Alain FINKIELKRAUT, diffusée sur France Culture les propos suivants ont été tenus par Monsieur Georges BENSOUSSAN : 

« Il se trouve qu'un sociologue algérien, Smaïn LAACHER, d'un très grand courage, vient de dire dans le film qui passera sur France 3, c'est une honte que de maintenir ce tabou à savoir que dans les familles arabes en France, et tout le monde le sait mais personne ne veut le dire, l'antisémitisme on le tète avec le lait de la mère ».

 Je n'ai jamais dit ni écrit nulle part ce genre d'ignominie.
J'ai demandé un droit de réponse qui devrait être accordé.

Comment peut-on croire une demie seconde que dans ces familles l'antisémitisme se transmettrai finalement par le sang.

Mes travaux, mes positions et mes engagements publics s'inscrivent dans un effort sans relâche contre tout essentialisme, même involontaire.

Je n'ai jamais supposé qu'un ordre biologique serait au principe d'une détestation confessionnelle, ethnique ou nationale.
Cette citation purement fantasmatique doit être interprétée comme une tentative pour le moins naïve mais lâche de me rapatrier dans un « camp » contre l'autre (« qu'un sociologue algérien, Smaïn Laacher, d'un très grand courage… »).
 Ce n'est pas l'idée que je me fais du débat public. Je me réserve la possibilité dans les jours qui viennent de m'expliquer plus longuement sur ce type de violence (plus que symbolique) et d'instrumentalisation.
Et bien entendu la justice sera saisie très prochainement.

DERNIER COMMENTAIRE

Fallacieuse, vraiment?

Voici le verbatim (y compris les euh et les répétitions) de ce que dit M. Laacher dans le documentaire (à la 56ème minute):

"Cet antisémitisme, il est déjà déposé dans l'espace domestique, euh... il est dans dans l'espace domestique et il est quasi naturellement déposé sur la langue, euh... déposé dans la langue, euh... euh... une des insultes  euh... des parents à leurs enfants, euh..., quand ils veulent les réprimander, il suffit de les traiter de de juif. Bon. Mais ça, toutes les familles arabes le savent. C'est une hypocrisie monumentale que de ne pas voir que cet antisémitisme il est d'abord domestique et bien évidemment il est sans aucun doute renforcé, durci, légitimé, quasi naturalisé au travers d'un certain nombre de distinctions euh.. à l'extérieur. (l'antisémitisme / le jeune?) il le trouvera chez lui et puis il n'y aura pas de discontinuité radicale entre chez lui et l'environnement extérieur. parce que l'environnement extérieur, en réalité, le plus souvent, dans ce que l'on appelle les ghettos, il est là, il est comme dans l'air que l'on respire, il n'est pas du tout étranger. Il est même difficile de de d'y échapper. En particulier quand on se retrouve entre soi."

 

Le MRAP de Nice et Alter Info

Sous le titre : Georges Bensoussan sur France Culture: "dans les familles arabes en France, l'antisémitisme, on le tète avec le lait de la mère, Alter info a publié l'article ci dessous, les lecteurs ont commenté.
          Le site de la section niçoise du MRAP (Mouvement contre le Racisme et pour l'Amitié entre les Peuples), pointe au moment où j'écris ces lignes sur cet article  depuis sa page d'accueil.

Le samedi 10 octobre sur France Culture, Georges Bensoussan était avec Patrick Weil invité par Alain Finkielkraut pour son émission "Répliques". Depuis son livre "Les Territoires Perdus de la République" (2002), on connaît le discours caricatural et catastrophiste de Georges Bensoussan sur les jeunes de banlieue, en particulier musulmans ou arabes. L'émission "Répliques" démontre qu'il n'a pas changé, bien au contraire. A partir de la 26ème minute de l'émission, Georges Bensoussan part en roue libre sur les banlieues et les musulmans, avec en point d'orgue cette affirmation qu'il dit reprendre de quelqu'un d'autre, mais qui selon lui est une vérité: 

"dans les familles arabes en France, tout le monde le sait mais personne ne veut le dire, l'antisémitisme on le tète avec le lait de la mère" 


écouter à 28'05 exactement: 
 


       Cette essentialisation raciste, qui suscite à juste titre l'indignation de Patrick Weil (mais pas d'Alain Finkielkraut), est tout à fait hallucinante sur une radio de service public. Alors que le gouvernement affirme vouloir lutter contre les propos haineux et racistes, qu'il commence par faire le ménage au sein du service public.

Commentaires des lecteurs :


1.Posté par el farabi le 11/10/2015 13:52 

quel antisemitisme?les arabes sont semites!pourquoi on ne parlerai pas du racisme religieux juif pour une fois?

2.Posté par Aldamir le 11/10/2015 14:33 

        Le problème des sionistes repose essentiellement sur une perpétuelle falsification et arnaque basée sur la pseudo race d'élite celle qu'ils appellent peuple élu et que tous les gens non juifs désignés Goyim sont leurs esclaves.

