facebookMivy décoiffe, car il a été

conçu par un chauve !


réagir ou s'abonner : a  
http://www.mivy.ovh.org/

19-déc-13

>
Troubles en Guadeloupe

jeudi, 05-Mar-2009

Pour réagir, ou s'abonner à la liste de diffusion :


Pour naviguer, cliquez sur le nez
Courriers Humour


EditRegion6
  Articles récents Rubriques

 

Élie Domota, leader du LKP, "Président" d'une Guadeloupe en lutte  

Depuis le début du conflit en Guadeloupe, il est le pilier de la contestation face au "patronat et au gouvernement": Elie Domota, leader du collectif du LKP, le "président de la Guadeloupe" pour ses aficionados, un homme "revanchard" pour ses détracteurs.

AFP - le 17 février 2009, 21h04

Dans toutes les manifestations, telle une star de cinéma, M. Domota est encadré par une bonne dizaine de gardes du corps, le rendant difficilement accessible à la foule qui le suit. Il ferait l'objet de "menaces", selon son entourage, qui se refuse à dire où on peut le trouver.

Pour bon nombre de Guadeloupéens, à 42 ans, M. Domota, directeur adjoint de l'ANPE de l'île, a pris la place des élus de droite comme de gauche, de plus en plus discrédités par une population qui réclame un vrai changement et la fin du "mépris" de la métropole.

Au point que certains militants font du secrétaire de l'UGTG (syndicat majoritaire de l'île) depuis avril 2008 le "Président de la Guadeloupe". Il a même été rebaptisé Moïse, Elie signifiant "l'élu".

Mais cette soudaine célébrité n'a pas changé le style plutôt modeste et serein de cet homme qui prend soin de s'exprimer dans tous ses meetings en créole. En t-shirt rouge siglé de son syndicat, on l'a vu sucer en plein défilé de la canne à sucre "pour reprendre des forces dans le combat" contre la "pwofitasyon" (l'exploitation outrancière), le mouvement le plus impressionnant depuis 1967.

"C'est le meilleur syndicaliste de Guadeloupe, un très bon débatteur", répète à l'envie Bernard Carbon, "médiateur" social.

Ses proches ne tarissent pas d'éloges. "C'est un camarade humble, engagé, courageux, très intelligent", estime Charlie Lendo, son "adjoint" au LKP. Il se vante des études faites "avec brio" à Limoges (diplôme supérieur de gestion et d'urbanisme) après avoir grandi dans une famille modeste de Basse-Terre.

Même le secrétaire d'Etat à l'Outre-mer Yves Jégo n'a pas caché avoir été impressionné par cette homme et par l'organisation très bien huilée de son collectif.

"Il aime bien blaguer" serait, à entendre M. Lendo, son seul "défaut". Son physique robuste et son regard noir ne laissent pas transparaître immédiatement ce trait de caractère.

"C'est le mouvement qui façonne son leader", estime M. Lendo pour expliquer le charisme du chef, qui n'a pas trouvé d'équivalent en Martinique. "Il est transcendé par ce peuple", dit Max Evariste de Force Ouvrière.

Mais il risque au final d'en être "victime", juge M. Carbon car "les attentes des Guadeloupéens sont énormes".

Sous couvert d'anonymat, le collaborateur d'un élu socialiste de l'île lui prête des "visées politiques" avec un programme d'extrême gauche "revanchard" plus proche de Djibaou (leader indépendantiste kanak en Nouvelle-Calédonie, assassiné en 1989) que d'Obama. Il est de fait souvent accusé de cacher des velléités indépendantistes.

"Il tente de se présenter comme le patron de la Guadeloupe mais il ne propose rien, il fait des revendications", dit le même.

Le patronat a nourri une détestation à son endroit. "Il veut mettre les blancs dehors et prendre le pouvoir par un mouvement insurrectionnel qui ne dit pas son nom", affirme Nicolas Vion, président de la Fédération des associations des professionnels de l?hôtellerie et du tourisme.

M. Domota, marié et père de trois enfants, écarte lui d'un revers de la main "toute ambition politique". "Pour l'instant", ajoute M. Evariste.

Remarque d'un lecteur du Figaro :

lkp 18/02/2009 à 08:25

Ne nous laissons pas rouler dans la farine.

Ce à quoi nous assistons en Guadeloupe aujourd'hui n'est rien d'autre qu'une tentative de coup d'Etat.

Le porte-parole du LKP Monsieur Domota est avant tout le secrétaire général de l'UGTG, le syndicat de tendance extrême gauche à forte tendance indépendantiste.

Monsieur Domota sait très bien que l'indépendance de la Guadeloupe de peut venir de l'intérieur. Les sondages n'on jamais indiqué plus de 7 % de support pour l'indépendance.

Par contre, donné un mécontentent suffisant, un vote de la France entière pourrait aller dans l'autre sens.
Il doit donc essayer de mettre le gouvernement français dans une position impossible et espérer que Paris prendra la décision de faire un référendum national.