Le Talmud et les Protocoles des Sages de Sion (dont ils contestent farouchement l'existence et qui est bien véridique et authentique) l'attestent d'une manière indéniable et éloquente et a servi à bâtir le plus grand inimaginable amalgame en confondant race et religion. Ce qui constitue en soi un insulté extrême faite à l'intelligence humaine .

Ils vont aller encore plus loin encore : partout où'' l'antisémitisme ''n'existe pas , le sionisme le fabrique. Or il est incontestable que lorsqu'on parle de race celle qui est sémitique englobe tous les peuples de la région du Moyen-Orient indépendamment de leur religion De sorte être qu' anti-arabe veut dire réellement antisémite.

Le problème avec les sionistes, c'est une léthanie qu'ils ressortent annuellement et à toutes les occasions, pour rappeler à l'ordre l'opinion publique occidentale sa culpabilité durant la seconde guerre mondiale jusqu'à la fin des temps, au moment où ils ont réussi un coup magistral en amenant le pape Jean Paul 2 à demander au nom de l'Eglise et sans l'avis ou la consultation de tous les chrétiens, le pardon aux sionistes lesquels se considèrent être les dignes représentants du judaïsme.. Bensoussan ne dérange pas à cette règle et cette pratique, car s'il confond son anus avec sa bouche c'est loin d'être le cas des gens normaux.

3.Posté par as le 11/10/2015 16:39 

racaille ashkenzie, sal raciste, nous sommes antisemites vous etes des nazis talmudistes et criminels de guerre... vous n'etes pas des semites vous etes des khazars, nous sommes 100% semites genetiquement, et cultuellement!

4.Posté par Moataz le 11/10/2015 18:51 

Qu'atendre d'un Bensoussan, ils savent qu'ils sont au dessus des lois qu'ils contrôlent tous !

5.Posté par farouk le 11/10/2015 21:08
En même temps les anticorps du lait maternel protège de beaucoup de choses négatives. Peut être que l''antisémitisme qu''on y trouve est encore plus salutaire. Merci a Bensoussan de nous ouvrir les yeux.

6.Posté par Saber le 12/10/2015 01:50 

L'occupant sioniste ne se gène même plus à afficher sa haine et son racisme. Il fait une déclaration inversée.

7.Posté par ANASS le 12/10/2015 09:01 | 

Il faut rappeler à ce crétin que les arabes sont les véritables sémites et certainement pas lui ni sa secte khazare. Dans le même registre que je dirais que les "juifs talmudiques" apprennent la haine de l'humanité dès la conception embryonnaire.

8.Posté par mcfr le 26/12/2015 18:18

       Les juifs sont plus antiarabes et que les Arabes ne sont antijuifs. Bensoussan est un harceleur d'Arabes par les satellites du Mind Control et ils cherche à trouver des excuses à ses crimes satellitaires. Alors que les juifs sont persécutés en Europe depuis 2000 ans ils ont toujours été protégés en terre d'islam. Bensoussan est un menteur, un raciste et un agent du FN.


En savoir plus sur http://www.alterinfo.net/Georges-Bensoussan-sur-France-Culture-dans-les-familles-arabes-en-France-l-antisemitisme-on-le-tete-avec-le-lait-de-la_a117902.html#B060ciXxX1BUVGw6.99

Procès Bensoussan : une ligne rouge a été franchie

par le Collectif Contre l'Islamophobie en France    24/01/2017

« C'est une honte que de maintenir ce tabou, à savoir que dans les familles arabes en France et tout le monde le sait mais personne ne veut le dire, l'antisémitisme, on le tète avec le lait de la mère ».

Ces mots, d'une gravité extrême, ont été prononcés sur une radio du service public, sans que l'on prenne immédiatement la mesure de leur portée destructrice

.Dans les jours qui ont suivi, une défense de Georges Bensoussan s'est mise en place :

  • 1)      D'abord, il s'agissait pour M. Bensoussan de faire porter à d'autres la responsabilité de ses propos, en les attribuant au sociologue Smaïn Laacher.
  • Cette défense est aujourd'hui encore invoquée. Ainsi, dans son article du 23 janvier 2017, titré « Le procès honteux fait à Georges Bensoussan », signé par Martine Gozlan, le magazine « Marianne » s'apitoie sur le sort de Georges Bensoussan, en utilisant une fois de plus cette mise en cause de Smaïn Laacher, qui aurait évoqué, s'agissant des familles arabes, « un antisémitisme quasi naturellement déposé sur la langue ».
  • M. Bensoussan aurait ainsi « usé d'une métaphore sur l'antisémitisme « tété avec le lait de la mère » qui résume le diagnostic cruel et courageux de Laacher sur sa propre société ».

C'est faux. Monsieur Bensoussan n'a pas employé de formule métaphorique. Au cours de l'émission animée par Alain Finkielkraut (qui le soutiendra), il a fait porter à M. Laacher une opinion qui était purement la sienne et qu'il a développée et confirmée par la suite.