Pour rester secrétaire général de l'UGTG, il ne peut en aucun cas signer avec le gouvernement français. Il se positionne donc dans une position jusqu'au-boutiste et espère un dérapage qui démontrerait l'incapacité de Paris à Gouverner la Guadeloupe. Paris se verrait alors obligé d'imposer la paix en Guadeloupe par la force et Domota pourra alors poser le peuple de Guadeloupe en victime et lui même en héros.
Sa seule victoire possible est dans la défaite.
Il faut donc des dérapages.

Après plusieurs semaines de manifestations contrôlées, voilà que tout d'un coup, dans toute la Guadeloupe, sans concertation, dans la nuit du 16 au 17 février des « groupes de jeunes sans affiliation aux officielles » au LKP se mettent à casser et incendier. Bien sûr seul RFO la chaîne privée de l'UGTG croit à cette version.
Il n'est pas très évident que l'instigateur de ces débordements est Elie Domota.

 

EditRegion8
  Appel à la mobilisation en Guyane française
mercredi 18 février 2009 07h23

CAYENNE (Reuters) - Un collectif d'associations et d'organisations professionnelles appelle à manifester mercredi matin à Cayenne, en Guyane française, pour réclamer la baisse des prix et la hausse du pouvoir d'achat, a indiqué mardi soir à Reuters un membre du collectif.

"Il y a dix-sept points de revendications, dont la baisse de 30 % des prix des produits de première nécessité, une baisse immédiate de 20 centimes sur les carburants (et) le gel des loyers des logements sociaux pendant cinq ans", a expliqué Raymond Liabaste, président de l'association des consommateurs en colère.

"A l'issue de la manifestation, nous voulons déposer nos revendications à la préfecture et obtenir un calendrier pour engager des négociations", a t-il précisé.

SOUTIEN DU MEDEF

Le Medef Guyane s'est joint au mouvement et a appelé les chefs d'entreprise à participer au défilé.

"La Guyane, qui détient le triste privilège de compter le plus grand nombre de chômeurs, le plus faible produit intérieur de France et 20 % de pauvres, est menacée de ruptures, voire d'explosion sociale", indique l'organisation patronale dans un communiqué.

"Pour toutes ces raisons, le Medef invite les chefs d'entreprise à se joindre au nombre de ceux qui défileront à l'appel du collectif."

Soutenu également par le mouvement politique Walwari de la député de Guyane Christiane Taubira (PRG), le collectif est composé de l'association des consommateurs en colère, du collectif contre la vie chère, de l'Union guyanaise des transporteurs routiers, de la CGPME Guyane, d'un syndicat local agricole, de représentants des pêcheurs et des transporteurs de passagers.

Du 24 novembre au 4 décembre, ces organisations avaient lancé un mouvement de blocage des principaux axes routiers de Guyane, qui avait débouché sur une baisse de 50 centimes des prix des carburants pour au moins trois mois, rendue en partie possible par un soutien des pouvoirs publics du prix à la pompe, à hauteur de cinq millions d'euros.

Laurent Marot, édité par Gregory Schwartz

EditRegion10
  18/02/2009 8:00
Nouvelle nuit de violence en Guadeloupe AFP

La Guadeloupe a connu une flambée de violence dans la nuit de mardi à mercredi 18 février, et au moins trois policiers et trois gendarmes ont été légèrement blessés par des tirs d'armes à feu lors alors que les affrontements entre jeunes et forces de l'ordre se multipliaient

Plusieurs magasins ont été pillés à Pointe-à-Pitre, selon la préfecture, et des barrages, dont certains enflammés, dressés sur plusieurs rues de la ville désertées par les habitants.

Trois policiers ont été légèrement blessés par des tirs d'armes à feu dans une cité de la ville, où ils avaient été appelés pour une intervention.

A Baie-Mahault (10 km de Pointe-à-Pitre) de violentes échauffourées ont opposé dès 19 heures mardi 17 février (zéro heure mercredi en métropole) une centaine de jeunes à des gendarmes mobiles.

Selon le maire de la ville, Ary Chalus, une centaine de jeunes étaient présents dans la zone commerciale de Destrelland à Baie-Mahault, qui avait brièvement rouvert le week-end sous haute surveillance policière. Certains, munis de fusils à pompe, ont tiré à balles réelles en direction de la police, a-t-il également indiqué.

Appel au calme
Trois gendarmes ont également été légèrement blessés, a ajouté Ary Chalus, tandis que trois jeunes ont également été interpellés.

Face à ce regain de violences, le "collectif contre l'exploitation" (LKP), qui mène la grève générale qui paralyse l'île et son activité économique depuis le 20 janvier, a lancé "un appel au calme" sur la radio RCI en milieu de soirée.

Des incidents avaient déjà eu lieu dans la nuit précédente. Lundi matin, les militants du LKP avaient dressé de nombreux barrages et les forces de l'ordre étaient intervenues, puis dans la soirée et la nuit des bandes de jeunes s'étaient opposées aux forces de l'ordre.

Selon la préfecture, "des incendies se déclarent dans des commerces, essentiellement dans l'agglomération de Pointe-à-Pitre".

Ont notamment été pillés des magasins et entreprises appartenant au groupe béké -les descendants de colons blancs- martiniquais Bernard Hayot (GBH), notamment une concession Renault, un atelier de réparations auto rapides, un magasin de pneus et un hypermarché Carrefour.

Cherté de la vie
Les revendications du LKP portent notamment sur la cherté de la vie, dans des Antilles françaises où quasiment tout est importé, alors que le taux de chômage est le plus élevé de l'Union européenne et le PIB par tête deux fois inférieur à la métropole.

Le conflit social a cristallisé un profond malaise autour des problèmes économiques et sociaux, sur un fond historique marqué par l'esclavage

Le leader charismatique du LKP, Elie Domota, a lancé sur la radio RCI un appel au calme, en créole: "ne mettez pas votre vie en danger, ne mettez pas la vie des autres en danger".

"Ne répondez pas à la provocation", a-t-il lancé aux jeunes, demandant dans le même temps au préfet de "retirer ses gendarmes".

"Renforcer la mobilisation"
Vers 20 heures locales, sur RFO Télé-Guadeloupe, Domota avait appelé les manifestants à "laisser les gendarmes "débarrer" et à reconstituer les barrages après leur départ".

Appelant à "renforcer la mobilisation", Domota avait aussi affirmé que "plus il y a de Guadeloupéens sur les routes, plus Sarkozy, Fillon et consorts comprendront qu'il faut satisfaire nos revendications".

Ce regain de violences survient alors que le président de la République doit recevoir jeudi à Paris les parlementaires et présidents des collectivités territoriales de Guadeloupe et Martinique.
AFP

 

La Stratégie de l'UGCT !

Un forum réservé à la France d'Outremer, j'ai mis en PDF un dialogue particulièrement riche trouvé sur la partie Martinique.

Vous pourrez y lire du Créole, ce qui met toujours un peu de soleil dans la lecture, et y découvrir une vision de la stratégie supposée de l'UGTG mouvement du syndicat majoritaire décrite par un forumeur, je vous laisse la lire en entier et découvrir les réactions des lecteurs :

« La Guadeloupe a déjà connu de nombreuses périodes d’agitation sociale violente, et cette expérience passée est une donne fondamentale de ce qui se passe aujourd’hui. Les
émeutes se déclenchaient, à l’initiative d’un syndicat l’UGTG, à
l’occasion d’un conflit particulier :

- augmentation des dockers, licenciement d'un salarié, revendication commerciale (!), exigence d’un nième jour
férié supplémentaire, etc

Dès le début sous une forme d’ultimatum plus
ou moins acceptable, qui créait un rapport de force insoluble. Rien ne se solutionnait, personne ne voulait perdre la face, l’escalade se poursuivait et ça se terminait en violence, émeutes, tabassages. Jusqu’à ce que la population prenne peur et «lâche» le syndicat auteur des troubles.

Et on se séparait sur un compromis jugé inacceptable par tous au début de l’opération, et sur un sondage qui disait que les trois quarts des Guadeloupéens considéraient l’état français comme seul recours pour maintenir la cohésion sociale, et le désignant ainsi comme grand vainqueur de l’opération.

Cette fois-ci, les stratèges de l’UGTG ont digéré la
leçon. D’abord ils ne sont pas partis seuls. Ils ont créé un « collectif», qui leur redonne la légitimité apparente qu’ils avaient perdu, et qui accepte de ne parler que par son représentant... celui de l’UGTG. De plus, elle appuie son action sur une revendication très populaire : «lutte contre la vie chère» accompagnée de 143 revendications du même acabit que personne ne peut rejeter en bloc et dont certains couvrent des réalités réellement scandaleuses plus ou moins connues du grand public ! Elle est ainsi persuadée que toute résistance du gouvernement produirait un échec des négociations et un pourrissement du conflit, qui serait sévèrement jugé par la population et qui, cette fois, lui serait profitable.

L’UGTG a largement confirmé cette stratégie en exigeant des négociations à 15O dans une même salle, avec débat télévisé et le déblocage de 126, puis 143 points.
Après 10 heures de «négociations» de nombreuses personnes étaient passées à la télé et rien n’avait vraiment avancé.
Quand le préfet a annoncé après quelques jours son retrait en laissant le collectif face aux élus locaux, l’affaire était entendue, tout le monde jouait le pourrissement.
Les différents atermoiements ministériels, l’annonce de l’entrée tardive des mouvements martiniquais et les petites phrases lâchées de part et d’autre ne laissaient aucun doute : minimum trois semaines, et ce, quelle que soit l’avancée des négociations (pour ceux qui croient encore qu’elles sont au coeur du problème).

Au milieu des protagonistes, les élus locaux sont impuissants : Ils n’ont pas les moyens financiers de répondre aux exigences des grévistes, ni celles électorales de s’opposer à des revendications aussi populaires. Alors ils essaient d’être du bon côté pour le cas ou ça dégénérerait.

Lire tout le débat : ici (Document PDF)

 

Discours de Nicolas Sarkozy du 19 février 2009

Lien vidéo : ici Lire tout le discours (document PDF)