Preuve en est la réaction de Monsieur Smaïn Laacher, qui a démenti vigoureusement et publiquement ces imputations tout en exerçant son droit de réponse[1] auprès de la radio France Culture.

« Je n'ai jamais dit ni écrit nulle part ce genre d'ignominie. (Voir plus haut ) ...

M. Bensoussan est au contraire explicite dans son sentiment, s'agissant des Arabo-musulmans. Son propos introductif est on ne peut plus clair :

« (…) l'intégration est en panne. Aujourd'hui, effectivement, nous sommes en présence d'un autre peuple qui se constitue au sein de la nation française, qui fait régresser un certain nombre de valeurs démocratiques qui nous ont portés. ».

Ce n'est pas sa « description du réel » qui déclenche une procédure juridique à l'encontre de Georges Bensoussan de la part du CCIF, des associations antiracistes comme du parquet, mais son discours essentialiste, son récit fantasmé des musulmans, qu'il présente comme une réalité. Les connaît-il seulement ?

C'est justement cet essentialisme et cette stigmatisation qui déclenchent la réaction indignée et claire du second invité de l'émission, Patrick Weil, historien, directeur de recherche au CNRS, qu'il exprime dans les termes suivants : « C'est une honte que vous puissiez dire une chose pareille, vous condamnez 4 millions de nos compatriotes collectivement et ça c'est une honte ! ».

  • 2)      La défense de M. Bensoussan s'articulera ensuite autour de l'accusation éculée de « terrorisme intellectuel », pratiqué contre lui par les associations antiracistes. Cette défense est d'autant plus paradoxale que celles et ceux qui s'en disent victime occupent l'espace médiatique à longueur d'année. Il parait donc utile et  nécessaire de rappeler qu'en France, la parole publique est soumise à une responsabilité et encadrée par le droit de la presse, ainsi que les législations en vigueur, notamment en matière d'incitation à la haine raciale et/ou religieuse.

    C'est donc de l'Etat de droit, qui sanctionne possiblement leur délinquance verbale et idéologique, que s'indignent M. Bensoussan et ceux qui, comme lui, se servent de leur accès à la parole publique pour inciter à la haine de l'autre.
  • 3)      Une fois éculés les habituels mécanismes de disqualification du débat et les procès d'intention à l'encontre de celles et ceux qui oseraient mettre en cause le discours raciste, c'est ensuite « sur le fond » que porte la stratégie de justification. Ainsi, il s'agirait de prouver qu'il existerait bel et bien un « antisémitisme musulman ».

Parmi les « preuves » produites pour soutenir une telle hypothèse, un sondage commandé à IPSOS par la Fondation du Judaïsme Français, rendu public par le JDD au début 2016 et vivement contesté, pour sa méthodologie comme pour ses partis pris idéologiques, tendant à mettre en scène un antagonisme communautaire entre les juifs et les musulmans, cédant ainsi à la tentation de ceux qui voudraient monter les uns contre les autres.

Mais revenons à une réalité simple : il n'y a pas « d'antisémitisme musulman », comme il n'existe pas « d'islamophobie juive ». Il y a par contre, statistiquement, parmi les agresseurs antisémites, des personnes se revendiquant de confession musulmane (ou autre), comme il existe, parmi les agresseurs et discriminants islamophobes, des personnes se déclarant de confession juive (ou autre).

Cette observation statistique des motifs ou des appartenances, dites ou revendiquées, ne doit jamais être une assignation ni une donnée explicative du passage à l'acte, sauf à croire que dans la judaïté ou l'islamité supposée des fautifs, réside quelque chose d'essentiellement coupable.

Or la construction d'une identité fautive, en raison même de l'appartenance éthno-culturelle ou religieuse supposée des individus, est une définition du racisme.

Cela paraît surréaliste de devoir le rappeler en 2017, mais dans les agressions et les violences, quelles qu'elles soient, les seuls coupables sont ceux qui y participent. La responsabilité s'exprime sur le même plan que le choix : au niveau individuel.

Dès lors, que peuvent soutenir encore celles et ceux qui cautionnent les abjectes propos de Georges Bensoussan ? Comment est-il possible, dans la France de 2017, de considérer que ces propos font partie de la liberté d'expression, alors même qu'ils mettent clairement à l'index des communautés éthno-culturelles et/ou religieuses particulières ?

Dans les premiers soutiens apportés à M. Bensoussan, plusieurs personnalités se sont exprimées. Le très droitier site Europe-Israël a ainsi repris un texte et une pétition de soutien reprenant l'essentiel des arguments déconstruits dans les lignes qui précèdent. Parmi ces soutiens, on retrouvera sans surprise des personnalités comme Elisabeth Badinter, dont les sentiments vis-à-vis des musulman-e-s ne font plus aucun secret ou encore Gilles-William Goldnadel, proche de l'extrême droite, qui considérait il y a peu que la Seine Saint-Denis offrait des « colonies de peuplement, contre l'avis des autochtones ».

Mais la présence d'une autre personnalité nous a ému, parmi les signataires de ce texte de soutien : c'est celle du grand rabbin de France, Haïm Korsia.

Comment M. Korsia, qui a si souvent rappelé son attachement au vivre ensemble et à la bonne entente entre toute les communautés, peut-il cautionner de tels propos ?

Une telle prise de position suscite l'incompréhension la plus totale et nécessite une clarification. A l'heure où il est si important de resserrer les liens de la communauté nationale et de dénoncer les discours de haine, qui alimentent le rejet de l'autre et la stigmatisation, ce procès est l'occasion de tracer une ligne rouge et de rappeler les limites de tels discours : celles décrites par les lois qui régissent notre pays. 

C'est ce qu'entendent rappeler les associations qui se portent partie civile dans ce procès.

«Le procès Bensoussan ou l'indignation à géométrie variable des pseudo-antiracistes»

Céline Pina
Mis à jour le 27/01/2017 à 15h26 | Publié le 27/01/2017 à 12h35

FIGAROVOX/TRIBUNE – L'auteur des Territoires perdus de la République et récemment de La France soumise est accusé d'incitation à la haine raciale. Céline Pina défend Georges Bensoussan, victime de ce péché d'islamophobie qui instille le séparatisme dans le pays.


        Ancienne conseillère régionale d'Ile-de-France, Céline Pina est essayiste et militante. Elle avait dénoncé en 2015 le salon de «la femme musulmane» de Pontoise et a récemment publié Silence Coupable (éditions Kero, 2016). Avec Fatiha Boudjahlat, elle est la fondatrice de «Viv(r)e la République», mouvement laïque féministe et républicain appelant à lutter contre tous les totalitarismes et pour la promotion de l'indispensable universalité de nos valeurs républicaines.

 

De nombreux amis sont allés assister au procès intenté à Georges Bensoussan pour incitation à la haine raciale. Ils sont revenus choqués de cette audience. La phrase qui est reproché à Georges Bensoussan ; «l'antisémitisme on le tête au lait de sa mère» pour maladroite qu'elle puisse être, se réfère à une interview de Smain Laacher, sociologue algérien dit dans le documentaire sur les territoires perdus de la république où il dit: «Cet antisémitisme, il est déposé dans l'espace domestique. Il est quasi naturellement déposé sur la langue, dans la langue» (Smain Laacher, suite à la polémique déclenchée par ces propos avait porté plainte pour diffamation et déformation de ses propos, mais l'extrait du film étant explicite et clair, il a retiré sa plainte).

Outre que comme le remarque Martine Gozlan, dans un article remarquable dans Marianne, là où le sociologue n'est pas mis en cause pour ses propos, Georges Bensoussan, lui, est cloué au pilori, on n'a pas assisté à une discussion prenant en compte le fait que les propos étaient oraux, qu'ils étaient tiré d'une émission à dimension polémique, que s'ils méritaient d'être explicités et nuancés, ils ne valaient pas forcément procès mais à la mise en cause de l'honneur d'un homme

On finit par accuser très facilement l'autre de raciste, moins pour lutter contre ce fléau, que pour se donner l'absolution de ne pas l'être soimême.

Mes proches, présents à l'audience, ont souligné la qualité des interventions de la présidente du tribunal et l'agressivité comme le manque de nuance de la plaidoirie de la procureure.

Mais surtout tous sont revenus avec le sentiment que le chantage islamiste, accusant tous les esprits libres de racisme, mettant la pression sur les associations antiracistes pour qu'elles intègrent la notion d'islamophobie (qui n'est autre que l'interdiction du blasphème), accusant toute personne d'origine arabo-musulmane dénonçant les ravages de cette idéologie politique, d'être traitre à sa communauté, faisait son chemin.

On en vient même au point où pour se rassurer sur ce que l'on est, on finit par accuser très facilement l'autre de raciste, moins pour lutter contre ce fléau, que pour se donner l'absolution de ne pas l'être soi-même, tant cette accusation est insupportable quand on croit à l'égalité des hommes et à l'inanité du concept de race. Mais tomber dans cette ornière est encore pire que le mal qui l'a creusé.

Ce qui a frappé une partie de l'assistance, c'était le sentiment que l'on jugeait moins les propos en cause, pourtant contestables par le fait même de leur généralité, que l'on n'instruisait le procès d'un homme en le réduisant à une phrase prononcée dans une émission, alors même que c'est l'intégralité de son travail intellectuel et de ses publications qui lui valent la haine du CCIF.

Car si c'est bien le parquet qui a poursuivi, la dénonciation émane du CCIF. Georges Bensoussan n'a pas été ciblé au hasard, il vient de sortir un livre coup de poing, Une France soumise qui plus de 10 ans après Les territoires perdus de la République montre que l'emprise de l'Islam politique s'étend dans les mentalités. Il devient donc urgent de le discréditer pour discréditer les témoignages de cette avancée.

Devenir par exigence de pureté et de perfection l'allié de ceux que l'on combat doit interpeller.

N'oublions pas non plus qu'en exacerbant les tensions et en criminalisant tous ceux qui s'expriment sur ces sujets, non seulement on sème le trouble dans le camp laïque qui à force d'exigence de perfection de ses représentants finit par se désarmer voire à attaquer et dévorer ses propres enfants. Au point que l'on peut y voir une métaphore de la guerre d'Espagne ou à force d'exigence de pureté idéologique impossible à atteindre, les staliniens ont tranquillement fait le boulot des franquistes, épurant les rangs républicains jusqu'à la défaite, préférant livrer l'Espagne à la dictature que sauver la république.

Devenir par exigence de pureté et de perfection l'allié de ceux que l'on combat doit interpeller. La vie n'est pas manichéenne mais se retrouver aux côtés du CCIF et de Nacira Guenif dans un procès interrogeant la notion de racisme, cela pose quand même un peu question.

Enfin, la notion d'islamophobie, les attaques des intellectuels, la décrédibilisation des acteurs du monde républicain et laïque, le chantage à la trahison exercé sur les citoyens d'origine arabo-musulmane vise à figer une représentation du monde où l'antagonisme et la règle: il y a eux et nous, et si vous n'êtes pas avec nous, vous êtes avec eux et vous trahissez l'Islam et vos origines.

C'est ainsi que l'islam politique utilise le conditionnement de la religion pour empêcher les individus d'exercer leur libre arbitre en les plaçant dans une alternative réductrice: la soumission ou la trahison.

En essayant de définir le camp laïque comme l'ennemi d'une seule religion, il nie la réalité de la situation: les intégristes catholiques sont combattus politiquement et sans que cela pose de problème de conscience à qui que ce soit et je trouve cela très bien. Mais surtout, ce que les représentants de l'islam politique essaient d'effacer, c'est la réalité: l'offensive terroriste qui vise à déstabiliser notre pays par le sang mais aussi par la propagande idéologique, dont l'aboutissement est l'utilisation des libertés démocratiques pour en faire des armes de censure 

Il s'agit d'installer le séparatisme et l'idée que la fraternité républicaine ne peut exister, en tuant l'exigence qui la permet : le dépassement de ses identités secondaires.

Ces conflits de loyauté, chauffés à blanc, ont pour but aussi de ré-agréger toute une communauté autour de valeurs qui l'empêchent de trouver sa place dans la société, il s'agit d'installer le séparatisme et l'idée que la fraternité républicaine ne peut exister, en tuant l'exigence qui la permet: le dépassement de ses identités secondaires (sexe, couleur de peau, appartenance religieuse, statut social…) pour devenir des citoyens égaux liés entre eux par les devoirs qu'ils partagent et les droits qu'ils acquièrent. Pour cela il faut rendre la liberté de parole et d'allégeance coûteuse et elle le sera d'autant plus si on laisse s'installer la représentation que là où l'allégeance à l'islam politique protège, vous intègre à un projet politique, religieux et culturel, le choix du combat républicain fait de vous une cible d'autant plus facile à atteindre que les snipers de votre propre camp peuvent faire le boulot avant même que vous n'ayez atteint la ligne de front.

C'est d'autant plus choquant que tandis qu'une phrase de Georges Bensoussan devient l'occasion d'une foire d'empoigne et d'une démonstration de vigilance des associations anti-raciste, le livre de Houria Bouteldja, égérie des indigènes de la République, véritable mine de la pensée raciste et séparatiste et ce dès le titre: les blancs, les juifs et nous, n'a été attaqué par aucune grande conscience de l'antiracisme alors que cette femme a été invitée sur tous les plateaux de télé pour promouvoir un racisme décomplexé. Bref au terme de cette journée d'audience, c'est l'impression d'un immense gâchis qui domine.

Délibéré le 7 mars.

 

 

Il ne faut pas avoir peur de l'accusation de l'islamophobie

 

 

 

 

Emission L'esprit de l'escalier RCJ-Causeur avec Elisabeth Lévy et Alain Finkielkraut. Texte retranscrit par Mivy

Elisabeth Lévy

Le 7/1/2016 sur France Inter Elisabeth Badinter proclamait son refus de céder au chantage antiraciste, un an plus tard, ce chantage ne désarme pas. Mercredi c'est l'historien Georges Bensoussan qui est jugé pour provocation à la haine raciale par la dix septième chambre correctionnel du tribunal de Paris. Si ce procès n'est pas une première, c'est la première fois qu'on voit un si curieux attelage , la Licra s'est solidarisé avec le comité contre l'islamophobie en France pour trainer en justice un historien de la Shoah qui avait affirmé que l' antisémitisme était devenu la norme culturelle dans nombre de familles musulmanes. On reste sans voix devant un tel retournement historique. On est frappé par le fait que tant de gens s'ingénient encore à nier ou à minimer la réalité que révélait en 2002 un groupe de professeur réunit par de Georges Bensoussan 15 ans après, quand le doigt montre les territoires perdus, les idiots ne regardent plus le doigt, ils le trainent en justice

Georges Bensoussan poursuivit sur signalement du CCIF pour des propos tenus le
10 octobre 2015 dans "Réplique" dans un débat avec Patrick Weill, propos qui ont également valu une mise en garde du CSA. Vous avez dit ; "« On têtait l'antisémtisme avec le lait de sa mère dans les familles arabes»  Pouvez vous rappeler le contexte et nous dire s'il y a quelque chose de malheureux dans cette phrase.

Alain Finkielkraut

(3) J'ai décidé avec vous, Élisabeth Lévy, de parler du procès intenté à Georges Bessousan, car c'est un événement politique, judiciaire, et historique d'une gravité exceptionnelle.

Le 10 octobre 2015, il discutait avec Patrick Weill du sens de la république, le climat était tendu, musclé, agressif parfois, car il portait sur un des sujet les plus brûlant, les plus tourmentant du jour, il s'agissait du sens de la République, la fameuse crise du vivre ensemble, mais il n'y a eu aucun dérapage, aucun débordement, chacun à pu s'exprimer approfondir sa pensée, la préciser, et la nuancer, car l'émission a durée 53 minutes; d'où mon étonnement de me trouver devant la 17 ième chambre du tribunal correctionnel de Paris,
Il ne revient pas à un tribunal de régler des différents intellectuel.

Le reproche est d'avoir affirmé, en s'appuyant sur les propos de Smain Laacher, que « dans les familles arabes, l'antisémitisme se tête avec le lait de la mère» , L'expression est ancienne, du lait maternel n'a rien de raciste, l'image du lait maternel évoque, comme l'a signalé Michel Laval l'avocat de Georges Bensoussan dans "Le livre des métaphores" de Marc Fumaroli, au figuré, les sentiments et opinions contractées dès l'enfance dans un certain milieu. Le lait 'est pas le sang, il ne s'agit pas de génétique, mais de transmission.   (5')
C'est l'image qu'utilisaient e les juifs ashkénazes pour désigner l'antisémitisme polonais, enseigné dès le plus jeune âge. Zeev Sternhell disait que la Pologne d'après guerre était horriblement antisémite, même après le départ des nazis, la haine des juifs étaient palpables à chaque coin de rue.  La Pologne et les famille sont une énorme généralisation.

Le directeur de la revue d'histoire de la Shoah n'a utilisé la bonne image. lors du documentaire diffusé sur France 3 quelque jours après le débat de Bensoussan, Smain Laacher déclarait

"Cet antisémitisme, il est déjà déposé dans l'espace domestique, il est dans dans l'espace domestique et il est quasi naturellement déposé sur la langue, une des insultes des parents à leurs enfants, quand ils veulent les réprimander, il suffit de les traiter de juif. et ça toutes les familles arabes le savent"  Laacher dit bien que l'antisémitisme n'est pas une opinion individuelle, ni une idéologie, mais un code culturel, il est difficile de lui échapper, comme à l'air qu'on respire.  Le lait de la mer, et l'air qu'on respire sont deux métaphores pour dire exactement la même chose. (7')

L'accusation de racisme ne tient pas, ni Bensoussan, ni Laacher ne parlent en terme biologique du phénomène qu'ils décrivent, mais les associations anti raciste qui se sont rangées comme un seul homme derrière la bannière de l'effroyable collectif contre l'islamophobie en France, ont un autre argument, Bensoussan généralise, généraliser c'est essentialiser, et essentialiser c'est être raciste.    (8')   

Cette logique montre qu'il ne s'agit plus pour l'antiracisme officiel, de combattre les préjugés et les discriminations, mais d'interdire de penser. car Qui pense conceptualise, et qui conceptualise généralise et avec ce mot couperet d'essentialisation, la réalité est soustraite à l'investigation et les musulmans à la critique.

Elisabeth Lévy :

La réalité c'est aussi des tas de familles musulmanes ou on n'enseigne pas l'antisémtisme,

Alain Finkielkraut :

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La réalité, Bensoussan l'a cité, en particulier il y a des intellectuels d'origine musulmane qui combattent ce phénomène culturel extrêmement répandu en particulier Malika Sorel et Smain Laacher (9'). C'est une manière de soustraire la vérité à l'investigation, et les musulmans la critiquent. Toute critique de l'islam comme fait social religieux et politique relève dans cette perspective de l'islamophobie, les deux seuls discours autorisés sur les musulmans en général, sont ceux de l'éloge ou de la compassion. Et nous voici confronté au grand paradoxe du multiculturalisme contemporain.

On conteste la prétention de l'occident à incarner l'universel à lui seul, en lui rappelant l'existence d'autres cultures et dans un second temps on cloue au pilori ceux qui relèvent dans ces autres cultures des aspects négatifs comme la misogynie ou l'antisémitisme (10')
Les autres cultures ne sont jamais coupables de rien, elles ont l'innocence absolue, celle intachâble  et intouchable des victimes de l'histoire. Cité par le ccif, la sociologue Nacira Guénif a pu prétendre que l'hostilité envers les juifs dans les milieux musulmans ne relève pas de l'hostilité mais d'un ressentiment contre une communauté qui apparait comme privilégiée et dont les souffrances passées sont mieux prises en compte par les instances officielles. (11')

Elisabeth Lévy ; "Sale juif" pour un arabe, ce n'est pas antisémite ! c'est un stéréotype sans signification.

Alain Finkielkraut :

D'une manière plus général le multiculturalisme décrit la violence qui peut émaner des cultures minoritaires comme une contre violence. Une réponse à la violence de l'occident sûr de lui même arrogante et dominateur. Quand les multiculturalistes voient des musulmans choisir la voie du sécessionisme ou du djihadisme, ils disent comme l'islamologue François Burgat. que c'est par ce qu'ils n'étaient pas traités comme des sujets à part entière  qu'ils sont devenus des sujets entièrement à part, ainsi l'occident est il doté de l'attribut divin de l'omnipotence par ceux qui viennent de le faire descendre de son trône. (12'). C'est lui le grand criminel, c'est lui qui est à l'initiative de tout.

Tout en critiquant certains traits de la culture arabo-musulmane, Bensoussan dans l'émission, prend bien soin de ne pas enfoncer les arabes et les musulmans dans cette culture, quand je lui demande si quand il parle de la coupure en deux peuples il ne risque pas de tomber dans l'essentialisation, il répond, il n'y a pas de fatalité à ce phénomène, il y a tous les moyens de l'éviter si les élites de notre nation (13')reprennent les choses en mains, si elles acceptent de revendiquer leur culture, leur langue, leur nation bref s'ils sont fières d'elles même, alors, elles aideront ces population à mieux s'intégrer. elles ne peuvent pas s'intégrer, car les élites ne font pas leur travail. Oui pour finir je dirai qu'il faut intégrer ces enfants, il n'y a aucune essentialiser, il n'y a aucune fatalité.

Elisabeth Lévy : 

l'heure tourne, j'aimerais que vous nous parliez du rôle de la Licra et que le parquet ait déclanché des poursuites (14')

Alain Finkielkraut

La vigilance anti raciste devient un bâillon, on transforme en provocation à la haine raciale une angoisse la France se fracture, l'attentat terroriste contre Charlie Hebdo a témoigné du profond clivage existant entre les quartiers populaires et le reste de la société  une seconde société, comme le précise Elisabeth Badinter tente de s'imposer insidieusement à notre république, tournant le dos à celle (15') ci visant explicitement le séparatisme, voir la céssession.
 dans de nombreuses écoles de la république, la sécurité des enfants juifs n'est plus assurée, la France est devenue la première terre d'immigration vers Israël, les jeunes musulmans se réislamisent et comme l'écrit Gilles Kepel ils rejettent aujourd'hui le terme de beur car ils le jugent au mieux comme méprisant, au pire comme un « complot sioniste destiné à faire fondre leur identité arabo-islamique dans le chaudron   des potes de SOS racisme touillé par l'Union des Etudiants Juifs de France»  Qu'est-ce ce qui se passe se demande Bensoussan ?

(16') Au lieu de s'interroger avec lui, le ministère public, la Ligue des Droits de l'Homme, le MRAP, SOS Racisme, la LICRA, le collectif contre l'islamophobie en France, (CCIF) l'insultent et veulent le punir.
Je l'ai dit à la cour, Un antiracisme dévoyé demande de criminaliser une inquiétude au lieu de combattre une réalité sur laquelle elle se fonde, si vous cédez ce sera une catastrophe intellectuelle et morale. 
            Un antiracisme dévoyé, parceque ce qui a nourri l'antiracisme en France, c'était l'idée que le racisme n'avait qu'un visage, celui de Dupont Lajoie, et plusieurs cibles les noirs, les juifs, les musulmans, les tsiganes cette vision du monde a tété démentie par les faits. Les associations anti racistes fuient ce démenti dans le déni.

La Licra longtemps accusée de favoriser les juifs s'aligne.(17') Elle rejoint le parti du déni, elle s'associe à tous les collectifs contre la li berté de pensée et le droit de regarder la vérité en face. elle opte pour l'inquisition et tombe corps et bien dans l'obscurantisme idéologique. Je faisais parti du comité d'honneur de la Licra, cette organisation s'étant déshonorée, j'ai envoyé, dès le lendemain du procès ma lettre de démition, et j'invite tous les militants tous les adhérents, tous les sympathisants de la Licra à tirer eux aussi les conséquences de l'ignominie qui vient d'être produite.

Elisabeth Lévy

Est-ce qu'il n'est pas dangereux (18') de voir un certain partage, la Licra lutter contre l'antisémitisme, et le Mrap contre le racisme anti arabe, et votre attitude de lâcher la Licra peut être interprétée ainsi ; vous diriez "la licra ne s'occupe plus des juifs, je me barre"

Alain Finkelkraut

Ce n'est pas en tant que juif que je donne ma démission, C'est l'intellectuel, le citoyen en moi, qui pense que l'association s'est déshonorée. il ne s'agit pas de favoriser les uns au détriment des autres, mais de l'intelligence du réel  Dans quel monde vivons nous ?  que se passe-t-il ? Si les association antiracistes nous enjoignent de fermer les yeux, pour la vérité, et le bien de l'anti racisme au sens originel du terme, il faut combattre ces associations.

Le ministère public s'est saisi du signalement par le CCIF (19 ')et il a décidé de poursuivre Bensoussan, la jeune procureur dans ses écritures, nommait l'émission "les répliques", C'est un témoignage parmi d'autres d'une tête culturellement vide  et pleine à ras bord du fanatisme de l'idéologie, je l'ai vu interroger avec morgue les témoins de la défense, et on m'a dit que dans son réquisitoire, prononcé très tard dans la soirée, l'audience s'est terminée à une heure et quart du matin, elle a parlé à propos de Bensoussan de passage à l'acte dans le champ lexicale.
Cette formule porte la marque du jargon débile qui a envahi depuis quelques décénnies l'enseignement secondaire. (20 ') Formule jargonnante, mais formule extravagante, par ce que passer à l'acte, c'est précisément sortir du champ lexical, en rapatriant dans la langue ce qui par définition n'en relève pas, , la procureur a voulu dire que Bensoussan était un véritable criminel, et en le comparant sans cesse à Eric Zemmour, elle a témoigné de l'amalganisme échevelé du parti "pasdamalgame" et elle a montré que pour elle, le vrai problème, le vrai danger, ce n'était pas que les juifs ne sentent pas en sécurité c'est que s'exprime des intellectuels, des journalistes «réactionnaires»

(21 ') La grande alliance des associations anti racistes et de la magistrature "mur des cons" fait trembler de peur, je ne sais pas quelle sera l'issue du procès, Bensoussan a toutes les chances d'être relaxé, mais je suis convaincu que si telle devrait être le cas, le parquet et toutes les association Licra comprise feront appel, et c'est une véritable ignominie. 

Elisabeth Lévy

 

 

La stratégie d'intimidation a échoué, car le procès arrive au moment où sort le dernier ouvrage de Georges Bensoussan, (Une France soumise, la voie du refus  edition Albain Michel ) avec cette préface d'Élisabeth Badinter, qui a eu un accueil dans le Figaro Magazine....

Alain Finkelkraut

(22 ')  Dans le Figaro Magazine, vous le dites, mais dans le Monde, l'accueil était curieux, Raphaëlle Baqué a écrit un article, pour dire que c'était un ouvrage intéressant, mais un certain nombre de gens sont restés anonymes, on ne sait pas dans quels lieux cela s'est passé, cela prouve qu'on ne peut pas vérifier. Mais s'ils sont restés anonyme, c'est pour des raisons de sécurité, et qu'il ne l'ait pas voulu le voir c'est quand même un tout petit peu inquiètant.

(26') Voici la citation de Salman Rushdie que j'aurais voulu pouvoir glisser à l'audience en entendant les longue considérations de Nacira Guénif sur l'islamophobie, malheureusement mon temps de parole était passé :  « Quelque chose de nouveau était en train de se produire, la montée d'une nouvelle l'intolérance, elle se répandait à la surface de la terre, mais personne ne voulait en convenir un nouveau mot avait été inventé pour permettre aux aveugles de rester aveugles, "islamophobie" . J'ajoute que si les versets sataniques avaient été publiés aujourd'hui on peut être sûr que la fatwa de l'antiracisme tomberait sur Salam Rushdie.


 

 

 
 

Autres liens

  Julien Lacassagne défend la thèse selon laquelle l'antisémitisme est européen et non arabe.
https://blogs.mediapart.fr/julien-lacassagne/blog/120216/alain-finkielkraut-et-georges-bensoussan-ignares-en-territoires-perdus-de-l-intelligence
 

Témoignages pertinents montrant la réalité terrain
http://www.laicite-republique.org/scenes-de-la-vie-quotidienne-le-figaro-magazine-13-jan-17.html

 

Le communiqué officiel de SOS Racisme
http://sos-racisme.org/sos-racisme-ne-veut-pas-laisser-passer-les-propos-de-georges-bensoussan-sur-les-musulmans/

Très bonne analyse de Bernard Shalscha
http://laregledujeu.org/2017/02/01/30770/georges-bensoussan-a-tenu-des-propos-a-caractere-raciste/

  Martine Gozlan ne comprend pas qu'on cherche à nier l'antisémitisme arabe
http://www.marianne.net/islamophobie-proces-honteux-fait-georges-bensoussan-100249383.html